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• Elena Biserna • Stéphane Cousot • Laurent Di Biase • Grégoire Lauvin • Fabrice Métais • Marie Muller • (Julien Clauss) • (Alejandro Duque) • Jérôme Joy • Anne Roquigny • Peter Sinclair






2010|2013 session 4 & 2014 session 5



Suite au recrutement en janvier 2014, trois nouveaux artistes-chercheurs ont rejoint le laboratoire

  • Elena Biserna
  • Laurent Di Biase
  • Fabrice Métais

un artiste-chercheur est entré en cursus de Thèse en fin 2013 à l'université Aix/Marseille au labo ASTRAM en coopération scientifique avec Locus Sonus

  • Grégoire Lauvin

une nouvelle artiste-chercheure, boursière de Seconde Nature, est associée à l'équipe

  • Marie Muller

complétée par :

  • Stéphane Cousot, chercheur associé
  • Julien Clauss, fin de cycle, restitution de la recherche en 2014
  • Alejo Duque, fin de cycle, restitution de la recherche en 2014




Elena Biserna

https://www.facebook.com/elena.biserna


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Elena Biserna (1982) a étudié les Sciences Humaines et l'Histoire de l'Art Contemporain à l'Université de Bologne, où elle a reçu son Master en 2008 avec une thèse concernant les relations entre le son et l'espace dans les arts et l'architecture contemporaines. En 2012 elle a obtenu son doctorat international en Études audiovisuelles à l'Université d'Udine avec une thèse intitulée : Promenades sonore. Mobilité, son, art, espace urbain. Ses intérêts de recherche se concentrent sur les domaines interdisciplinaires de la recherche esthétique, particulièrement sur le “son étendu”, l'écoute, et les pratiques contextuelles, urbaines, éphémères et participatives.

Elle fait partie de Sant'Andrea degli amplificatori – une organisation indépendante pour la musique contemporaine à Bologne – et a collaboré avec plusieurs organisations pour des projets culturels, curatoriaux et éditoriaux : parmi eux, Xing (Bologna), Sound Threshold (Londres), Digicult (Milano) et Zapruder Filmmakersgroup (Roncofreddo, FC). Récemment, elle a co-organisé bip bop, un programme radiophonique conçu comme un espace d'exposition sur Radio Città Fujiko 103.1 Bologna.

Elle a enseigné la "Phénoménologie des arts contemporaines / Dernières tendances dans les arts visuels" à l'Accademia di Belle Arti de Bologne, a donné des cours, des séminaires et participé aux conférences dans divers institutions comme Centro di Cultura Contemporanea, Perugia; Université de Bologna; Université de Udine; Université de Londres; Université IUAV, Venise; et NABA, Nuova Accademia delle Arti, Milan. Ses articles, essais et entretiens ont été publiés dans plusieurs journaux, magazines, catalogues et livres.

Publications (sélection):

  • “Altre musiche in altri spazi e tempi. AngelicA, Xing e Sant'Andrea degli amplificatori,” in I martedì (en cours de publication, janv 2014).
  • “Archives of Music in Christian Marclay's Work,” in Cosetta G. Saba, Francesco Federici (eds.), Cinema and Art as Archive: Form, Medium, Memory (Milan: Mimesis, en cours de publication 2014).
  • “Auditory Trajectories in Art and the Everyday” Interview with Brandon LaBelle, in Ariane Wilson (ed.), Listen! Sound worlds from body to city (Cambridge: Cambridge Scholar Press, en cours de publication 2013).
  • “Site-specific Exhibition and Re-Exhibition Strategies: Max Neuhaus’s Times Square,” in Julia Noordegraaf and others (eds.), Preserving and Exhibiting Media Art. Challenges and Perspectives (Amsterdam: Amsterdam University Press, 2013), 370-375.
  • “Strumenti urbani. Tecnologie mobili come dispositivi di improvvisazione corporea/Urban Tools. Mobile technologies as bodily improvisation devices,” in Vecchi e nuovi spazi per la musica, special issue of Lo Squaderno, no. 28, June 2013, 17-23.
  • “Sound(scape) & Vision nell’architettura contemporanea. La Torre dei Venti, Paramorph e la Mix House,” in Cinergie, no. 21, 2011, 20-21.
  • “Topological Sounds. L'universo sonoro di Bruce Nauman,”in Cinergie, no. 19, 2010, 26-27.




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/biserna.jpg


Projet de recherche :

Écouter/marcher. Chemins sonores étendus dans l'espace urbain.

(Listening/Walking. Expanded sound paths in urban space)

Le but de mon projet de recherche est d'explorer les pratiques sonores mobiles et la relation entre la marche et l'écoute dans les arts contemporains, particulièrement dans l'espace urbain. Étant donné la nature interdisciplinaire de ce domaine large et liminal, mon projet est fondé sur des recherches dans des champs d'enquête différents – à savoir, l'histoire et la théorie de l'art contemporaine, de la musique expérimentale, de l'architecture, des arts performatifs et aussi les urban, cultural & media studies – autour d'une notion d'étendue du son, de l'écoute et de la mobilité.

