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2008/2011 - contrat de recherche 1

Accord-Cadre CNRS / Ministère de la Culture (DAP-MRT)
(renouvelé en 2011 pour 3 ans)

Programmes :
                   Symposium #4 Audio Extranautes - Symposium #5 Audio Connect ? (Audio Urbain et Étendu) - Symposium #6 Sonification -

2011/2014 - contrat de recherche 2

Accord-Cadre CNRS / Ministère de la Culture (DGCA-MRT)

Programmes :
                   Symposium #7 Internet Auditoriums - ...



LOCUS SONUS http://locusonus.org/
Post-diplôme 3ème Cycle audio in art,
École Supérieure d’Art d’Aix-en- Provence, École Nationale Supérieure d’Art de Nice Villa Arson

LAMES http://www.mmsh.univ-aix.fr/lames/
Laboratoire Méditerranéen de Sociologie, Unité Mixte de recherche
6127, Maison Méditerranéenne des Sciences Humaines MMSH,
Université de Provence



Rapport intermédiaire, Compte-rendu d'étape (par Samuel Bordreuil, LAMES / Mid-Time Report

dossier pdf - mars 2010 - (Contrat 1)









Objet de la recherche

2007
audio extranautes
les nouvelles perspectives de l’espace acoustique dans ses prolongements via les réseaux électroniques (TIC)


Dossier de demande / Application

dossier pdf - janvier 2007 - présentation programme Audio Extranautes


AUDIO EXTRANAUTES (2007-2008)


L’objet principal de notre programme Audio Extranautes investit les questionnements relatifs à l’interaction des espaces physiques et numériques (Internet, web 2.0, téléphonie, etc.) dans des dimensions sociales locales et collectives, questionnements mis en expérimentation dans les pratiques artistiques numériques sonores actuelles. Audio Extranautes, nouvelles perspectives de l’espace acoustique via les réseaux électroniques (TIC) ouvre plusieurs axes de recherche menés conjointement par les deux laboratoires:

  • • manifestations dans l’espace physique des projets en réseau (extranautes, mondes virtuels) (nouvelles scénarités)
  • • signification de l’apparition des “flux” comme forme d’expression (streaming, podcast, myspace, etc.)
  • • impact des technologies mobiles sur l’expression artistique (téléphonie mobile, interfaces de performance wifi - STEIM, picoIP -)

    Les 3 axes de recherche mobilisés par les deux laboratoires se proposent d’ouvrir un champ d’attention et d’expérimentation autour de l’intrication et l’innervation des “espaces” vus comme différenciés (en réseau, physique et virtuel) du point de vue des pratiques sonores numériques et des étendues acoustiques et du point de vue de la sociologie. Ils se problématisent sur l’interrogation et l’instabilité de ce que l’on entend habituellement par “coupures” ou “frontières” entre le numérique et le physique, et de ce que l’on comprend par “temps réel” et par “différé” (ou fixe) au regard de l’expérimentation des flux.

    C’est l’exploration des espaces acoustiques qui est menée dans le cadre du laboratoire LOCUS SONUS ainsi que l’approche de nouvelles distinctions, voire de capacités, de l’instance “auteur” et de celle “auditeur”, au travers des développements conjoints, artistiques et industriels, des environnements en réseau.
    La notion d’extranaute est au cœur de ces problématiques. Il ne s’agit pas de prendre cette notion dans sa définition courante, mais de l’interroger dans un sens élargi, de l’individu naviguant et actant dans des va-et-vient entre le on-line et le off-line.

