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ca 505 __ « De institutione musica »
Boethius (Anicius Manlius Torquatus Severinus Boetius) (480-525)
Comment : Boethius' De institutione musica, was one of the first musical works to be printed in Venice between the years of 1491 and 1492. It was written toward the beginning of the sixth century and helped medieval authors during the ninth century understand Greek music. In his "De Musica", Boethius introduced the fourfold classification of music: a) Musica mundana.music of the spheres/world; b) Musica humana.harmony of human body and spiritual harmony; c) Musica instrumentalis.instrumental music (incl. human voice); d) Musica divina.music of the gods.During the Middle Ages, Boethius was connected to several texts that were used to teach liberal arts. Although he did not address the subject of trivium, he did write many treatises explaining the principles of rhetoric, grammar, and logic. During the Middle Ages, his works of these disciplines were commonly used when studying the three elementary arts. (Compiled from various sources)
French comment : Boèce divise la musique en trois espèces: 1- La musique du monde (cosmique) - 2- La voix humaine - 3- La musique instrumentale. La musique ou harmonie cosmique se manifeste dans le ciel lui même, dans l’union des quatre éléments et dans la variété des saisons. Comme Aristote et Euclide, il postule que tout ce qui est en mouvement produit un son. Comment, en effet, pourrait-il se faire que la machine si rapide du ciel puisse se mouvoir dans une course muette et silencieuse. Bien que le son ne parvienne pas à nos oreilles, il serait impossible que des corps si grands, lorsqu’ils se meuvent si rapidement ne produisent d’aucune façon des sons. (De institutione musica, I, 2) Mais, comme Nicomaque, Boèce n’explique pas pourquoi on n’entend pas ces sons. Il ne connaissait pas celle d’Aristote (De Coelo II, 9) donnant l’explication des Pythagoriciens: On discerne un son que par son opposé, le silence. Un son continu n’est pas discernable, comme le forgeron qui finit de ne plus entendre les bruits auxquels il est habitué. Pour les anciens Grecs, les astres ont chacun leur son particulier en rapport avec les cordes de la lyre: Entre les cordes, à partir de l’hypate des moyennes jusqu’à la nète, et les astres, il existe une certaine analogie d’ordre et de distinction. En effet, l’hypate des moyennes est attribuée à Saturne; la parhypate est semblable au cercle de Jupiter. On rapproche de Mars la lichanos des moyennes. Le soleil obtient la mèse. Venus parée de la trite des conjointes. Mercure régit la paranète. La nète prend exemple sur le cercle de la lune. (Institutione musica, I, 27). (Jean-Marc Warszawski)Au VIe siècle, avant de composer une mélodie, on devait tout d’abord penser à la fonction du son. A cette époque, la musique est un domaine bien plus important qu’aujourd’hui. En effet, la métaphysique (qui est la base du son) ainsi que les mathématiques (qui agence la musique) en font parties. C’est Boèce (408-524), philosophe latin, qui fut à l’origine de cette conception qui est la suivante : Son idée est que, par la volonté de Dieu, toute les choses ainsi que tous les être vivants furent créés dans l’harmonie d’après l’ordre des nombres. Ainsi, si toutes les choses ont pour principe le nombre, la musique est par conséquent la science qui régit toutes ces choses (puisque les mathématique organise la musique et que les mathématiques sont La science des nombres). Boèce , emprunt de Quintilien et de Macrobe, observe trois branches en musique où se trouve cette harmonie universelle : -La Musica Mundana (la musique du monde) : C’est l’harmonie principale qui gouverne le déplacement des astres, des éléments, l’alternance des saisons mais c’est aussi la musique des sphères. C’est une musique causée par le mouvement concentrique des autres planètes autour de la Terre (puisque à l’époque nous pensions que la Terre était le centre de l’univers… ). D’après Boèce, nous ne l’entendrions plus à force d’habitude. -La Musica Humana (la musique de l’Homme) : C’est l’harmonie qu’il y a entre le corps et l’esprit, la raison, l’âme. C’est aussi avoir la conscience d’être en harmonie avec le reste de la Terre et de tout ses éléments. -La Musica Instrumentalis (la musique instrumentale) : Ici, c’est l’art qui doit imiter la nature. Si l’on pousse cette pensée un peu plus loin, on peut imaginer qu’il faut tenter de représenter l’œuvre de Dieu qui, d’après la bible, a lui même créé la nature. (Compiled from various sources)
Source : Boethius (ca 505), “De musica ou De Institutione Musica”. Transl. by Giovanni Marzi, Rome, Istituto italiano per la storia della Musica, 1990.
Source : Boethius (ca 505), “De musica ou De Institutione Musica”. Transl. by C. M. Bower, “Boethius, Fundamentals of Music”, New Haven, Yale University Press, 1989.
Source : Boethius (ca 505), “De musica ou De Institutione Musica”. Transl. by Christian Meyer : “Traité de la musique”, introduction, traduction et notes, Brepols, 2004.
Source : Bower, Calvin M. (1981), "The Role of Boethius' De institutione musica in the Speculative Tradition of Western Musical Thought," Boethius and the Liberal Arts: A Collection of Essays, ed. Michael Masi, Utah Studies in Literature and Linguistics 18. Bern, Frankfurt, and Las Vegas, 1981. pp. 157-74.
Urls : http://www.mirroroftheworld.com.au/inspiration/manuscripts/de_musica.php (last visited )

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