Le but final de cette étude est de créer une enquête critique sur les divers projets artistiques connectant l'errance dans la ville et l'expérimentation sonore des années 1960 à aujourd'hui et de répondre aux questions suivantes : Quelle est la signification de la marche et de l'errance dans les pratiques sonores ? Comment ces pratiques peuvent-elles être comprises en termes d'expérience esthétique et d'engagement, d'appropriation, et d'habitation urbaine ? Comment les nombreux discours associés à la marche dans la ville (W. Benjamin, M. de Certeau, J-F. Augoyard, J-C. Bailly, T. Paquot, P. Sansot, D. Le Breton, R. Solnit, J-P. Thibaud, R. Thomas, A. Labbrucci, J. Jacobs, F. La Cecla, I. Sinclair, etc.) et ses incarnations (le promeneur, le flâneur, le psychogéographe, le vagabond, le dévoyé, l'explorateur, le détective, le manifestant, le rhythmanalyste, le touriste, le cartographe, le traceur, la clochard, etc.) résonnent dans l'écoute et dans les pratiques sonores ? Quelles sont les principales stratégies et tactiques utilisées par les artistes et comment ceux-ci redéfinissent la relation entre le marcheur, l'espace urbain et l'expérience quotidienne ?

Pendant ma résidence de recherche a Locus Sonus je compte particulièrement travailler sur la première phase de ce projet en construisant une chronologie et un catalogue raisonné de projets artistiques utilisant des médias mobiles (baladeurs, lecteurs MP3, radios portables, capteur le calcul basé, téléphones portables, applications, médias locatifs et GPS) des années 1980 jusqu'à aujourd'hui.

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Stéphane Cousot

http://ubaa.net/


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Stéphane Cousot est un artiste plasticien et enseignant français.

Né en 1973 à Nancy. Successivement diplômé de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis (Licence en 1995), de la Villa Arson (École Nationale Supérieure d'Art de Nice), de l'École Supérieure d'Art d'Aix en Provence, son passage par ces écoles ouvre une série d'études et de réflexions personnelles sur les pratiques et les outils numériques en déplaçant par nécessité technique sa démarche artistique au milieu du code, du langage informatique, comme support hybride de création et de translation des données réelles (images, sons, textes, flux…) et poétiques.

De cette pratique des nouveaux médias, couplée à la connaissance des technologies des réseaux et des langages hypermédias, il est amené à enseigner les arts plastiques à l'Université Paul Valéry (Montpellier3), et invité à animer de nombreux workshops ou des suivis de projets à L'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs ENSAD (Paris) et l'École Supérieure d'Art d'Aix en Provence. En parallèle, depuis 2005, dans l'idée de faciliter l'enseignement de la programmation et d'enrichir les expériences technologiques dans les cursus artistiques, il mène un travail de développement d'outils d'analyse et traitement de l'image en temps réel, et de systèmes de communication (transport de données sur le réseau ou vers des puces électroniques).

Par extension, il entame une série de collaborations pluridisciplinaires, oscillant entre créations et performances live pour le théâtre (Alain Béhar), la danse (Young-ho Nam), la musique électronique (eriKm) ou improvisée (Catherine Jauniaux) et intègre en 2011 l'univers de la recherche au sein du laboratoire de Recherches en arts audio Locus Sonus.




http://locusonus.org/documentation/img/NMSAT/nmsat_preview.jpg


Projet de recherche : Le projet N.M.S.A.T. (Networked Music & SoundArt Timeline) est une recherche menée par Jérôme Joy depuis 2008. Cette étude est un panorama des pratiques et technique liées aux transports des sons et aux actions sonores à distance : archéologie, généalogie et nouveaux paradigmes de l'écoute à distance. La nécessité de partager plus amplement cette recherche, de la rendre manifeste et de l'accroître par la création d'un site collaboratif nécessite une étude approfondie pour la conception et la création d'une base de données s'appuyant sur un format international d'échange informatique de notices bibliographiques, facilitant par la même l'échanges des données et particulièrement entre les bibliothèques. Cette base de données, devenant le squelette du projet NMSAT, sera un support globalement ouvert d'une documentation liée à l'enseignement, la recherche et la pratique des Arts audio.

NMSAT est aujourd'hui paradoxalement un projet à l'accès relativement compliqué: données référencées en attente de support de diffusion, accès privé, organisation fonctionnelle en permanente réflexion, remaniement relationnel des architectures interne…

Inscrire collaborativement sur la toile un panorama étendu des pratiques et techniques liées au transports des sons et de l'écoute à distance sur « une simple » base de données donc sur espace défini, schématique, mouvant, organisé par principe d'échanges, de déplacements, de modifications, d'archivages, demande inévitablement de prendre conscience de l'interaction des données initiales, de leur possible abstraction à pouvoir se glisser ici ou là, de se poser la question aussi de leur légitimité puisque proposé au public, ou au contraire de leur apposé à la source une contrainte semi-automatisé… et ceci, in fine afin que d'une simple demande ou d'une curiosité advienne un moment le temps d'une lecture ou d'une réflexion.