    Les laboratoires se mobilisent sur ces 3 axes en lançant des pistes d’expérimentation et de réalisations artistiques et des élucidations de problématiques:

    • • manifestations dans l’espace physique des projets en réseau (extranautes, mondes virtuels) (nouvelles scénarités)
      • - monde virtuel
        • (triangulations entre espace en réseau, espace virtuel et espace physique)
      • - extranautes
        • (on- et off-line, relève et relance des engagements réels et dans les réseaux, répliques, du virtuel au physique et vice- versa)
      • - nouvelles scénarités
        • (variations des assiettes spatiales, lieux et distances, parages, sillages, faire public)
    • • signification de l’apparition des “flux” comme forme d’expression (streaming, podcast, myspace, etc.)
      • - remote/local
        • (flux et streaming, réinterprétations dans l’espace local)
    • • impact des technologies mobiles sur l’expression artistique
        • (téléphonie mobile, interfaces de performance wifi - STEIM, picoIP -)
      • - mobilité
        • (extension du réseau dans l’espace portatif)


    Les questions posées partent de trois points qu’il s’agira de problématiser et d’expérimenter:

    • • Est-il possible de créer des liens triangulaires entre l'espace géographique entendu transporté (porté) par le réseau (projet streaming), l'espace virtuel, et la manifestation en local (installation) ?

    • • Est-ce que l'espace "Second Life" peut servir de zone-test pour certaines formes artistiques (ou bien être porteur de nouvelles formes artistiques), et revenir dans l'espace physique ?

    • • Quelles seront les conséquences (modification de perception de l'espace réel) générées par ces passages?





    Dans le cadre de la réflexion sur la fluidité des flux, l'interrogation des points, en tant que lieux locaux et situés, sédentaires, c'est-à-dire d'où l'on émet et d'où l'on reçoit, a été envisagée lors des derniers symposiums Audio Sites et Audio Geo, mais que se passe-t-il lorsque ces mêmes points se déplacent simultanément, sont mobiles, c'est-à-dire changent continuellement d'espaces? ils naviguent (-nautes) entre et d'un point à un autre (extra-, hors de). Les points fixes sont mobiles, stables et instables, sont continuellement situés, incorporés, découvrant des espaces différents de réception, d'écoute et d'émission, de captation. Ils fluctuent tout en étant singuliers. Ils sont à expérimenter et à éprouver car il n'y a plus d'aplomb et de centre d'interprétation. Tout en fluctuant ils jouent des espaces traversés, des résonances de ceux-ci, des répercussions et impacts rendus acoustiques de ce qui serait sans résonance et sans sympathie, anacoustique. L'un pour l'autre, ces points sont virtuels, quelque soit le lieu. Seuls les imaginaires excités par ces fantômes reconstituent ces espaces distants (la désignation ou la localisation du lieu est-elle importante ?). Chaque auditeur, chaque "streameur" imagine l'autre à partir de ses mémoires et de ses perceptions: de lieux, de contextes, de gestes, etc. L'un s'imagine composant l'autre, l'étendue de l'autre, l'étendue de son espace.

    Dans le flux il y a écoulement, écoulement sans destination, sans que le destinataire soit a priori désigné. L'émetteur/expéditeur est localisé, son microphone sélectionne un périmètre et un volume difficilement stable. Le destinataire impromptu règle son écoute de l'impermanence du flux permanent. Les interfaces (dispositifs et installations) permettent de "répéter" l'écoute sans grapher ce qui s'écoule, ce qui est non itératif. Les dispositifs (développés par le laboratoire) sont itératifs, leur contenu non (les flux streamés), car celui-ci est continuellement mis à jour : nous n'en percevons que son actualité à distance et ses sillages en différé (persistances et résistances).
    Est-ce que le gramme du son (gramophone), – ou bien faut-il envisager aussi le gramme de l'écoute ? –, amène à constituer des pratiques et des écritures possibles à partir des dispositifs et des appareils de streaming et de réception que nous développons ? L'auditeur diffère et révèle les dispositifs de composition et d'écoute par ses propres expériences des appareils. L'espace auditeur est, aujourd'hui et pour l'instant, physique (proprioperceptif), tout comme celui de l'émetteur, ouvrant dans ses contextes fenêtre après fenêtre – fenêtre mobile de la captation sonore –. L'interaction n'est actuellement possible qu’à l’aide des dispositifs (Tuner, Promenade, SoundMap, etc.), ceux-ci étant imprégnés des captations en direct, des matériaux inattendus incessamment rafraîchis, mis à jour et qui échappent toujours, alors que l'on y répète ses gestes et ses parcours. Pourtant l’appréhension des localités et le tissage de ces localités ne sont pas embrassés par l'auditeur, à part dans l’imaginaire et les fictions qui se dégagent de ces images et fenêtres sonores. Nous lui signifions le nom du local (par exemple par la projection du nom du lieu de l'émission, ou encore par les informations locales quant à la description textuelle et visuelle fournie par les ouvreurs de streams), sans que cet auditeur n’envisage simultanément et d’emblée les autres permanences, en attendant qu'une pratique des lieux virtuels en naisse. Le dispositif relie les lieux. Mais comment ?

