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1275 __ Speaking head
Albertus Magnus (Albert le Grand) (1193-1280)
Comment : Also known as Count Albert von Bollstadt, this Dominican scholar and mentor of Thomas Aquinas studies the rainbow effect of light and says it's velocity is finite, but great.Although the ancient speaking statues and the Greek head of Orpheus at Lesbos were "fakes".their effect was produced by concealed priests whose words reached the statue's lips through a tube, or by ventriloquism.these examples deserve attention, by merit of their outward appearance and effect. The nineteenth-century Scottish physicist David Brewster portrayed these statues as a facade that empowered the elites to enslave the ignorant masses. The long history of mythical speaking mechanisms often involved the supernatural. These tales usually connect mechanical dexterity with sorcery. Gerbert (Pope Sylvester III from 999 to 1003) constructed a speaking head of brass (whose vocabulary was limited to "yes" and "no"). The builder was subsequently accused of practicing magic. Albertus Magnus allegedly constructed a head of earthenware that could move and speak. Legend has it that Thomas Aquinas (Albertus Magnus’s pupil) was so terrified when he saw the head that he smashed it, causing the maker to exclaim, "There goes the labor of thirty years". Another version says that Albertus was using strange tools and devices to construct a statue of a beautiful girl. When Thomas discovered her, she said, "Salve, salve", and he was convinced that the devil was involved in its fabrication. (Thomas L. Hankin and Robert J. Silverman)Quoted in : “Magiae Naturalis”, Kircher 1558 / quoted in “Mercury”, Wilkins 1641 / Speaking head, Wilkins, 1654 / “Thaumaturgus”, Schott, 1657 / Speaking Instruments, Kratzenstein, 1745, etc.
French comment : En 809, le grand calife Haroun al-Rachid aurait offert à Charlemagne une pendule animée , qui serait le premier automate mécanique, dans le sens d'horlogerie interne ! Son mouvement est mû par un contrepoids : les heures marquées par l'ouverture de douze fenêtres auraient lâché un nombre de billes de métal égal à l'heure qui sonnait, par percussion contre une cloche… Au XIIe siècle, Roger Bacon (1212-1292) mit au point une tête parlante rudimentaire, tandis qu'Albertus Magnus concevait un homme de fer [selon Mihalic, il s’agirait de l’inverse, l’Homme de Fer de Bacon, et la tête parlante pour Albert le Grand) . Mais l'Eglise se dressant contre la création de ces êtres artificiels, l'évêque Albert le Grand (1193 - 1280) passa outre et construisit un robot en métal et bois 30 ans durant ! Son élève Thomas d'Aquin, qui y vit un lien au démon, le brûla ! Au XIIIe siècle, l'Occident créa ses Jacquemarts , des figurines en fonte armées d'un marteau frappant les heures sur une cloche, tout en enchaînant moult mouvements… Ainsi en fut-il du coq datant de 1352 de l'horloge de la cathédrale de Strasbourg : quand sonne midi, il ouvre le bec, tire la langue, bat des ailes, ébouriffe ses plumes, et crie cocorico ! On ajouta ensuite d'autres personnages pour annoncer les quarts et les demies. Léonard de Vinci, dont on connaît l'inventivité dans les appareils grâce à ses carnets, conçut divers oiseaux volants , et même un lion articulé à engrenages et roues, qu'il présenta et fit marcher devant François 1er. Son poitrail s'ouvrait, découvrant les armes de la Royauté. Enfin en 1642, Pascal (1623-1662) mit au point le premier automate logique (programmé) avec une calculatrice, la Pascaline, qui est l'ancêtre direct de l'ordinateur !. (Damien HAVARD-dit-DUCLOS, "Les premiers Automates : de l'Antiquité à 1973")On a plus d'une fois construit des machines acoustiques dont les sons, engendrés par le passage d'un courant d'air dans une anche, reproduisaient tant bien que mal le son de la voix. On assure, dit M. Milne-Edwards dans ses Leçons sur la physiologie et l'anatomie comparée de l'homme et des animaux, qu'une tête parlante fut construite en bronze par Gerbert, qui, en 999, monta sur la trône pontifical sous le nom de Sylvestre II. Albert le Grand avait construit en terre une machine analogue, que son disciple Saint Thomas d'Aquin aurait brisée. Le P. Kircher paraît en avoir possédé une semblable. (Compiled by Steven Connor. as part of The Dumbstruck Archive, a continuing, online supplement to Dumbstruck: A Cultural History of Ventriloquism Oxford: Oxford University Press, 2000.)Le premier essai de machine à calculer que nous trouvons après celui de Gerbert [d’Aquitaine] est ce qu'on a appelé la tête parlante d'Albert surnommé le Grand. On avait trouvé dans quelques manuscrits que ce laborieux dominicain avait fait une tête d'airain qui répondait sans hésiter à toutes les questions qu'on pouvait lui adresser, et les critiques ont dit avec raison que c'était là un conte absurde, attendu qu'une tête artificielle ne peut pas avoir de raisonnement suivi. S'ils avaient eu un peu plus d'érudition, ces critiques auraient su que le fait de la tête d'airain est vrai; seulement, au lieu de répondre à toutes les questions, elle se bornait à répondre à des questions sur les nombres; seulement encore, au lieu de prononcer ses réponses, elle les présentait écrites entre ses lèvres entr'ouvertes, à l'aide de rubans mus par un mécanisme intérieur. En d'autres termes, la tête d'airain, construite par Albert le Grand, était tout simplement une machine à calculer, exécutant quelques additions et quelques multiplications composées d'un petit nombre de chiffres. Roger Bacon, contemporain d'Albert le Grand, construisit, lui aussi, une tête d'airain qui répondait à certaines questions. Elle a été ridiculisée comme celle du religieux allemand. C'est avec aussi peu de fondement; car cette tête de Roger Bacon n'était qu'une machine à calculer, faite en rivalité de celle d'Albert le Grand. Il est presque inutile de dire qu'en enfermant dans une tête le mécanisme à l'aide duquel se déroulaient les rubans numérateurs, on avait pour unique but de faire paraître plus extraordinaires les réponses arithmétiques qui venaient apparaître entre les lèvres de la tête d'airain, dont le mécanisme était mû par quelque pédale cachée sans doute. (JACOMY-RÉGNIER, "HISTOIRE DES NOMBRES ET DE LA NUMÉRATION MÉCANIQUE", PARIS: IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE CENTRALES DE NAPOLÉON CHAIX ET Cie, 1855)
Source : Hankins, Thomas L. and Silverman, Robert J. (1995), “Instruments and the Imagination”, Princeton University Press (1999), p. 179.
Urls : http://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?mode=imagepath&url=/mpiwg/online/permanent/library/U524S0CE/pageimg&viewMode=images (last visited ) http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=450 (last visited ) http://www.er.uqam.ca/nobel/mts123/division_john_smith.html (last visited ) http://musinf.free.fr/texte/Alex24-II.pdf (last visited ) http://www.bbk.ac.uk/english/skc/dumbstruck/archive/faber.htm (last visited ) http://www.hervedavid.fr/francais/phono/Coeuroy%20article%201931.htm (last visited ) http://herve.delboy.perso.sfr.fr/roger_bacon.html (last visited ) http://www.gutenberg.org/files/27936/27936-h/27936-h.htm (last visited )

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