NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1900 __ Phono-Cinéma-Théâtre
Henri Lioret (1848-1938), Maurice Gratioulet (1853-1933)
Comment : Excited by Edison’s phonograph but also disappointed by its limits in applying it to automated dolls and gambling machines, he reinvented the whole set-up. He came up with a number of significant ideas including the first really useful sound recording medium, the Lioret-Roll; they are gold-plated brass plates with celluloid covers that carry the grooves. He also invented the first resonator system. His Phono-Cinéma-Theatre in Paris was the first cinema worldwide to show silent pictures with synchronized sound. Alas, it existed only for three years. Henri Lioret was a pioneer in the manufacture of talking machines, and the recording of sound beginning in the 1890s. He was responsible for some of the most sophisticated technology available at the turn of the 20th century. (Compiled from various sources)
French comment : Clément-Maurice Gratioulet et Henri Lioret de France inventent un système basé sur un cylindre, le Photo-Cinéma-Théâtre, qui permet la présentation de courts métrages sur le théâtre ou l'opéra.Le Phono-Cinema-Theatre est un système de projection cinématographique développé à la fin du XIXe siècle par Henri Lioret de France et Clément-Maurice Gratioulet. Il consistait à synchroniser les voix des acteurs, enregistrées sur un phonographe à cylindre, aux images projetées. Il permit notamment la présentation de courts métrage lors de l'exposition universelle de 1900, à Paris. C'est lors de cette exposition que la première présentation publique de films alliant images et son eut lieu.Lors de l’Exposition universelle de 1900, les spectateurs se pressent devant la grande affiche du Phono-Cinéma-Théâtre dessinée par François Flameng. Le public s'émerveille en découvrant le programme l’invitant à voir et entendre les plus grands noms des scènes parisiennes : Sarah Bernhardt dans la scène du duel d’Hamlet, Cléo de Mérode dans une danse ancienne, Réjane dans Madame Sans Gêne, Coquelin Aîné dans Les Précieuses ridicules, Jeanne Hatto dans L’invocation à Diane d’Iphigénie en Tauride.. Clément Maurice, photographe de renom et familier des artistes en vogue, est l’ancien concessionnaire du Cinématographe Lumière au Grand Café se charge des prises de vues et des enregistrements phonographiques sur des cylindres en cire qui vont contribuer à la renommée de l’établissement. Le premier opérateur, Félix Mesguich, tourne la manivelle de la caméra en veillant à la bonne synchronisation de l’image et du son. Bénéficiant d’une réputation d’excellent professionnel de l’enregistrement dans le milieu artistique, Henri Lioret a été sollicité pour fournir les phonographes. Il propose naturellement L’Idéal, sa dernière création présentée dans son stand de l’Exposition, à quelques pas de l’attraction. L’appareil présente les caractéristiques requises pour l’utilisation souhaitée par Clément Maurice : outre sa puissance, son mouvement électrique est capable de supporter un fonctionnement quasi continu, ses cylindres en cire permettent l’enregistrement des artistes dans le petit studio et procurent une durée d’audition de 4 minutes. Dès le début, des articles élogieux saluent le spectacle ; le 18 juin, celui du Figaro rapporte obligeamment : « Grâce à la combinaison complète et absolue de ces deux merveilles, le phonographe et le cinématographe, on est arrivé à un résultat d’une rare perfection, dont il faut féliciter MM. Clément Maurice et Lioret. … Quant au phonographe, c’est également une pure merveille de netteté et de sonorité. ». (Wikipedia)
Source : Julien Anton (2006), "Henri Lioret, un horloger pionnier du phonographe", Paris, CIRES.
Urls : http://tpecinema.vefblog.net/2.html (last visited ) http://www.phonorama.fr/le-phono-cinema-theatre.html (last visited )

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