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Laurent Di Biase

http://laurent.dibiase.perso.sfr.fr/


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Artiste plasticien transdisciplinaire, né en 1978 à Paris, d’origines italiennes et algéro-kabyles. Issu de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux de Paris, il développe des projets dans les domaines de la sculpture installation, de la création sonore et du multimédia. Il a exercé la fonction d’enseignant en art attaché au rectorat de Versailles, et a dirigé des ateliers de créations auprès de structures socio-éducatives. Actuellement il développe un projet d’installation sonore, Cosmogonie, qui tend à expérimenter l’influence sur l’être humain que l’on accorde au son, à partir d’une réflexion sur les fréquences vibratoires comme origine d’une genèse de l’univers. Cette installation est actuellement présentée au 6B dans le cadre de l’exposition Superstructures.

Son travail s’oriente autour des liens probables entre les arts plastiques et la recherche sonore, favorisant le détournement technologique et les procédés de récupération et de retournement des médias obsolètes et des nouvelles technologies.

Adoptant ainsi la forme de sculptures sonores, d’installations, de performances multimédia, l’utilisation de procédés digitaux et d’internet offre un potentiel de développement autour des enjeux d’interactivité, de mobilité, de streaming et de l’aléatoire. Il pose principalement la question de la nature de l’œuvre dans le rapport à son environnement face aux spectateurs et recherche de nouvelles dimensions autour des concepts de destruction et de création.

Il participe régulièrement à des projets dans les domaines des arts plastiques, de la musique expérimentale et de la performance et a notamment collaborer avec des artistes comme Johann Maheut, Boris Dumesnil-Poulain, Olivier Cans, Benjamin Pagier, Black Lagoya, Damien Bourniquel Emilia Guidicelli, Antoine Viard et Yann Joussein.




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/dibiase.jpg


Projet de recherche :

Mon projet de recherche s’élabore autour des relations entre le son et son propre contexte à la fois spatial et environnemental grâce à l’utilisation de procédés technologiques digitale préexistant comme les outils et appareils numériques mobile.

Mais aussi par l’élaboration d’une interface de création informatique par le biais de logiciels de programmation, offrant une liberté de déplacement et d’agencement nomade tout en impliquant des recherches autour des technologies de captation, de traitements en temps réel et de transmission de flux en direct. Le projet est une performance audio streaming qui se développe à travers des notions de cartographies dynamiques sous la forme d’une géo-fiction expérimentale utilisant un mode de réalisation, créé à partir de l’environnement sonore direct, ainsi que des notions de sondage mais sur une trame d’improvisation et d'actions scénarisées, inspiré de l’univers cinématographique.

Je souhaite ainsi mettre en place un système de captation sonore mobile se déplaçant à différents endroits de la ville d’Aix-en-Provence. Les flux de captation diffusés en streaming sont recueillis simultanément auprès d'une régie de montage et traitement pour réaliser une forme fiction sonore à partir d’un mixage en direct des évènements.

Depuis 2011, je poursuis un projet de performances sonores mélangeant la pratique du Field recording et du Live processing réalisé lors de différents voyages. Cette

démarche permet d’investir différent contexte environnemental, naturel, urbain, transport, offrant la possibilité d’utiliser ce qui les caractérise et ce qu’il génère en nature, comme source d’élément de composition par l’aléatoire.

En résulte une forme musicale utilisant des éléments d’intervention bruitiste confrontés à un environnement sonore particulier. Ce qui m’intéresse ici c’est le rapport direct entre les phénomènes aléatoires du réel et l’improvisation sonore joué dans un contexte précis. Des enregistrements audio ainsi que des documents

photographiques et vidéo témoignent des différentes étapes de développement, notamment une série de performance audiovisuelle streaming réalisée durant ma résidence Géographie Variable à la Chambre Blanche à Québec.

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Grégoire Lauvin

http://gregorth.net/


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Grégoire Lauvin (1981) est un artiste plasticien et enseignant français, qui vit et travaille à Aix en Provence.

Diplomé de l'École Régionale des Beaux Arts de Bordeaux (France), de l'École Supérieure d'Art d'Aix en Provence (France) et ayant étudié à la School of the Art Institute of Chicago (USA), dans le Art & Technology department, il mène depuis 2007 de nombreux workshops sur la programmation et l'électronique créative, et, depuis 2011, enseigne ces disciplines et pratiques à l'École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille. Il conçoit et réalise, pour lui-même ou d'autres artistes, des programmes et circuits électroniques, essentiellement destinés à la production artistique.

Fasciné depuis toujours par tout ce qui contient de l'électronique, il considère ces technologies comme un environnement naturel dans lequel il a grandi et qu'il a appris à utiliser empiriquement. Oscillant entre high-tech et low-tech, analogique et numérique, il conçoit des dispositifs poétiques dans lesquels la machine s'hybride avec des éléments vivants, plantes ou visiteurs, et donnent à voir les processus invisibles ayant lieu au cœur des circuits.

Depuis 2010 en résidence permanente à la Maison Numérique à Aix en Provence, sur l'invitation de M2F création, il participe au développement de d'une capacité de production (fablab) propre aux arts numériques et nouveaux médias. Il rejoint en 2011 le laboratoire de recherche sonore Locus Sonus.

