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ca 560 __ Battle of the Books
Columba (Saint Colomban) (540-615)
Comment : Diarmait mac Cerbaill (died c. 565) was King of Tara or High King of Ireland. Diarmait was defeated at the battle of Cúl Dreimne (near Ben Bulben in modern County Sligo) in 560 or 561. This was the "Battle of the Books", supposedly the result of Diarmait's judgement in a dispute between Columba and Finnian of Moville. Columba, it is said, had secretly copied a book belonging to Finnian, and the matter of ownership of the copy had come to be settled by Diarmait, who adjudged in Finnian's favour, reportedly saying « [t]o every cow its calf and to every book its copy. » Columba sought support from his kinsmen among the Cenél Conaill and the Cenél nEógain of the northern Uí Néill who went to war with Diarmait. This is a late tradition, and annalistic accounts claim that the battle was fought over Diarmait's killing of Diarmait of Curnán, son of Áed mac Echach (d.575), the King of Connacht who was under Columba's protection. (Compiled from various sources)
French comment : La première dispute connue sur la paternité d'un texte eut lieu aux alentours de 560 entre saint Colomban et saint Finnian. Le premier aurait secrètement copié un psautier que le second lui avait confié. Finnian aurait ainsi contesté à Colomban le droit de faire cette copie, et Diarmaid mac Cearbhaill, haut roi d'Irlande, aurait tranché le cas en faveur de Finnian, bien que la copie elle-même soit le fruit d'un travail de Colomban. L'histoire, sujette à caution, est racontée par Montalembert dans “Les Moines d'Occident, depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard”, 1860. (Compiled from various sources)
Original excerpt 1 : « A similar narrative [to that of “Longarad with the white legs”], more authentic but not less singular, serves an introduction to the decisive event which changed the destiny of Columba, and transformed him from a wandering poet and ardent bookworm into a missionary and apostle. While visiting his ancient master, Finnian, our saint found means to amke a clandestine and hurried copy of the abbot’s Psalter, by shutting himself up at night in the church where the Psalter was deposited, lighting his nocturnal work, as happened to I know not what Spanish saitn, by the light which escaped from his left hand while he wrote with the right. The abbot Finnian discovered what was going on by means of a curious wanderer, who, attracted by that singular light, looked in through the keyhole, and while his face was pressed against the door had his eye suddenly torn out by a crane, one of those familiar birds who were permitted by the Irish monks to seek a home in their churches. Indignant at what he thought a theft, Finnian claimed a copy when it was finished, on the ground that a copy made without permission ought to belong to the master of the original, seeing that the transcription is the son of the original book. Columba refused to give up his work, and the question was referred to the king in his palace at Tara. King Diarmid, or Dermott, supreme monarch of Ireland, was, like Columba, descended from the great king Niall, but by another son that he whose great-grandson Columba was. [...] The king might accordingly be regarded as a competent judge in a contest at once monastic and literary; je might even have been suspected of partiality for Columba, his kinsman.and yet he pronounced against him. His judgment was given in a rustic phrase which has passed into a proverb in Ireland.To every cow her calf (Le gach boin a boiniu, le gach leabhar a leabhran), and consequently, to every book its copy. Columba protested loudly. [...] The ecclesiastical immunity which he enjoyed in his quality of superior and founder of several monasteries ought to have, in his opinion, created a sort of sanctuary around his person [...]. Diarmid attemped to retain him by force in the neighbourhood; but, evading the vigilance of his guards, he escaped by night from the court of Tara, and directed his steps to his native province of Tyrconnell. [...] Columba arrived safely in his province, and immediately set to work to excite against King Diarmid the numerous and powerful clans of his relatives and friends, who belonged to a branch of the house of Niall distinct from and hostile to that of the reigning monarch. His efforts were crowned with success. The Hy-Nialls of the North armed eagerly against the Hy-Nialls of the South, of whom Diarmid was the special chief. [...] It was the north and the west of Ireland which took arms against the supreme king. Diarmid marched to meet them, and they met in battle at Cool-Drewny, or Cul-Dreimhne, upon the borders of Ultonia and Connacia. He was completely beaten, and obliged to take refuge at Tara. [...] As for the manuscript which had been the object of this strange conflict of copyright elevated into a civil war, it was afterwards venerated as a kind of national, military, and religious palladium. Under the name of “Cathac”, or “Fighter”, the Latin Psalter transcribed by Columba, enshrined in a sort of portable altar, became the national relic of the O’Donnell clan. [...] It has escaped a by miracle from the ravages of which Irland has been the victim, and exists still, to the great joy of all learned Irish patriots. » (Translated by Charles Forbes Montalembert)