    Au sein des projets du laboratoire de recherche, les pratiques de relations et d'interconnexions entre lieux peuvent construire des sympathies, des résonances et des dissonances. Ce qui est sympathique est invisible, il doit être excité à bonne longueur d'onde pour qu'il se détache des apparences physiques. Le lieu volume peut devenir acoustiquement plus habité qu'habituellement (l’habitude des espaces visuels), complexé de facettes nombreuses et de situations variées des corps lorsqu'on le fait résonner. Le croisement et la concomitance des espaces deviennent des résonances qui interagissent entre elles; lorsque les corps d'écoute se déplacent, ils changent le paysage. Toute résonance est éprouvée et donne la perception de sa propre localité (en tant qu'émetteur et en tant qu'auditeur).
    Qu'en est-il lorsque les corps ne croisent pas les espaces résonants dans leur physicalité, lorsque les modèles résonants sont transmis à distance (à l’instar du projet Silophone du collectif canadien The User) ou sont construits dans des espaces anacoustiques (Second Life), puis réinjectés, repliés dans l'espace physique d'écoute ? Le stream (sonore) recompose des espaces et des étendues par la reconnaissance, par les mémoires, par la signature des contextes, des sites et des lieux ; de son côté le stream d'espaces (d'excitation et de résonance) compose de tiers espaces à définir.

    De contextes stables (du lieu d'émission, du lieu d'écoute, du lieu du dispositif) nous en mesurons à présent les instabilités et les variabilités lorsque les sympathies (d’espaces, de sons, etc.) entrent en jeu : situations, ambiances, immersions, environnements, etc. – autant de termes et de pratiques à explorer par la suite dans notre recherche – . L'abord public devient en supplément expérientiel, plus navigant, plus variable, plus constitutif, passant d'un espace à un autre, d'un voisinage à un autre. L'espace paradoxal (numérique, résonant et calculé) prend-il une physicalité et une matérialité plus grandes par l’accroissement des imaginaires et des perceptions imaginées ? Nos espaces physiques ne s'y retrouvent-ils pas plus agrandis, plus étendus, largement perçus, amplifiés et modifiés ?
    Le rôle de l’imagination (ou plus exactement de la fiction) oscille entre mimétisme et reconnaissance : la pratique des espaces sonores numériques, ou mieux virtuels, non seulement influe sur nos perceptions dans les environnements physiques mais modifie, courbe, également celles-ci et enfin initie des pratiques et des perceptions physiques indexées sur la virtualisation et pourtant bien réelles et éprouvées. Il s’agirait de les distinguer et de mettre à jour cette translation des pratiques virtuelles (et en réseau) dans nos contextes, tant nous connaissons le mouvement inverse, celui de ramener (mimétiquement) dans le virtuel nos activités physiques et la simulation de nos perceptions.

    Une des activités et des expérimentations développées par le laboratoire Locus Sonus porte sur le transport d’environnements sonores par les appareils, les techniques et les technologies de streaming. Le stream ouvre la possibilité de creuser un sillon : celui des pratiques de paysages sonores partagés. Ce point de vue pourrait être à nouveau ré-interrogé selon d’autres angles en prenant appui sur le Mémoire éponyme de Yannick Dauby (Mémoire de DEA, École de l’Image, Angoulême, 2002). Une des difficultés identifiées lors du premier symposium (Audio en espace, audio en réseau) a été d’appliquer aux matériaux issus de ces transports la qualité de paysage sonore avant même que de parler de leur « partage ».
    D’un coté l’expérience du transport d’ambiance est sans doute du type « limite », mais de l’autre la visée artiste n’en n’est pas quitte, au sens où elle essaie néanmoins d’intégrer des « étendues sonores » -- ou en tous cas des sons qui emportent ou importent avec eux le sens de leur étalement, dans la construction même de ses pièces/espaces sonores (moins des sources que des bassins). S’y expérimente en tous cas un type d’écoute.

