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ca - 1200 BC __ « Agamemnon » — Fall of Troy
Aeschylus (Eschyle) (ca 525-456 BC)
Comment : According to Aeschylus, the conquest of the town of Troy was transmitted via torch signals. In Agamemnon, Clytemnestra describes the Progress of the Beacon Fires that carried the Tidings of the Fall of Troy. A watchman, posted for years now at the order of Clytemnestra, sights a torch which signals the fall of Troy.
French comment : Signaux employés à annoncer des événements prévus, ou à transmettre des phrases convenues - On a dû, de tout temps, se servir de signaux pour faire parvenir promptement, à de grandes distances, des phrases dont on avoit prévu l’emploi. L’idée d’attacher une signification à l’apparition de feux placés sur des hauteurs est si naturelle, qu’on en trouve l’usage dans plusieurs peuplades de sauvages d’Afrique, qui, lorsqu’ils font une expédition chez leurs voisins, annoncent par des signaux de cette espèce, le lieu où ils se trouvent, leurs succès, leur retour, etc. etc. Si nous remontons jusqu’aux temps les plus reculés, dont l’histoire nous a conservé quelques traditions, nous trouvons l’art télégraphique attaché aux grandes époques des temps héroïques. Thésée, lors de son départ pour faire la conquete de la toison d’or, avaoit arboré sur son vaisseau des voiles noires ; il promit qu’il en substitueroit de blanches s’ils réussisoit dans son entreprise, mais il oublia sa promese : le vieil Égée voyant revenir le vaisseau avec des voiles noires, crut que son fils avoit succombé à ses nobles travaux, et se précipita dans la mer. Eschyle trace, en style poétique, une ligne télégraphique dans sa tragédie d’”Agammemnon” : le poète suppose qu’Agammemnon avoit placé plusieurs stationnaires sur le chemin de Troie, pour annoncer avec des feux, à Clytemnestre, la prise de cette ville. « Grâces aux dieux, s’écrie celui qui est chargé d’observer les signaux, l’heureux signal perce l’obscurité : salut, ô flambeau de la nuit, qui faites luire un beau jour ! » Clytemnestre apprend au chœur cette bonne nouvelle, et on demande quel message a pu instruire de cet événement : « C’est, répond la reine, Vulcain par ses feux allumés sur l’Ida : de fanal en fanal, la flamme messagère a volé jusqu’ici ; de l’Ida, au promontoire d’Hermès à Lemnos ; de cette île, le sommet du mont Athos a reçu le troisième signal ; ce grand signal, produit d’un flambeau résineux, voyageant sur la surface des eaux d’Hellé, a doré de ses rayons le poste de Maciste ; celui-ci n’a point tardé à remplir son devoir, et son fanal a bientôt averti les gardiens du Messape aux bords de l’Euphrate ; ils y ont répondu, et ont transmis le signal en allumant un monceau de bruyère sèche, dont la clarté, parvenant rapidement au-delà des plaines de l’Asope jusqu’au mont Cythéron, a continué la succession de ces feux voyageurs. La garde de ce mont a allumé un fanal dont la lueur a percé comme un éclair jusqu’au mont d’Égiplanète, au-delà des marais de Gorgopis, où les surveillants que j’avois placés ont fait sortir d’un vaste bûcher des tourbillons de flammes qui ont éclairé l’horizon jusqu’au-delà du golfe Saronique, et ont été aperçus du mont Arachné ; là veilloient ceux du poste le plus voisin de nous, qui ont fait luire sur le palais des Atrides ce feu si longtemps désiré ! ». Homère et Pausanias font souvent mention des signaux de feux employés aussi, pendant la guerre de Troie, par Palamède et Simon. Pausanias assure même que la fête des flambeaux, à Argos, devoit son origine à un événement qui prouve que l’emploi des signaux étoit connu avant le siège de Troie : cette fête fut établie pour conserver le souvenir de la manière dont Lyncée annonça par des flambeaux à Hypermnestre qu’il avoit échappé à Danaüs, et comment Hypermnestre fit connoître, par un fanal placé sur le fort de Larisse, qu’elle étoit aussi hors de danger. On croiroit, en lisant les auteurs grecs, que la Grèce fut couverte de flambeaux et de phares destinés à donner des signaux ; leurs pyrses étoient de grands feux de matières combustibles ; on les apercevoient pendant la nuit par leur lumière, et pendant le jour par leur fumée. Thucydide décrit des fanaux attachés au bout de hautes perches, que l’on portoit autour des villes assiégiées, et qu’on plçoit le long des chemins. On s’en servoit beaucoup à la guerre, et on les employa pendant celle du Peloponèse, lors du combat de Salamine. [...] Mais ce qui prouve mieux encore combien l’emploi des signaux étoit fréquent en Grèce, c’est la quantité de mors relatifs aux signaux qui se trouvent dans la langue grecque. “Pharos”, signifie phare ; “pursos”, petit ou moindre feu ; “phructos”, les signaux de torches ; “phuctôros” et “porscutès”, la sentinelle qui veille à ces feux, et, par leur moyen, communique les avis ; “phructâria”, l’établissement lui-même ; “pursourguion” et “phructôrion”, verbe qui exprime l’action de veiller à ces avis, et de les renvoyer ; “purseia”, la dépêche elle-même. Les signaux étoient divisés en “symbola” et “semeia”, ou signe sonore ou oral [...] au moyen desquels on donnoit le mot d’ordre ; “syntémata”, les signes visibles qui se faisoient sans bruit, par des mouvements de mains ou d’armes ; “parasynthemata semeia”, devoient désigner des drapeaux, des étendards, etc. Ces mots nous apprennent que les Grecs se servoient d’autres signaux que ceux donnés par le feu. Ils employoient le son, la fumée et les drapeaux. C’étoit spécialement dans les comaps que ces moyens étoient en usage. (Ignace U.J. Chappe, pp. 17-24)