Grégoire Lauvin, enseignant ESADMM, chercheur Locus Sonus, est inscrit en thèse de création à Aix-Marseille Université, laboratoire ASTRAM (Arts, Sciences et Technologies pour la Recherche Audiovisuelle et Multimédia) / Locus Sonus, co-direction : Jacques Sapiega et Peter Sinclair.

http://www.gregorth.net/




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/splitsoundscape2.jpg


Projet de recherche : SplitSoundscape est un projet d’installation sonore proposant une expérience originale de l’espace sonore urbain. Une série de microphones sont disposés dans un espace vaste, à l'échelle d'une ville. Le son de ces microphones est streamé, en temps réel. Dans le lieu d'exposition, des haut-parleurs omnidirectionnels diffusent, en temps réel, les sons enregistrés. La disposition dans l'espace d'exposition reprend, à échelle humaine, la disposition géographique réelle des micros. Dans SplitSounscape, c'est le visiteur qui, en se déplaçant, créé le mixage entre les différentes sources sonores.

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Fabrice Métais

http://www.fabricemetais.fr/


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Depuis 2005, Fabrice Métais développe une recherche conceptuelle et artistique au point de rencontre entre, d'une part, la question du désir et du sens, et d'autre part, la question de la technique. Conceptuellement, son travail s'inscrit tant dans le courant de la phénoménologie, ou à ses marges (en particulier autour de l'œuvre d'Emmanuel Lévinas), que dans la pensée dite de la technique comme anthropologiquement constitutive et constituante (Derrida, B. Stiegler). Entre esthétique relationnelle et art médiatique, sa pratique créative déploie la réflexion et ses enjeux au-delà des textes et des idées, sous la forme d'installations, de performances ou encore de pièces sonores. Titulaire d'un diplôme d'ingénieur depuis 2005, il soutient en mai 2013, à l'Université de Technologie de Compiègne, une thèse de doctorat (intitulée : « Toucher l'autre par le monde : approche phénoménologique, éthique et érotique de la technologie ») accompagnée d'une installation/exposition à visiter à deux : « Amour augmenté, dramaturgie ».


2013 : Thèse de doctorat, « Toucher l'autre par le monde : approche phénoménologique, éthique et érotique de la technologie », sous la direction de François-David Sebbah (Pr. de philosophie, laboratoire Costech, UTC), soutenue le 31 mai 2013 à l'Université de Technologie de Compiègne (membres du Jury : Pierre-Damien Huyghe, Charles Lenay, Jean-Michel Salanskis, François-David Sebbah).

2011 : Invited student, Humanities Center, Johns Hopkins University, Baltimore MD, États-Unis.

2009 : Master II « Interaction, Connaissance, Innovation » à l'Université de Technologie de Compiègne. Rédaction d'un rapport de recherche : « Matérialité du rapport à autrui médié techniquement : étude théorique et pratique technique dans le domaine de l'art contemporain ».

2005 : Diplôme d'ingénieur en systèmes mécaniques de l'Université de Technologie de Compiègne. Mineur Phiteco (Philosophie, Technologie, Cognition). Stage de fin d'études au Groupe-Dunes (Marseille), conception d'une interface pseudo-haptique pour la manipulation de flux audiovisuels.



Publications :

2013 : F. Métais et C. Lenay, « Vers une technologie du rapport à l'autre », in B. Guelton (dir.) Fictions et interactions, Presses Universitaires de Rennes (sous presse)



Conférencier :

2013 : Concrétudes contemporaines du toucher-l'autre, Séminaire Interdisciplinaire Philosophie Technologie Cognition, UTC (Compiègne).

2012 : Table ronde : Influences des technologies sur la création artistique, rencontres nationales de Compiègne, festival Les Composites.

2012 : La place de l'amitié dans une subjectivité avant tout éthique, Séminaire Interdisciplinaire Philosophie Technologie Cognition, UTC (Compiègne).

2011 : Altérité radicale d'autrui, inscription et expression (avec Lévinas), Séminaire Interdisciplinaire Philosophie Technologie Cognition, UTC (Compiègne).



EXPOSITIONS PERSONNELLES

2013 : Amour Augmenté, Dramaturgie, Espace des Minimes (Compiègne)



EXPOSITIONS COLLECTIVES

2012 : Love Oriented Future, performance (avec Chrissy Howland-Métais), festival “Les Composites”, Espace Jean Legendre – UTC (Compiègne)

2011 : Untitled (piezos and cart), installation sélectionnée par Eyelevel BQE Gallery pour l'exposition collective “School Nite” dans le cadre du festival of ideas for the New City (New Museum, New York City)

2011 : Amour Augmenté, Etude, installation, exposition “Videopolis”, metro Gallery (Baltimore)

2010 : American Lover, performance, festival “Variable(s)”, la Distillerie (Aubagne)

2008 : Amour Augmenté, Etude, performance, La Compagnie (Marseille)

2007 : Sacrifice d'Amour Augmenté, série de 4 performances (avec Antoine Dudouyt) dans le cadre du festival “Préavis de Désordre Urbain”, Ornic'art, (Friche Belle de Mai, FRAC PACA, Point de Bascule, Marseille)



DISQUES

2010 : Auriol, avec Olivier Zol, Bourbaki Rec

2008 : Sans titre, avec Olivier Zol, improvisations enregistrées au Musée d'Art Contemporain de Marseille, Bourbaki Rec




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/metais2.jpg


Projet de recherche :

Pour cette résidence, je voudrais appliquer mon approche recherche et création à la problématique singulière des technologie de l'"audio mobilité". Sur le plan philosophique, il s'agira de provoquer nos thèses et nos références par une prise en compte de la dimension sonore de l'être-au-monde. En critiquant l'opto-centrisme de la tradition philosophique occidentale, nous voudrons dégager un éclairage nouveau sur la question d'un rapport à l'autre médié techniquement. Notre démarche conceptuelle s'accompagnera d'investigations artistiques qui, dans le temps limité de cette résidence, débouchera sur la production de croquis et prototypes exposés à l'occasion du symposium.