    Là aussi l’expérience Locus Sonus est concernée, fût-ce à la marge, par l’esthétique de l’immersion. Cette dimension y est cependant vacillante, et plus qu’un défaut c’en est peut être une qualité. Plutôt, en effet, que de mettre l’effet immersif à la seule charge d’un dispositif (fût-il fautif), cela invite à travailler – et du coté des sciences sociales – les registres immersifs attenants à nos pratiques ordinaires. Moins, ou en tout cas tout autant qu’un effet d’artifice, l’immersion (le sens d’immersion) est une composante routinière qui nous permet de nous placer dans des espaces « naturels ». A preuve : nous sommes tous capables de discriminer nos environnements (et d’y ajuster nos gestes) selon ce que nous reconnaissons comme des ambiances attachées aux lieux.
    La fragilité immersive de Locus Sonus se coltine (et du coup peut révéler) les solidités immersives du « premier monde ». Voilà un chantier qui concerne les sciences sociales. Il y a là en tout cas un plan de confrontation possible, en ce qui concerne la saisie des effets d’immersion, confrontation entre deux abords exploratoires de ces effets, les uns du coté de leur génération sensorielle, les autres du coté des prises ou des greffes de ces offres sur le déjà là de nos ambiances ordinaires.

    l'axe : « audio extranautes ».

    Le développement du stream, de ses technologies, se situe de facto dans un mouvement plus ample qui est celui d’une imprégnation progressive des ressources du numérique dans l’expérience sociale et humaine. La « toile », qu’on avait placé en vis-à-vis du monde, comme une innervation excédentaire et possiblement menaçante, s’invite et s’infiltre désormais au plus prés, de même que, réciproquement, elle est devenu un appui ordinaire de nos engagements dans le « premier monde » ou de nos « vies premières ». Cette étreinte qui se resserre cerne nos corps, qui la portent aussi bien qu’ils sont portés par elle.
    Ainsi, les visionnaires, astreints au dur labeur d’exhiber avant tout le monde – non seulement avant tout le monde, mais avant la pointe avant gardiste de ce « tout le monde » -- enjoints donc d’exhiber des différences inaperçues, et parlant donc du Web 3.0, en parlent comme d’un « Web » plus ambiant. (Tim O’Reilly)

    Les explorations en cours de Locus Sonus, leur montée en mobilité, sont synchrones avec un mouvement plus général, qui mixe virtuel et réel. Lequel mouvement est désormais instrumenté de manière massive notamment par les majors du continent « télé » (phone etc..). Ou bien, les jongleurs entre audio et réseaux, à la fois connectés et « ici là », à la fois capteurs et diffuseurs sont légion, déjà, et souvent dans nos rues. Certains sociologues ont commencé de documenter ces « profils », soit dans les usages ordinaires du baladeur (Christian Licoppe), soit dans des expériences, souvent ludiques, qui jouent sur les entrelacs des relations « flesh and bones » et les relations médiatées (MarcRelieu, Dana Diminescu.)
    Voilà un autre point de rencontre et d’échange.









Objet de la recherche

2008
AUDIO URBAIN ET ÉTENDU
(une étude d’expérimentations artistiques basées sur l’espace sonore à multiples échelles)


Dossier de demande / Application

dossier pdf -février 2008 - présentation programme Audio Urbain et Étendu (Audio Connect)


En collaboration avec :
Le CRESSON Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain,
Jean-Paul Thibaud (CRESSON/CNRS)


AUDIO URBAIN ET ÉTENDU (2008-2009)


L’objet de recherche du laboratoire s’ouvre sur un champ d’investigation – le field spatialization – qui déploie une réflexion et des pratiques sur des registres prenant en compte une variété d’échelles : allant du streaming à l’acoustique, la téléphonie, la radiophonie, et aux espaces virtuels. En effet l’articulation et le déplacement entre ces objets s’effectuent dans le fil des travaux menés jusqu’à présent. Les problématiques qui s’ouvrent avec cette notion de field spatialization permettent de mieux interroger et discerner les dimensions impliquées dans les pratiques sonores d’espace et en réseau. Locus Sonus s'engage dans la construction de formes artistiques (installations et performances - dans un sens large -) et de dispositifs d’interactions de ces espaces sonores.

