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1921 __ Dada Excursions
Comment : In April 1921 the Dadaist organize "excursions" in Paris to DADA "places", but the first organised visit failed because of rain.The trivial territories of Dada: choose a trivial urban place, something public; invite your friends and the public to a tour. On April 14, 1921, Saint-Julien-le-Pauvre was a venue for one of the last major performance art experiments in the history of the Dada avant-garde trend. Deemed a "Dada excursion", the event involved writers Tristan Tzara, André Breton, Philippe Soupault, as well as artist Francis Picabia. The group printed a pamphlet which read: "Today, at 3pm, in the garden of St-Julien-le-Pauvre church, Dada [...] extends a free invitation to its friends and enemies to join it in visiting the church's buildings. It will not be an anticlerical demonstration, as one would be inclined to believe, but rather a new interpretation of nature applied this time not to art, but to life.". (Jacques-Yves Conrad, “Promenade surréaliste sur la colline de Montmartre”, at the University of Paris III: Sorbonne Nouvelle Center for the Study of Surrealism)As they distributed copies, they shouted insulting or provocative slogans to passers-by: "Be dirty!... One must trim his nose as one trims his hair!... One must wash her breasts like she washes facecloths...". The "Dada excursion", conceived as a manner to revive the public's awareness of Dada, failed to gain needed attention, and, together with a mock trial of reactionary writer Maurice Barrès held later in the year, helped create a rift between Tzara's group and the future Surrealists Breton and Picabia. (Hans Richter, “Dada. Art and Anti-art”, Thames & Hudson, London & New York, 2004, p.183-185)[A] tradition needs to be written, beginning, perhaps, with the "Dada-Season" in the spring of 1921, a series of manifestations that sought to involve the Parisian public. The most salient of these events was an "excursion" (hosted by Andre Breton, Tristan Tzara, Louis Aragon, et al.) to the church of Saint Julien le Pauvre that drew more than one hundred people despite the pouring rain. The inclement weather cut the tour short and prevented an "auction of abstractions" from being realized. In this Dada excursion, as in the examples given above, intersubjective relations weren't an end in themselves but rather served to unfold a more complex knot of concerns about pleasure, visibility, engagement, and the conventions of social interaction. (Claire Bishop, “The social turn: collaboration and its discontents”, Artforum International, February 1, 2006)Early examples of site-specific practices include the 1921 Dadaist excursions in Paris, the Surrealist experiments with “deambulation” in 1924, and later the Flux tours of the 1970’s in New York.
French comment : Des Excursions et visites dada sont [...] prévues. Le Jeudi 14 Avril, à 3 heures a donc lieu la première manifestation publique Dada de cette saison, à l’église Saint Julien-le-Pauvre. [...] [Un] tract est distribué boulevard Saint-Michel, certainement par quelques membres du groupe parisien. L’église Saint Julien-le-Pauvre est choisie car elle est centrale et à l’avantage d’avoir un jardin assez vaste pour accueillir la manifestation. Le jour du spectacle, les Dadas improvisent des numéros sous la pluie. Ribemont-Dessaignes joue au guide avec un dictionnaire Larousse entre les mains. Il lit au hasard un article devant un monument ou une sculpture. Les spectateurs repartent avec des "enveloppes-surprises" contenant des phrases, des cartes de visite, des symboles érotiques, des billets de cinq francs, etc. D’après les récits qui en sont faits, la manifestation est ratée et sans enthousiasme. Normalement d’autres "visites" auraient dû se dérouler au Musée du Louvre, aux Buttes-Chaumont, à la gare Saint Lazare, au canal de l’Ourcq et au Mont du Petit Cadenas. L’échec de cette première tentative décourage cependant