Original excerpt 1 : « Chorus.What herald could so quickly bring the news ?.Clytemnestra.Vulcan, who lifted hish a glittering torch On Ida; whence succeeded fire to fire, Faro to Faro spake - Made first reply Lemnos, who caught the spark, and sent it on From its Hermæan cliff; the Athoan mount, Sacred to Jov, received it straight; and next, That air-enkindling meteor, like a sun Crossing the breast of ocean with a speed Plumed by its joy, diffused a golden beam On high Macistus; there, no careless guard, Nor conquered by untimely slumber, stood To propagate the flame, whose brilliance glanced Along the cureent of the Euripus, And warned the watchmen of Messapio. They lighting their dry pyramid of heather, Gave answer to the summons, carrying soon The tidings; O’ver Asopus’ plains, that broad And vigorous lustre, like the unclouded moon, Piercing the night, upon Cithæron’s peak, Raised a progressive signal-fire, that, with A volume even mightier than the rest, Returned the flash, that winged its rapid flight Far over the Gorgopean pool, nor staid Till it reached Eglipanthon; [...] » (Translated by T. Medwin, 1832)
Original excerpt 2 : « GLEAM.a gleam.from Ida's height, By the Fire-god sent, it came; From watch to watch it leapt, that light, As a rider rode the flame! It shot through the startled sky, And the torch of that blazing glory Old Lemnos caught on high, On its holy promontory, And sent it on, the jocund sign, To Athos, Mount of Jove divine. Wildly the while, it rose from the isle, So that the might of the journeying Light Skimmed over the back of the gleaming brine! Farther and faster speeds it on, Till the watch that keeps Macistus steep See it burst like a blazing Sun! Doth Macistus sleep On his tower-clad steep? No! rapid and red doth the wild fire sweep; It flashes afar on the wayward stream Of the wild Euripus, the rushing beam! It rouses the light on Massapion's height, And they feed its breath with the withered heath. But it may not stay! And away.away.It bounds in its freshening might. Silent and soon, Like a broadening moon, It passes in sheen, Asopus green, And bursts on Cithæron gray. The warder wakes to the Signal-rays, And it swoops from the hill with a broader blaze, On -- on the fiery Glory rode -- Thy lonely lake, Gorgopis, glowed -- To Megara’s Mount it came; [...] » (Translated by Edward Bulwer Lytton, 1837)
Original excerpt 3 : « Chorus.What herald hither could so quickly run ?.Klytaimnestra.Hephaisto, forth from Ida sending light. Thence beacon hitherward did beacon speed. From that fire-signal. Ida to the steep Of Hermes’ hill in Lemnos; from the isle Zeus’ height of Athos did in turn receive The third great bale of flame. The vigorous glare Of the fast-journeying pine-torch flared aloft, Joy’s harbinger, to skim the ridgy sea, Sending its golden beams, even as the sun, Up to Makistos’ watch-towers. Nothing loath Did he, nor basely overcom by sleep, Perform his herald part. afar the ray Burst on Euripos’ stream, its beaconed news Telling the watchers on Messapion high. they blazed in turn, and sent the tindings on, Kindling with ruddy flame the heather gray. Thence, nought obscured, went up the mighty glow, And, like the smiling moon, Asopos’ plain O’erleaped, and on Kithairon’s rock awoke Another pile of telegraphic fire. Nor did the watchmen there, with niggard hand, Deny the torch, that blazed most bright of all. Athwart the lake Gorgopis shot the gleam, Stirring the guards on Aigiplanctos’ hill, Lest it should fail to shine, the appointed blaze. [...] » (Translated by Henry William Herbert, 1849)
Original excerpt 4 : « Chorus leader.What kind of messenger could come so fast ?.Clytemnestra.Hephaestus, flashing a bright flame down from Ida. Beacon to beacon, the fire ran homeward, first shining above the island, till another shone from Ida to the rock of Hermes in Lemnos, on the crag of Zeus on Athos, then another went soaring out across the arching sea - unflagging, restless, torch after powerful torch; the pine now like a sunrise in the dead of the night flared jubilantly to the watchtower of Mt. Macistus who, in turn, never delayed, or gave in heedlessly to sleep, so never failed his duty, as the fiery current ran on unbroken, signaling from afar, over the waters of Euripus, to the sentinels upon Messapion. And they too answered light by light, setting a bonfire of gray brushwood blazing. It never dimmed, the flame, or slowed, for now it overleaped the plains of Asopus, bright as a full moon, to Cithæron’s rock, where yet another convoy was ignited. [...] » (Translated by Alan Shapiro and Peter Burian, 2003)
Source : Lytton, Edward Bluwer (1837), “Athens, Its Rise and Fall”, Paris : Baudry’s European Library, pp. 228-229.
Source : Shaffner, Taliaferro Preston (1854), “Shaffner’s Telegraph Companion”, Devoted to the Science and Art of the Morse American Telegraph, Vol. I, New York : Pudney & Russell, p. 86.
Urls : http://www.poetry-archive.com/a/the_beacon_fires.html (last visited )

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