Field Spatialization : Terme que nous avons adopté qui combine la notion de field recording (enregistrement ambulatoire) (littéralement in the field : sur le terrain) avec la notion de spatialisation plus généralement liée à un dispositif fixe dans un espace intérieur. Une traduction littérale serait: spatialisation de terrain.

Les systèmes développés font appel aux interactions et aux flux entre espaces virtuels et espaces physiques en tant qu’architectures/paysages à explorer et en tant que situations « jouables » et interprétables, questionnant de nombreuses dimensions que nous engageons dans la recherche et dans les expérimentations : acoustiques, distances, publics, sociales, interfaces, dispositifs, etc. Les mises en place de ces systèmes proposent des modes de collaboration et des protocoles spécifiques, correspondant à la méthodologie du laboratoire. Celle-ci s’appuie sur un investissement des technologies et des dispositifs techniques, et sur des dialogues permanents avec les laboratoires associés (LAMES, CRESSON) pour dégager ensemble les objets communs à expérimenter.

En invitant le laboratoire CRESSON, Locus Sonus oriente ses axes de recherche vers des questions communes liées aux ambiances sonores : perception des ambiances, construction des ambiances, ambiances urbaines, pattern ambiant, ambiances publiques, etc.
Il s'agit d'élargir la réflexion autour de l'espace sonore en comparant les recherches de Locus Sonus et ses utilisations artistiques de l'audio en espace avec celles portées par le CRESSON (et plus particulièrement avec les recherches menées par Jean-Paul Thibaud), recherches qui se concentrent davantage sur la perception et la reception des données acoustiques. Un dialogue est ainsi proposé entre l'analyse, l'observation d'un ambiance sonore et l'existence d'un œuvre dans ou relative à cet espace.

Locus Sonus propose également d'introduire dans ce partenariat l'exploration des espaces sonores à différentes échelles allant du local au distant et du personnel mobile au virtuel partagé, en expérimentant différentes formes artistiques qui peuvent découler de ces télescopages. Voici quelques exemples déjà identifiés :

  • - field spatialization (diffusion sonore spatialisée dans l'espace public et au-delà),
  • - interfaces mobiles pour la performance ou happening (renouvellement du terme et du genre),
  • - installation sonore dans l'espace virtuel (nouvelles approches de l’installation),
  • - œuvres streamées (dispositifs et média variables, etc.)


Il s'agit également de développer les outils techniques en adéquation avec ces projets :

  • - 1/ hardware - Informatique embarquée (embedded), systèmes de captation et de diffusion.
  • - 2/ software - système d'exploitation (Linux) dédié aux projets, patches et systèmes développés en fonction de chaque projet artistique et mis à disposition des Écoles d'Art par la suite.œuvres streamées


Le LAMES poursuit à travers ce projet ses recherches sur les « nouvelles scénarités » entrant dans un dialogue, permanent avec les processus de création proposés par Locus Sonus. Il s'agit de porter un regard sur la manière dont les projets artistiques sont établis et constitués, ainsi que de proposer un retour permanent vis-à-vis de l'utilisation et de la fréquentation par le(s) public(s) de ces œuvres ou actions.
Un autre aspect théorique propose de poursuivre la réflexion menée par Jean Cristofol sur l'importance croissante de la notion de flux dans la création contemporaine :
« Flux, Stock et fuites », communication de Jean Cristofol lors du symposium Audio Extranautes, déc. 2007.