Investigations sur l'"audio mobile" dans la perspective d'une étude phénoménologique et technologique du rapport à l'altérité d'autrui.

Dans la lignée de mes travaux de doctorat ("Toucher l'autre par le monde : approche phénoménologique, éthique et érotique de la technologie", thèse soutenue le 31 mai 2013 à l'Université de Technologie de Compiègne), il s'agira de s'inscrire, d'une part, dans la tradition d'une philosophie de la technique (Leroi-Gourhan, Simondon, Derrida, B. Stiegler), tout en concentrant notre attention en premier lieu sur le sens et l'esthétique du rapport à l'autre. La phénoménologie - celle du corps et de l'espace (Husserl, Merleau-Ponty), celle du possible (Heidegger), celle du rapport à l'autre (Lévinas), celle de la trace (Derrida), ou encore celle du son et de la voix (Don Ihde ) - est en mesure de fournir des outils et des méthodes pour dégager certains enjeux de l'augmentation technologique de la subjectivité, et en particulier de son être-sonore ou être-au-son.

Les technologies contemporaines liées à la mobilité des dispositifs de transmission et de traitement de données reconfigurent les modalités de l'intrigue du rapport à l'autre, elles redistribuent les attentes et les impatiences, les rythmes et la sensori-motricité même du rapport. Notre approche peut singulièrement éclairer la thématique de l'audio mobilité en proposant un point de vue original, celui inspiré notamment par l'oeuvre d'Emmanuel Lévinas, c'est à dire un point de vue qui place le rapport à l'autre - éthique, érotique - comme mouvement premier du sens et du phénomène.

Au-delà d'un apport thématique, c'est aussi un apport méthodologique que j'entends apporter en présentant une articulation interdisciplinaire originale.

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Marie Muller

http://www.marie-muller.com/


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Marie Muller est artiste plasticienne, auteur-compositeur et sound designer de jeux vidéo. Elle est également chargée de cours de design sonore, notamment dans la Licence Professionnelle de Jeu Vidéo à l'IUT de Bobigny, Paris 13 et à l'ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), Paris 15.

Ses études en art l'ont progressivement amenée à se spécialiser dans le médium de l'audio jusqu'au domaine de la conception sonore interactive. Elle est diplômée en 2004 de la Licence d'Arts Plastiques à l'Université de Lorraine à Metz, en 2007 du DNSEP (Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique) option Art à l'École Supérieure d'Art de Lorraine à Metz, en 2009 d'un Master Arts Visuels à Malmö Art Academy en Suède avec une spécialité dans l'Art Sonore (Nordic Sound Art Programme) puis en 2011 d'un Master en Conception Sonore à l'ENJMIN (École Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques).

Sa pratique du paysage sonore, où s'entremêlent réalité et fiction, s'apparentent à des rêveries qui stimulent l'émergence de souvenirs ainsi que l'imagination de l'auditeur. Elle raconte des histoires, perçues comme de véritables narrations visuelles, auxquelles viennent se superposer l'interprétation du spectateur et sa propre histoire personnelle.




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/muller.jpg


Projet de recherche :

Il s'agit de la modélisation d'une architecture audio tridimensionnelle sous forme d'installation dans un espace réel vide.

La perception du paysage sonore par l'intermédiaire d'un casque audio sans fil s'avère interactive car c'est le spectateur qui, par sa performance, génère l'existence d'un espace virtuel et active ainsi l'œuvre par ses déambulations. Les feedbacks de cette mobilité s'expriment par le son et sa spatialisation, dont l'interaction du spectateur avec l'espace virtuel lui permettront de comprendre le fonctionnement et l'organisation de la cartographie sonore afin d'imaginer et de jouer avec l'environnement virtuel, inspiré de la ville d'Aix en Provence et de ses caractéristiques sonores. La technologie s'inspire du jeu vidéo comme point de départ puisqu'elle utilise des outils issus du milieu, avec un moteur audio combiné à un moteur de jeu. Le tracking permanent du spectateur permettra de localiser sa position dans l'espace ainsi que l'inclinaison de sa tête. Le joueur devient alors l'avatar de sa propre histoire dans un univers qu'il (re)découvre et se réapproprie.

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2007|2013 session 3

PRESENTATION FINALE DE LA RECHERCHE (2007/2013)






Julien Clauss

http://www.cycliq.org/


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2000 - 2007: Assistant ingénieur du son Pierre Henry
2003 - 2005: Assistant son Ensemble Aleph
2001 - 2002: Assistant son IRCAM, INA-GRM
2000 - 2002: Cursus d'acoustique du Conservatoire National des Arts et Métiers.
1998 - 2000: Préparation à l'agrégation de mécanique, Université de Metz.
1997 - 1998: Maîtrise de technologie mécanique, Université de Paris XII
1996 - 1997: Licence de mécanique physique, Université Louis Pasteur Strasbourg, Institut de Mécanique des Fluides.