les Dadas. (Aude Blanchard-Dignac, “La typographie des tracts de Dada à Paris 1920-1923”, 2007)En 1921, le mouvement Dada est le premier à faire d'une excursion à travers la ville un geste artistique. C’est la visite de l’Église Saint-Julien-le-Pauvre, choisie pour son absence absolue de valeur esthétique, un ready-made urbain signé par la présence de Tzara, Breton et quelques autres. A leur suite, se développe tout un ensemble de pratiques exploratoires qui sont autant de tentatives pour renouveler le regard sur la ville. (Laurent Malone)Sur le plan théâtral, on peut situer la révolution dadaiste aux environs d’Avril 1921, lorsque Breton suggéra aux Dadaistes de se rencontrer non plus dans les salles d'exposition et de théâtre mais de faire une série d'excursions et de visites. Ainsi Breton et Tzara firent une conférence dans le jardin de l'église Saint-Julien le Pauvre, et Ribemond-Dessaignes conduisit un Tour [sic] en lisant à haute voix les définitions du dictionnaire. En Mai 1921, les Dadaistes transformèrent l'exposition de collages de Max Ernst à la Galerie “Au Sans Pareil” en une véritable performance de musique théâtrale. Benjamin Perret et Charchoune, portant des gants blancs, se serraient la main continuellement. Aragon miaulait dans un coin. Breton mâchait des allumettes. Soupault et Tzara jouaient à cache-cache. Ribemond-Dessaignes hurlait "Il pleut sur mon crâne". Jacques Rigaut à la porte comptait à haute voix les voitures qui arrivaient et les perles des dames qui entraient à l'exposition. (Ben Vautier)
Original excerpt : « Excursions et Visites DADA.Dada 1ère Visite Église Saint Julien le Pauvre.Jeudi 4 avril à 3h. Rendez-vous dans le jardin de l'Église, Rue Saint Julien le Pauvre.(Métro Saint-Michel et Cité).DADA Un Culte Nouveau.La Propreté est le luxe du pauvre Soyez sale.Prochaines Visites : Musée du Louvre, Buttes Chaumont, Gare Saint-Lazare, Mont du Petit Cadenac, Canal de l'Ourcq, etc.Courses Pédestres dans le Jardin.On doit couper son nez comme ses cheveux.Lavez vos seins comme vos gants.Les dadaïstes de passage à Paris voulant remédier à l'incompétence de guides et de cicerones suspects, ont décidé d'entreprendre une série de visites à des endroits choisis, en particuleir à ceux qui n'ont pas vraiment de raison d'exister.C'est à tort qu'on insiste sur le pittoresque (Lycée Janson de Sailly), l'intérêt historique (Mont Blanc) et la valeur sentimentale (la Morgue).La partie n'est pas perdue mais il faut agir vite.Prendre part à cette première visite c'est se rendre compte du progrès humain, des destructions possibles et de la nécessité de poursuivre notre action que vous tiendrez à encourager par tous les moyens.En haut le haut ! En bas le bas *.Merci pour le fusil.DISTRIBUTION DE BAS DE SOIE A 5,85.et encore une fois BONJOUR.Sous la conduite de : Gabrielle BUFFET, Louis ARAGON, ARP, André BRETON, Paul ÉLUARD, Th. FRAENKEL, J. HUSSAR, Benjamin PÉRET, Francis PICABIA, Georges RIBEMONT-DESSAIGNES, Jacques RIGAUT, Philippe SOUPAULT, Tristan TZARA.(Le piano a été mis très gentiment à notre disposition par la maison Gavault.). »
Source : Bishop, Claire & Groys, Boris (2009), “Bring the Noise”, Tate etc., Issue 16 / Summer 2009.
Source : Bonnett A. (1992), "Art, ideology, and everyday space: subversive tendencies from Dada to postmodernism", Environment and Planning D: Society and Space 10(1), pp.69-86.
Source : Bishop, Claire (2006), “The social turn: collaboration and its discontents”, Artforum International, February 1, 2006.
Urls : http://www2.khm.de/mk/seminar/export/re-active/TRANS_GEN/SAO_trans/dada360.jpg (last visited ) http://perso.univ-lyon2.fr/~edbreuil/dada/memoire/adb/II/a.html (last visited ) http://sdrc.lib.uiowa.edu/dada/Excursions_and_visites_Dada/index.htm (last visited ) http://surrealisme.skynetblogs.be/post/6284254/dada-souleve-tout (last visited ) http://www.tate.org.uk/tateetc/issue16/futurism1.htm (last visited )

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