Méthodologie

Le programme Audio Urbain et Étendu crée une dynamique de recherche assise sur la complémentarité des trois laboratoires: le CRESSON propose une expertise analytique sur l'espace acoustique urbain - en effet le site de La Défense est particulièrement riche dans la variété et la complexité des espaces acoustiques qui sont présents -, Locus Sonus propose des pratiques artistiques découlant en partie de ces observations, et le laboratoire LAMES participe à une analyse du déroulement de ces actions et leur impact social sur le site.

Le projet de recherche sur le site de La Défense peut donc être découpé en phases :

  • - 1/ L'étude du site du point du vue sonore réalisée en collaboration avec le groupe de recherche CRESSON (« ambiances »). Cette étude porte sur les phénomènes acoustiques du site liés aux particularités de l'espace architectural et urbanistique mais également sur les perceptions et les utilisations de ces espace acoustiques par la population locale (du point de vue sociologique) et finalement sur l'extension et la modification de ces espaces (personnels et acoustiques) par les technologies mobiles (collaboration étendue avec le Laboratoire Des Usages / CNRS Sophia Antipolis, Bernard Conein et Marc Relieu).

  • - 2/ Une série d'expérimentations artistiques dans la poursuite des travaux de recherche « audio extranautes ». Nos investigations ont ouvert l’approche, abordée cette année, de l'exploration des espaces sonores à différentes échelles allant du local au distant et du personnel mobile au virtuel partagé (les échelles du field spatialization), par l’expérimentation de différentes formes artistiques.

  • - 3/ Une étude sur ces expérimentations (LAMES « nouvelles scénarités »). Suite aux études menées ces deux dernières années avec Locus Sonus, sur l’observation des engagements du ou des publics et de ses incorporations dans les différents dispositifs/œuvres élaborés par le laboratoire artistique, le LAMES poursuit et développe sa recherche sur les dimensions sociologiques impliquées dans les propositions de constructions qui seront ici à l’échelle de l’espace public dans une continuité des environnements numériques et en réseau.


Il est prévu que ces différentes phases se complètent, s'alternent et se superposent.

CRESSON (Jean-Paul Thibaud
Jean-Paul Thibaud investit ses recherches sur la constitution d’une grammaire générative des ambiances urbaines : Qu'en est-il des variations et des permanences sensibles d'un espace public ? L'objectif est de rendre compte de la manière dont une ambiance urbaine s'installe en mettant l'accent sur le rôle des conduites sociales et des manières d'être ensemble.

LAMES (Samuel Bordreuil, Clémentine Maillol)
L’originalité de ce programme de recherche en art tient à ce que s’y mènent de concert, autour des installations de LS, explorations artistiques et investigations sociologiques. Cette collaboration fait tout d’abord fond sur le relevé de proximités dans les problématiques, aussi bien artistiques que sociologiques, qui donnent sens et enjeux aux efforts et avancées des uns et des autres. Nous avons déjà eu l’occasion d’indiquer deux points en particulier sur lesquels ces problématiques gagnent à dialoguer et à être mises en écho.

  • -- Elles explorent un objet commun, celui des NTIC, et des possibles aussi bien esthétiques que relationnels dont ils sont porteurs.
    La série progressive des installations de Locus Sonus explore de fait, pragmatiquement et de proche en proche, certains des possibles dont sont porteuses ces « nouvelles lutheries numériques », et ces explorations se font en échange soutenu – et notamment lors de 2 symposiums organisés à l’automne 2007 à Aix et à l’automne 2008 à Nice – avec une génération d’artistes numériques attentifs à défricher ce même « chantier ». Le laboratoire sociologique associé, le LAMES travaille ce même objet mais dans des registres plus ouverts, aussi bien économiques (par exemple les télés coopérations) que politiques (autour par exemple de la thématique de l’e-démocratie), que culturels et relationnels.
    Le « crédo » que partagent artistes et sociologues, et qui « motive » la collaboration est celui d’un éclairage réciproque dans lequel « l’intelligence des pratiques artistiques numériques» à la fois bénéficie de sa mise en rapport avec d’autres engagements numériques, et à la fois enrichit l’analyse de ces autres engagements.