Julien Clauss (1974) vit à Bordeaux.

Il a étudié la musique et l'acoustique avant de développer un travail qui évolue entre l'installation, la musique expérimentale et les arts sonores. Après une licence de mécanique des fluides et une maîtrise de technologie mécanique, il étudie l'acoustique au Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris. Après avoir suivi le cursus de piano de l'institut Suzuki à Strasbourg de 1979 à 1987, il joue dans différentes formations de rock et de musiques improvisées. Diplômé d'une maîtrise de mécanique des fluides, il étudie l'acoustique au Conservatoire national des arts et métiers de Paris. Il assiste Pierre Henry lors de ses concert de 2001 à 2007. En 2005, il crée l'association Cycliq et intègre en 2007 le laboratoire de recherches en art audio Locus Sonus, à l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence. Il débute actuellement un projet de recherche à l'IMéRA sur la distorsion du schéma corporel par stimulation tactile et sonore en collaboration avec le laboratoire de neurobiologie de la cognition de l'université d'Aix-Marseille.

Sa pratique vient à la fois des arts plastiques et de la musique expérimentale. Son approche matiériste puise dans des domaines divers (technosciences, art sonores, science-fiction...) pour créer des œuvres cyniques ou formelles. Son travail se développe autour de l'idée de territoire. Ses installations ou dispositifs procèdent à la façon de filtres appliqués à l'espace et au réel, en interaction parfois directe avec le corps de l'auditeur. Le travail de Julien Clauss interroge de façon récurrente la perception de l'espace et la place de l'homme dans son environnement. En mettant en jeu la matérialité et la dimension spatiale du son, il engage physiquement l'auditeur dans les processus d'écoute. Convoquant l'abstraction ou la fiction, ses installations mettent le visiteur dans un état de présence qui questionne le réel.

Il a développé des systèmes sonores audiotactiles, multiphoniques ou nomades ainsi que des interfaces et des logiciels pour la spatialisation du son. Dans ses performances, il mixe des sons finement sculptés et des trames abruptes, oscillant entre minimalisme et bruitisme. Créés et spatialisés en direct sur des systèmes multicanaux, ces étendues sonores acquièrent des consistances surprenantes. Pour ses performances il a développé un système sonore octophonique ainsi que des interfaces et des logiciels pour la spatialisation et le traitement en temps réel.

Par ailleurs, sous les titres génériques Bulles et Modulations, il organise des événements de musique expérimentale de 24 heures, dans des lieux atypiques : pont autoroutier, lac, terrain de foot, sites en montagne, etc.




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/clauss1.jpg

http://locusonus.org/documentation/img/LAB/clauss2.jpg


Projets de recherche :

1/ Les horizons de l'ouïe - plasticité des territoires sonores : mémoire de recherche

Le mémoire traite de la construction de territoires par le son. Croisant des approches éthologiques, psycho-acoustique, physique ou sociologique, il définie les conditions d'existences spatiales et temporelles de ces territoires en s'intéressant à des cas tirés du monde animale, de pratiques sociales ou artistiques. Dans un second temps, il traite des conditions d'exploration et de perception de ces territoires, et plus spécifiquement du déplacement de l'auditeur et de la rencontre entre le corps et la matérialité du son.

extraits :

" Comment saisir un son qui court 450 fois plus vite que l'auditeur et le traverse presque sans s'en rendre compte ?

La bulle se forme perceptivement par le déplacement de l'auditeur. La source, son rayonnement et l'aire acoustique couverte sont des données physiques. Elles existent tant que la source rayonne, mais l'aire sonore n'apparait à l'auditeur que lorsque celui l'arpente et s'assure en passant d'un point à un autre que le même son s'y trouve. En trajectorisant son écoute, l'auditeur concrétise l'espace sonore comme on fait apparaitre le paysage en essuyant à un doigt une fenêtre embuée."

...

"L'écoute est naturellement musicale ou communicationnelle. Elle se satisfait de message, d'harmonie, de rythme et de détail. Elle est immatérielle et se soucie peu de l'espace. Un signal spatial y est généralement une information ou une gène. L'écoute plastique suppose le son matériel. Elle s'intéresse aux façons de renseigner l'espace, d'altérer ou modifier sa perception, de créer, former, sculpter ou teinter des volumes sonores. Elle met en présence des matérialités hétérogènes : la différence de corporeité entre le corps de l'auditeur et l'espace sonore qui l'environne constitue une situation perceptive à la frontière entre le toucher et l'écoute."

2/ TOPOSONE : performance erratique en champ libre

TOPOSONE est une performance réalisée dans des sites naturels ou dans des espaces publics urbains. Trois à cinq performeurs équipés chacun d'un dispositif de diffusion sonore portable et connectés via un réseau sans fil parcourent un site. Chacun synthétise et modèle des sons qu'il diffuse et spatialise sur l'ensemble des dispositif embarqués. Ils créent ensemble une sculpture sonore de grande dimension qui s'inscrit acoustiquement dans le site dans lequel ils évoluent.

