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ca 1100 __ « Naturalis concordia vocum cum planetis »
Anonymous (?-?)
Comment : Two essays provide nuanced information about the music of the spheres: Susan Rankin's "Naturalis Concordia Vocum Cum Planetis: Conceptualizing the Harmony of the Spheres in the Early Middle Ages' and Gilles Rico's "Auctoritas cereum habet nasum: Boethius, Aristotle, and the Music of the Spheres in the Thirteenth and Early Fourteenth Centuries' While the base ideology of musica mundana, musica humana, and musica instrumentalis remains unchallenged, the scholars present new material and creative interpretations that reconcile conflicting ideologies of Boethius and Aristotle. (Catherine Henze, The Medieval Review)The twelfth century hymn "Naturalis concordia vocum cum planetis" is the oldest musical work known to be inspired by the harmony of the spheres. The song is a versified formula of planetary music with a concordance scale between planets and musical tones. Manuscript reference : Ms. 7203, Paris, Bibliothèque nationale de France, Anonymous, originating from Fleury-sur-Loire (France), first half of the twelfth century, f. 2v-3r. (Jérôme Joy, 2010)
French comment : L'hymne du 12e siècle "Naturalis concordia vocum cum planetis" est l'œuvre musicale la plus ancienne connue inspirée de l'harmonie des sphères. « Est planetarum similis concordia; Naturalis concordia vocum cum planetis. Est planetarum similis concordia vocum [...] » (formule versifiée de musique planétaire suivie d’une échelle de concordance entre les planètes et des tons musicaux). (Compiled from various sources)Si la théorie de la musique des sphères possède un côté plutôt séduisant dans son principe d’unification, il faut être très prudent dans la recherche de ses applications musicales. Moins on a de sources fiables et plus il est tentant de trouver que toute la musique écrite à une certaine époque est le reflet des connaissances scientifiques de l’époque citée. C’est par exemple le cas pour l’œuvre anonyme « Naturalis concordia vocum cum planetis », probablement écrite au début du 12ième siècle, qui d’après Kelkel n’est rien moins que « ... la première œuvre musicale, inspirée de l’harmonie des sphères qui nous soit parvenue… » (Kelkel 1988, p.104). Cette déclaration est ensuite reprise textuellement par Dominique Proust (Proust, 1990) qui, pour confirmer cette annonce, affiche en même temps la gamme dans laquelle chaque hauteur est symbolisée par un objet céleste. En effet, l’explication est à portée de main, surtout si l’on prend en compte le titre de la pièce, où l’on découvre l’utilisation des mots « planètes », « harmonie » et « naturel ». Mais le titre n’est pas en soi une preuve tangible d’une quelconque relation entre la pièce et l’harmonie des sphères, même si c’est une indication précieuse. Avec si peu d’indications à l’appui, l’œuvre est par la suite considérée par Le Vot comme « …une mélodie classique dans l’échelle de ré, et dont le dernier membre mélodique énonce l’échelle montante » (Le Vot, 1997, p.30). Il est difficile d’admettre qu’à une époque, où le symbolisme et les liens cosmisques sont une préoccupation majeure13, une composition avec un titre aussi évocateur que « Naturalis concordia vocum cum planetis » ne puisse être que le fruit du hasard. Pourtant, sans preuve il est difficile d’affirmer ou d’infirmer un tel dire. Le mystère demeurera intact et finalement pour le bonheur de tous, permettant ainsi de méditer sur la question posée. (Alexander Mihalic)Naturalis concordia vocum - Anonyme XIIe - Est planetarum similis concordia; Naturalis concordia vocum cum planetis. Est planetarum similis concordia vocum [...] (formule versifiée de musique planétaire suivie d’une échelle de concordance entre les planètes et des tons musicaux). Manuscrits : Ms. 7203, Paris, Bibliothèque nationale de France, originaire de Fleury-sur-Loire, première moitié XIIe siècle, f. 2v-3r. (musicologie.org)
Original excerpt : « Naturalis concordia vocum cum planetis. ; Est planetarum similis concordia vocum ; A terra cælo diuinus scanditur ordo ; Tullius hos numeris sic sursum scandit ab imis ; Luna, Ermes, Venus et Sol, Mars Iouis atque Saturnus ; Ordine consimili debes voces modulari ; Primam da Lunæ, quae fertur proxima terræ ... ; Vocibus his octo diapason clauditur ordo ... ; Septem dissimiles species daiapason habentur ; Tresque diatesseron, diapente quatuor extant ; Quo sunt dissimiles cantus nutantque sapores ... ; Septem planetæ, septem discrimina vocum ; Aecclesiæ septem vel dona Flaminis almi ; Perque dies septem solaris voluitur annus ; Sex labor et septem requies, fit vita per octo ; Viuitur octauo post septem milia credo ; Heptadis hic numerus cunctis rebus fere nodus. » (Eleventh century manuscript ; cited by J. Handschin, "Ein ma. Beitrag zur Lehre von der Sphärenharmonie", In 'Zeitschrift für Musikwissenschaft' 9, pp. 193-208, 1927)
Source : Rankin, Susan (2005), "Naturalis Concordia Vocum Cum Planetis: Conceptualizing the Harmony of the Spheres in the Early Middle Ages", in : S. Clark & E. E. Leach (éd.), Citation and Authority in Medieval and Renaissance Musical Culture. Learning from the learned (Woodbridge, 2005), pp. 3-19.
Source : Handschin, Jacques (1927), "Ein mittelalterlicher Beitrag zur Lehre von der Sphärenharmonie". In«Zeitschrift für Musikwissenschaft» (9) 1927, pp. 193-208.
Source : Gastoué, Armand (1936), "L’Église et la musique". pp. 32-35. Paris: Grasset.
Source : Chailley, Jacques (1950), "Histoire musicale du Moyen-Âge". p. 24, Paris: P.U.F.
Source : D'Alverny, Marie-Thérèse, (1964), “Les Muses et les Sphères Célestes”. In 'Classical Mediaeval and Renaissance Studies in honor of Berthold Louis Ullman', Volume 2. Edited by Charles Henderson Jr. pp. 8-20. Roma : Edizioni di Storia e Letteratura.
Urls : http://musinf.free.fr/texte/Alex24-II.pdf (last visited ) http://www.musicologie.org/sites/t/theorie_12e.html (last visited )

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