  • -- Un deuxième objet travaillé de concert, et qui concerne plus particulièrement le programme ici proposé, porte sur les aires de circulation et de déploiement des propositions et engagements artistiques et sur ce que l’usage de ces nouvelles lutheries numériques révèle des nouvelles complexions d’espace – virtuels, réels – dans lesquelles nous évoluons. La thématique de départ de Locus Sonus, « audio en réseau/ audio en espace » indiquait et indique toujours ce centrage du projet sur des questions d’espace et le choix du streaming engage en effet fortement la recherche de ce coté-là.







               










ACCORD-CADRE CNRS - MINISTÈRE DE LA CULTURE



Depuis 1998 - renouvelé en 2003 - 2008 -
ex-DAP - DÉLÉGATION AUX ARTS PLASTIQUES
PÔLE RECHERCHE - DGCA - Direction générale de la création artistique
MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION



Téléchargez le texte de l'accord-cadre 2008


Qu'est-ce que l'accord-cadre CNRS / Ministère de la Culture ?

Considérant le bilan positif de l'accord-cadre signé le 6 octobre 1998 par le ministère chargé de la culture et le CNRS, qui a permis depuis cette date :

  • de mener une politique concertée dans les domaines de recherche communs grâce au comité de pilotage mis en place et à la participation de représentants et experts des deux organismes aux conseils scientifiques concernés,

  • de développer les coopérations contractuelles entre laboratoires du CNRS et services du MCC et établissements publics sous tutelle du MCC, notamment en créant plusieurs unités mixtes de recherche et unités associées, en soutenant leur participation à des formations doctorales et en développant des actions collectives de recherche favorisant le partenariat inter-institutionnel,

  • de faciliter l'attribution de bourses et d'allocations de recherche, les mises à disposition et détachements de personnels en fonction des programmes de recherche retenus conjointement,

  • de mener en partenariat des opérations de diffusion et de valorisation des résultats en soutenant tout particulièrement la publication d'ouvrages et de revues scientifiques, et la réalisation de produits multimédias de valorisation de la recherche et de bases de données sur internet ou sur cédéroms

Le ministre de la culture et de la communication, Jean-Jacques Aillagon, et la directrice générale du Centre national de la recherche scientifique, Geneviève Berger, viennent de signer un nouvel accord cadre qui poursuit et renforce la politique de collaboration des services du ministère de la culture avec le monde de la recherche.

Le ministère de la culture marque ainsi sa volonté de mener, au service de ses missions, une politique de recherche de haut niveau, en étroite relation avec la communauté scientifique nationale et internationale. Le CNRS entend ainsi affirmer le rôle de la recherche dans la construction de la culture.

Le partenariat avec le Centre national de la recherche scientifique, initié dès les années soixante, et formalisé en 1992 par un premier accord cadre renouvelé en 1998, a construit des coopérations scientifiques durables dans plusieurs disciplines majeures pour le ministère : archéologie, conservation, restauration et valorisation du patrimoine culturel national, ethnologie française, histoire de l’art, histoire des sciences et des techniques, musicologie et recherche musicale, architecture et urbanisme, sociologie, économie et droit de la culture…

Le nouvel accord cadre, conclu pour quatre ans, concerne 29 équipes de chercheurs, auxquelles sont associés des universités ou des établissements publics sous tutelle du ministère : Bibliothèque nationale de France, musée du Louvre, musée du quai Branly, Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (IRCAM), Cité des sciences et de l’industrie, écoles d’architecture, Institut national de recherche en archéologie préventive (INRAP), Institut national d’histoire de l’art (INHA). Il inclut également des conventions portant sur des recherches spécifiques, des publications, des bases documentaires. Il favorise ainsi la mise en commun de moyens, de personnels, et l’élaboration concertée de programmes de recherche. C’est avec le département des sciences de l’Homme et de la société du CNRS que les échanges sont les plus nombreux, mais les sciences chimiques, les sciences pour l’ingénieur, les sciences de l’univers, les sciences et technologies de l’information et de la communication sont aussi impliquées.

Le nouvel accord cadre prend également en compte l’évolution des sciences et des technologies qui créent de nouvelles formes de production et d’échange des savoirs, des méthodes inédites d’apprentissage, des moyens innovants de création artistique, et dont la maîtrise constitue ainsi un enjeu pour le rayonnement de la recherche et de la culture française, ainsi que pour la défense de la diversité culturelle.