Cette étendue sonore formée de sons en mouvement couvre une esplanade, un carrefour, s'étend du haut d'un immeuble jusqu'à l'extrémité d'une place, se concentre sur une portion de rue, se déploie sur un stade de quartier ou un terrain vague. Toposone est une forme sonore nomade jouée à l'échelle d'un site. Elle peut s'apparenter à une sculpture ou à un mobile dont les éléments en équilibre ne seraient pas matériels mais purement sonores : différents sons sont déployés dans l'espace environnant puis mis en équilibre et en mouvement les uns avec les autres pour créer une occupation discrète, cinétique et spatiale dans l'environnement.


Mon travail interroge de façon récurrente la perception de l'espace et la place de l'homme dans son environnement. Par environnement, j'entends un lieu, mais j'inclue aussi le proche et le lointain, le passé et le futur. Le présent est trop court pour faire autre chose que le respirer.

La préoccupation du paysage est liée à cette recherche, mais plutôt que de le placer au centre de mon travail, je le laisse interférer à la façon d'un satellite, toujours présent, pas nécessairement visible, faisant parfois de l'ombre ou de la lumière. L'espace environnant est travaillé dans sa dimension physique, celle d'espace vital et de milieu vibratoire. Ici l'air est un vecteur d'ondes : sonores, hertzienne, de chaleur, lumineuses, ... et un support de l'oxygène.

Je m'intéresse aux moyens permettant de proposer une perception transverse de ce milieu et de réorienter notre façon de nous situer dedans. Par un éclairage légèrement de biais, j'essaie de mettre en lumière une autre facette de notre réalité. L'investissement du corps dans la perception, accompagné par le jeu des sensations, participe de cette recherche. Convaincu que c'est dans la durée et le non événement que se transmet un lieu et ne maîtrisant pas les techniques de streaming, j'ai réalisé des prises de son passives (micro fixe et enregistrement ouvert par bloc d'une heure) à différentes heures du jour et de la nuit à Berlin, Paris et Lauris où était montrée l'installation. J'ai ensuite joué en parallèle les 3 enregistrements faits au même moment de la journée, en en ouvrant jamais plus d'un à la fois, avec des fenêtres temporelles variables. J'ai composé 5 heures de bande-son en jouant sur l'heure des prises de son et la taille des fenêtres. Pour adjoindre une composante continue, j'ai mixé en parallèle des prises de son faîtes aux mêmes endroits à travers des tuyaux en pvc. Les sources de la prochaine version seront probablement des web micro...

Le streaming m'apparaît comme un moyen privilégié d'opérer sur le temps et la distance. En temps que flux, il permet de relier un passé plus ou moins proche avec le futur immédiat. Adjoint d'un buffer, il peut s'étendre plus loin dans le futur, ou comme trace du passé. Si les réseaux de microphones ouverts permettent de rejouer les installations de Bill Fontana avec facilité (déplacements et croisements d'espaces), ils offrent à présent la possibilité de pousser plus avant ces expérimentations.

La dimension du réseau en tant qu'espace est incontestable (cf Second Life etc...) et souvent questionnée, notamment par le net.art. Par contre la façon dont le temps opère dans ce "temps presque réel" l'est nettement moins.

Ainsi ces "coupures ou frontières entre le numérique et le physique, et ce que l'on comprend par temps réel et par différé au regard de l'expérimentation des flux", posent la question d'un temps mixte ou partagé, composé de durées tirées du réel et du virtuel. Ce jeu d'alternances et de simultanéités me semble central dans la construction de nouvelles scénarités. Cette approche de nouvelles scénarités implique de définir un cadre à la réception à ce flux.

Sortie des situations spectaculaires (installations, concerts...), la mise à disposition du public d'un flux de web micros via internet décontextualise l'écoute et soulève la question du contexte indispensable à toute écoute. En effet, les situations usuelles ou idéales d'écoutes sont clairement et culturellement établies pour tous les méida, pour toutes les musiques tant par le lieu que la durée ou la position d'écoute (concert acoustique pour la musique classique, club pour le jazz, rave pour la techno, cuisine pour les informations radio etc...). La situation hors normes du streaming de micros ouverts impose de s'interroger sur son contexte de réception. Une approche fonctionnelle des mécanismes d'écoute peut contribuer à cette réflexion.

Pour conclure, les recherches menées par Locus Sonus qui me semblent le plus liées à mes domaines d'activités sont les moyens d'interprétation/traduction des notions d'espace, de distances, de géographies et de mise en forme (dans le temps et l'espaces), les dispositifs de contrôle et/ou d'émissions sonores des streams et le développement d'interfaces instrumentales adaptées à la nature des réseaux.

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Alejo Duque

http://co.lab.cohete.net/
http://del.icio.us/alejo


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2006 - ... : PhD Candidate at The European Graduate School. Switzerland
2003 - ... : opensource software & hacklab developer
2001 - 2002: new media arts teacher in Bogota and Medellin at the Universidad Nacional de Colombia
1999 - 2001: D.E.A Master degree from the Art Department at the Universidad de Castilla-La Mancha, Spain
1992 - 1998: Fine Arts Diploma degree (Universidad Nacional de Colombia)
1990 - 1995: Advertising Diploma (Universidad Pontificia Bolivariana)




Alejandro Duque artiste colombien est diplômé de l'École d'Art de Medellin en Colombie. Il est actuellement doctorant en thèse de Philosophie de la Communication en Suisse à l'EGS (European Graduate School http://www.egs.edu, Switzerland).