Original excerpt 2 : « Un récit analogue [à celui de la malédiction de “Longarad aux jambes blanches”], plus authentique mains non moins singulier, sert d’introduction à l’événement décisif qui changea la destinée de Columba et le transforma de poëte vagabond et d’érudit passionné en missionnaire et apôtre. Étant en visite chez son ancien maître Finnian, notre saint trouva moyen de faire une copie clandestine et pressée du psautier de cet abbé, en s’enfermant la nuit dans l’église où le psautier était déposé, et en s’éclairant pour ce travail nocturne de la lumière qui s’échappait de sa main gauche, comme il arriva à je ne sais plus quel saint de la légende espagnole, pendant qu’il écrivait de la droite. L’abbé Finnian apprit ce qui se passait d’un explorateur qui, attiré par cette lueur singulière, avait regardé à travers le trou de la serrure et, pendant qu’il appliquait son visage contre la porte, avait eu l’œil crevé par un coup de bec que lui avait lancé à travers la fente une grue, un de ces oiseaux familiers à qui les religieux irlandais permettaient d’élire domicile dans leurs églises. Indigné de ce qu’il regardait comme un larcin, Finnian réclama la copie dès qu’elle fut terminée, en se fondant sur ce qu’une copie faite sans permission devait appartenir au maître de l’œuvre originale, vu que le livre transcrit est le fils du livre original (Son-book). Columba refusa de se dessaisir de son œuvre. On en référa au ro, en son palais de Tara. Le roi Diarmid, ou Dermott, monarque suprême de l’Irlande, descendait, comme Columba, du grand roi Niall, mais par un autre fils que celui dont Columba était l’arrière-petit-fils. [...] Ce roi pouvait donc être regardé comme un juge compétent dans un conflit à la fois monastique et littéraire; il devait être suspect de partialité pour Columba, son parent, et cependant il se prononça contre lui. Son jugement se formula en un dicton rustique qui passa en proverbe chez les Irlandais : “À chaque vache son veau” (Le gach boin a boiniu, le gach leabhar a leabhran), et par conséquent à chaque livre sa copie. Columba protesta hautement [...] L’immunité ecclésiastique dont il jouissait, en sa qualité de supérieur et de fondateur de plusieurs monastères, aurait dû, selon lui, créer une sorte de sanctuaire autour de sa personne. [...] Diarmid voulut le faire retenir aurpès de lui; mais, trompant la vigilance de ces gardes, il s’évada de nuit de la cour de Tara et se dirigea vers sa province natale de Tyrconnell. [...] Parvenu sain et sauf dans sa province, Columba ne négligea rien pour exciter contre le roi Diarmid les clans nombreux et puissants de ses proches et amis, qui formaient une branche de la descendance de Niall, distincte et ennemie de celle dont était le monarque régnant. Ses efforts furent couronnés avec succès. Les Hy-Nialls du Nord s’armèrent avec empressement contre les Hy-Nialls du Sud, dont Diarmid était le chef spécial. [...] Le nord et l’ouest de l’Irlande prirent donc les armes contre le roi suprême. Celui-ci marcha au-devant d’eux, et les rencontra en bataille rangée à Cool-Drevrny, ou Cul-Dreimhne, sur les frontières de l’Ultonie et de la Connacie. Il fut complètement vaincu et obligé de se réfugier à Tara. [...] Quant au manuscrit qui avait été l’objet de cet étrange conflit de propriété littéraire dégénéré en guerre civile, il fut depuis lors vénéré comme une sorte de palladium national, militaire et religieux. Sous le nom de “Cathac” ou “Batailleur”, le psautier latin, transcrit par Columba, enchâssé dans une sorte d’autel portatif, devint la relique nationale du clan des O’Donnell. [...] Il a échappé comme par miracle aux dévastations dont l’Irlande a été victime, et il subsiste encore pour la plus grande joie des patriotes érudits de l’Irlande. » (Charles Forbes Montalembert)
Source : Byrne (2003), “A recent work on the battle is Brian Lacey, — The battle of Cúl Dreimne – a reassessment", In the Journal of the Royal Society of Antiquaries of Ireland, Vol. 133, p. 95.
Source : Montalembert, Charles de (1860), “ Les Moines d'Occident, depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard”, Paris : Jacques Lecoffre et Cie, Tome Troisième (1866), pp. 124-134.
Source : Source :'' ''Montalembert, Charles de (Charles Forbes Montalembert) (1860), “ The Monks of the West, from St. Benedict to St. Bernard”, Edingburgh and London : William Blackwood and Sons, Book III (1867), pp. 118-127.

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