OBJET DE LA COOPÉRATION

Le MCC et le CNRS estiment que la confrontation régulière de leurs perspectives de recherche, de développement technologique, de valorisation et de diffusion des résultats, et que la mise en oeuvre de mesures conjointes dans les domaines intéressant le patrimoine artistique et culturel national, les enseignements et la création artistique, les enseignements de l'architecture et la politique de la ville, la société de l'information, sont nécessaires :

  • pour mieux harmoniser les programmes de recherche en archéologie préventive et programmée sur le territoire national, en histoire de l'art, en ethnologie, dans les disciplines intervenant dans la conservation et la restauration des biens culturels, dans les domaines de l'architecture et du projet urbain, en recherche musicale, en sociologie, économie et droit de la culture et de la communication, en sciences cognitives appliquées aux champs de la culture et de la communication ;
  • pour soutenir la mise en place d'un programme national de recherche sur la connaissance et la conservation des matériaux du patrimoine culturel ;
  • pour favoriser la conception et la mise au point de méthodes scientifiques, d'outils techniques, de logiciels et de systèmes d'information intégrant le multilinguisme au sein d'unités mixtes et de laboratoires relevant des départements des sciences chimiques, des sciences pour l'ingénieur et des sciences et technologies de l'information et de la communication du CNRS ;
  • pour renforcer le croisement de leurs approches des questions urbaines, notamment dans le cadre de programmes interdisciplinaires et interministériels de recherche sur la ville ;
  • pour inciter à des recherches concertées sur les collections et les fonds au sein de l'institut national d'histoire de l'art, des musées nationaux, des bibliothèques publiques et des archives ;
  • pour coordonner la conception, la réalisation et la publication de catalogues, répertoires, inventaires scientifiques et bases de données impliquant notamment la numérisation de fonds documentaires ;
  • pour développer la culture scientifique, technique et industrielle, par des recherches en histoire des sciences, des techniques et de l'entreprise et par la réalisation de publications, d'expositions, d'audiovisuels, de sites en ligne, de cédéroms etc.


Ces activités et programmes ont également pour but d'accroître le décloisonnement des équipes de recherche concernées dans une perspective interdisciplinaire et de favoriser la constitution de pôles de recherche, en regroupant les moyens des deux parties.

Elles visent aussi à susciter de nouvelles coopérations internationales entre laboratoires de recherche et institutions culturelles susceptibles de contribuer au rayonnement scientifique et culturel de notre pays, notamment dans le 6ème programme-cadre de recherche et développement de l'Union européenne.

NATURE DE LA COOPÉRATION

La coopération entre le MCC et le CNRS peut prendre des formes diverses comme :

  • la création d'unités communes (unités mixtes, associées, de service, etc.) auxquelles des moyens de fonctionnement et d'investissement sont alloués et où des personnels des deux organismes peuvent collaborer, être affectés ou mis à disposition ;
  • la participation à des structures fédératives, par soutien financier des deux organismes ;
  • la participation par voie contractuelle d'un service du MCC à des programmes développés par le CNRS, à des réseaux thématiques pluridisciplinaires du CNRS ou la constitution de programmes spécifiques communs ;
  • la participation d'agents d'un organisme à des activités développées dans une unité relevant de l'autre organisme ou à des programmes identifiés faisant l'objet d'une convention particulière ;
  • toute autre forme de collaboration ayant trait à la recherche, la formation à et par la recherche, la diffusion et la valorisation des résultats de la recherche. Les modalités de cette collaboration seront définies par des conventions spécifiques.


Ces collaborations peuvent être étendues à des organismes tiers français ou étrangers lorsque les deux parties l'estiment souhaitable et sous réserve de l'accord des organismes tiers concernés.

La liste des unités, programmes et personnels (affectés ou mis à disposition) nommément concernés est mise à jour annuellement.


LIens :
http://fgimello.free.fr/recherche/accord_cadre.htm
http://www.culture.gouv.fr/culture/mrt.htm