Sa recherche traite du piratage et de la manière dont les idées sont pillées sur les réseaux (sociaux, internet..) et comment des concepts de communautés marginales sont détournées et confrontées aux philosophies du monde occidental.

Ses centres d'intérêts tournent principalement autour des technologies et des logiciels libres. En Colombie il a mis en place un réseau communautaire sans fil et ouvert un "Hacklab" (dorkbot-medellin [k.0_lab] où toutes sortes de projets "indisciplinés" y ont été développés.

Alejandro Duque s'intéresse principalement aujourd'hui à des sujets liés à la sonification de données, le streaming, et les projets collaboratifs en réseaux. II travaille sur des plate-formes Linux, les applications chat IRC tiennent lieu pour lui de "seconde vie" . Les technologies sans fil et gps font partie de son champ artistique d'expérimentation.


Projet de recherche :

I will like to create a sound composed by mainly 4 elements:

1-streams from the soundmap

2-raw network packets passing through the adc and bouncing back alog with the packets that cache the sound. (this means, i will like to put in parallel the sound of the open mic with the sound of it data packets passing thought the network by the use of scheduled cron jobs).

3-realtime mix from online and offline recordings done with my scanner while searching for satellites

4-white noise will serve as bridge to introduce some of my interest in Intrumental Trans Communication - like E.V.P (incorporating historical or hysterical sound archives :)

5-drones generated by the software im helping to package and develop ( http://code.google.com/p/din/ )

How? I will set up everything here at home and stream for 24h based on the software called liquidsoap already running on a streaming server i got access to*, the recording will be edited afterwards so to achieve more easy to listen pieces.




http://locusonus.org/documentation/img/LAB/duque1.jpg

One of my main interests since the late 90's it's been to find tactics to help build, from the realm of the digital, the different social groups to witch I relate and belong. After having stepped and made some work in the digital territories (altred-medellinwireless-soup), a strong ethos developed in parallel to a growing trust on the potentialities of network technologies. Today it now sums up as everyday inspiration towards opening a chance and possibility to propitiate a space where the event of translocal truths can collide, via collaboration and knowledge sharing. Networks are made out of this resourceful complicity that's why my envisioned research project for the PhD degree relates strongly to Computer-Mediated Social Relations. From the phenomenological touch to the artistic and political perspectives of social and individual affects blended in Social Software Development. A research deeply involved with the present socio-technological systems and open to be defined by the collaborative process itself.

New topographies generated by network technologies known as locative/pervasive media, RFID, RSS content syndication, Voice over I.P, streaming video, wireless networks, physical computing and free culture. All of them will need to be explored in a tone and style that could be well the one of the How-To's and the DoItYourself manuals, leitmotiv of the network culture.

I have no big real interest in working by myself in the style of the artist-artwork traditional relation, I find that a bit boring. There is far more pleasure through the enrichful exchange with others. Sharing ideas since there's always and somewhere the call from the Other. I don't believe that network art can be consider an autistic practice. (even AI -Artificial Intelligence- chatting bots are in itself attempts to make a community even wider by engaging into communication). Creative processes are always the work of 2 or more. No ideas are pure. To recognize the presence of the other in oneself is already a good beginning towards the openness that a collaboration requires.

In practical terms, I will like to address my constant work over the years on few mailing lists (all related to projects I have initiated with friends and colleagues in Colombia). It has been the case of a sustained effort in the long run.


http://locusonus.org/documentation/img/LAB/duque2.jpg

The lack of theoretical bases to decide why or how to use a certain technology, the decision of incorporating one but not the other, the ethical implications and responsibilities that come along with each dispositive we use be it "new" or "old" media. Is crucial for any art project today. In the Colombian case there is a need to define terms obliged by the political and economical situation of not only the society in general, but most importantly of each of the students who attended my workshops. One needs to work in balance to the context and for this reason I began using as much as possible Open Source Software along as to support the free/libre movement, although I do still use OS X, a MacIntosh is still my personal choice to do image editing and fast cuts with quicktime. I'm no "evangelist" of one or the other. One should simply use what best fits the situation. Nowadays in South America GNU/Linux is the way to go.

In the process of defining the topic of my PhD dissertation project I've decided to intensively use network technologies for a few years more to be better prepared before writing 150 pages or more of elaborated theoretical arguments tracing connections between our present networked life and its philosophical background. I consider the Locus Sonus project a unique chance to further investigate and collaborate inside a common field of interests. I will certainly be a catalyzer, a bridge to bring in other levels most of them in a vector that points to South America and the spanish speaking communities among others and most importantly a full of enthusiasm "extranaut".

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DIRECTEURS DE RECHERCHE




Jérôme Joy

Pour une présentation complète : Lab coordination.fr


Anne Roquigny

Pour une présentation complète : Lab coordination.fr


Peter Sinclair

Pour une présentation complète : Lab coordination.fr