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ca 900 __ Musical automats
Leo the Mathematician (Léon le Mathématicien ou le Philosophe) (866-912)
Comment : The earliest medieval accounts of automatic singing birds date from the ninth century. It is said that Leo the Mathematician (or Leo the Philosopher) (b. Sept. 19, 866.d. May 11, 912, Constantinople), the cleverest man in Byzantium in the 9th century, built two automatons for the Emperor Theophilos Ikonomachos which had artificial trees and singing birds. Lindprand, later Bishop of Cremona, was sent on an embassy to Constantinople in 949, and reported on the appearance of just such a mechanism: « In front of the Emperor's throne was set up a tree of gilded bronze, its branches filled with birds, likewise made of bronze gilded over, and these emitted cries appropriate to their different species. Now the Emperor's throne was made in such a cunning manner that at one moment it was down on the ground, while at another it rose higher and was seen to be up in the air. This throne was of immense size and was, as it were, guarded by lions, made either of bronze or wood covered with gold, which struck the ground with their tails and roared with open mouth and quivering tongue » (Bishop Lindprand, “Narrative of the voyage to Constantinople in 949”).Around 1250 Konrad von Würzburg described an artificial tree with automated birds that could sing and flap their wings (The New Grove Dictionary of Musical Instruments, s.v. "bird instruments"). (Joseph Dillon Ford.)
French comment : Au VIe siècle Alexandrie est la capitale scientifique du monde méditerranéen grâce à sa bibliothèque et son activité d'enseignement ; la science antique est le point de départ de toutes réflexions innovantes. L'un des grands créateurs de l'époque est Anthémios de Tralles : à partir des traités d'Héron d'Alexandrie sur les procédés hydrauliques, il imagine un dispositif fondé sur l'utilisation de la vapeur, pour simuler un séisme chez son adversaire Zénon le rhéteur ; à partir des commentaires d'Archimède par Eutokios d'Askalon (sur la mesure du cercle, la sphère et le cylindre), il conçoit avec Isidore de Milet l'architecture de Sainte-Sophie, chantier monumental qui leur permet d’élever la plus grande coupole de l'époque ; Anthémios redécouvre également le principe des miroirs ardents d'Archimède. Le IXe siècle est également une période riche en inventions, surtout grâce à la créativité de Léon le Mathématicien. C'est peut-être lui qui, s'appuyant sur Héron d'Alexandrie, invente les automates, mus par de l'eau et des soufflets à air comprimé, qui ornaient la salle de réception des ambassadeurs étrangers et qui impressionnèrent tant Liutprand : le trône de Salomon s'élevait, des oiseaux chanteurs battaient des ailes, des lions rugissaient (Cf. Liutprand de Crémone (920 (ou 922 ?)-972), De Legatione Constantinopolitana (?)). On lui doit en tous cas avec certitude un télégraphe optique qui, par une série de fanaux disposés entre le Taurus et Constantinople, avec deux horloges synchronisées disposées aux deux bouts, permettait de relayer très rapidement l’information d'une invasion prochaine de l'Empire. (Institut du monde arabe)Selon le dictionnaire Larousse, un automate est "une machine qui, par le moyen de dispositifs mécaniques, pneumatiques, hydrauliques, électriques ou électroniques, est capable d'actes imitant ceux des corps animés." Par ailleurs, on désigne par le terme "androïde" tout automate à figure humaine. Dans sa forme la plus aboutie, l'androïde est doté de mouvements et de dimensions qui copient étroitement la nature. Les véritables automates sont nés en plein siècle des lumières avec l'art de l'horlogerie. Cette époque, dominée par l'esprit scientifique, et, plus précisément, par la conception biomécanicienne de l'être humain, voit naître de nombreuses créatures artificielles qui tentent de copier trait pour trait la nature : androïdes et animaux mécaniques sont ainsi réalisés par des horlogers-mécaniciens attirés par la médecine et les sciences naturelles. Leur but n'est pas de divertir mais de faire progresser la science en s'entourant de médecins et de chirurgiens dans l'élaboration des différents organes artificiels. Les grands automatistes de cette époque sont : Vaucanson, Friedrich Von Knauss, le Baron Von Kempelen, Pierre et Louis Jaquet-Droz, l'abbé Mical, et Kintzing. Chacun des êtres artificiels réalisés au XVIIIème siècle était généralement une pièce unique qui résultait d'un long et fastidieux travail d'élaboration. Mais le résultat était impressionnant : de nombreux androïdes, souvent très complexes et remplissant des fonctions bien réelles, furent construits : automates écrivains, dessinateurs ou musiciens. Les animaux artificiels, nés, eux aussi, de cette philosophie, avaient un comportement qui copiait presque parfaitement le monde animal : paons, insectes, chiens, cygnes, grenouilles, éléphants, écrevisses et canards constituaient, entre autre, le bestiaire de ces créateurs - zoologistes. On croit que les premiers appareils de musique mécanique a commencé comme des flûtes ou des organes à commande hydraulique, avec le chant des oiseaux automates pauvres ». Philon de Byzance (ca. 280 avant notre ère - 220 avant notre ère), aussi connu comme Philon Mechanicus et mathématicien, Apollonius de Perge (env. 262 avant notre ère - 190 avant notre ère). Près d'un millier d'années plus tard, le premier programme musical a été développée par trois frères Connu sous le nom de Musa Banu de Bagdad pour exécuter flûtes hydraulique à grande échelle. À la mi-CE-800, composé de deux automates d'arbres artificiels et le chant des oiseaux ont été inventés par Léon le Mathématicien de Théophile empereur de Byzance. (T.I.L. Productions, Paris & Reuge Music)L'idée des automates date de la haute Antiquité. Mais la tentation serait trop grande d'en faire remonter l'origine aussi loin, sans autres précisions. On trouve ainsi dès l'Egypte pharaonique, un masque Anubis avec une mâchoire mobile, et bien plus tard au XVIIe siècle au Japon, des poupées articulées ( cf. infra ). On ne saurait vraiment les qualifier d'automates et moins des robots encore, mais on y reconnaît déjà un artifice ou un mécanisme nécessaire au mouvement. C'est là en effet une condition sine qua non pour distinguer les automates des représentations purement anthropomorphes ou zoomorphes. Etymologiquement, automate signifie « se mouvoir par soi-même », si bien que stricto sensu il ne peut être d'automates autonomes ! D'ailleurs, il leur faut toujours une énergie extérieure, mécanique ( impulsion, ressort ) ou énergétique ( électricité, induction, combustion, chaleur, etc. ). Ce n'est qu'avec le récent développement des photopiles, et par temps dégagé, que les automates dignes de ce nom existent. Mais avant, un peu d'histoire des techniques. En -380, Archytas de Tarente, ami de Platon, se construisit un pigeon mécanique en bois : Suspendu à l'extrémité d'une barre, il tournait sur lui-même grâce à un jet d'air comprimé ! Les premiers automates hydrauliques et pneumatiques furent mis au point vers -270 à Alexandrie. Les fontaines animées de Ctébios avaient des figurines mobiles et des oiseaux chantants. Son disciple Héron rédigea le Traité des Automates, dont on a retrouvé une quinzaine d'exemplaires sur la construction d'automates comme démonstration scientifique. Philon de Byzance monta même un théâtre d'automates remplaçant les acteurs pour attirer et distraire le peuple. Mais l'exercice s'arrêta au déplacement de figures légères, grâce à l'utilisation d'eau et d'air. On ignorait encore alors les grandes sources énergétiques comme le pétrole ou l'électricité, et le potentiel du charbon n'était encore que faiblement connu. En 295, l'empereur Dioclétien détruisait Alexandrie. Mais les savants arabes récupérèrent quelques siècles plus tard les manuscrits de Héron, en ajoutant des inventions de leur cru. Ce sont ces propres traités qui inspirèrent à la Renaissance, notamment en Italie, la construction d' automates hydrauliques dans les grottes et jardins. On en garde des témoignages écrits par André du Chesne, ainsi qu'une série de gravures par Abraham Bosse conservées aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. (Damien HAVARD-dit-DUCLOS, "Les premiers Automates : de l'Antiquité à 1973")
Source : Buchner, Alexander (1954), “Mechanical Musical Instruments”. Trans. Iris Urwin, London: Batchworth Press.
Source : Ford, James Dillon (1995), "From Vocal Memnon to the Stereophonic Garden : a short history of sound and technology in landscape design", a paper prepared for CELA, Council of Educators in Landscape Architecture Annual 1995.
Source : quoted in reference note and annotation by Steven Moore, In Gaddis, William (2002), “Agapē Agape”, New York : Viking Press.
Urls : http://www.newmusicclassics.com/resume_folder/cela_1995.html (last visited ) http://www.williamgaddis.org/agape/aanotes.shtml (last visited ) http://www.qantara-med.org/qantara4/public/show_document.php?do_id=1172 (last visited ) http://www.automates-boites-musique.com/histoire-lutece-creation-automate-boite-musique.html (last visited ) http://cem.revues.org/index1552.html (last visited ) http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=450 (last visited ) http://www.youtube.com/watch?v=75CXFwgslsY (last visited )

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