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1899 __ Théatrophone & Verdi trial
Comment : “Strauss in Madison Square Garden in 1890 : « During the performance of a polka entitled "The Phonograph" and dedicated to Edison, the Viennese maestro, to the applause of the public which demanded an encore, raised his baton ... but the orchestra did not move, and the polka was repeated by twelve machines that the Phonographic Society had placed around the platform of the orchestra ». With the development of "theatrophones" and other apparatus transmitting music long distance, the situation changed : allied with telephony, phonography drastically changed the delicate frontier between private and public performance. That is why, the same night that Strauss was conducting his concert at Madison Square Garden, "a host, giving a soiree in Morristown, used as dance music the orchestra that was playing twenty or thirty miles away". Little by little, the phenomenon of long-distance transmission began to affect "serious" music. So it was taken seriously by the courts. In 1899, Giuseppe Verdi won a trial against the Belgian Society of Private Telephony that, during the Exhibition of Electricity in Brussels, had placed, in the concert hall of the Society of Artistic Concerts, receivers allowing people to listen via telephone to a program on which a tune from "Rigoletto" was featured. The judgement clearly established that a long-distance transmission was a performance of the work. Mechanical instruments involved the right to reproduction, then, as well as the right to representation. And it is this reassertion of the authority of the author.of his authorship.in the sphere of (tele)phonography that various international conventions register, down to the middle of the twentieth century.”. (Peter Szendy)
French comment : En Belgique, dans le cadre d'une Exposition de l'Electricité, la Société de Téléphonie privée fit une démonstration de théâtrophone, dans le local de la Société des Concerts artistiques. Giuseppe Verdi porta plainte contre le fait qu'un air du Rigoletto eût été diffusé sans son autorisation. Il gagna un procès en Justice de Paix de Bruxelles, le 2 octobre 1899. Ce jugement établissait clairement qu'une transmission à distance équivalait à une exécution publique en salle de concert. Il créait une jurisprudence précieuse pour les compositeurs, alors que la T.S.F. allait bientôt se muer en radio. (“Pasicrisie ou Recueil général de la jurisprudence des cours de France et de Belgique, en matière civile, commerciale, criminelle, de droit public et administratif, depuis l'origine de la Cour de cassation, jusqu'à ce jour”, 1900, III, pp.6-7 Andr)“Avec les développements des théâtrophones et autres appareils transmettant la musique à distance, la situation changea : alliée à la téléphonie, la phonographie bouleversait la délicate frontière entte exécution privée et publique. C’est ainsi que, ce même soir où Strauss dirigeait son concert au Madison Square Garden, “un maître de maison, donnant une soirée à Morristown, se servait comme musique de bal de l’orchestre qui jouait à vingt ou trente milles de là”. Peu à peu, le phénomène de la transmission à distance affectait la musique “sérieuse”. Aussi fut-il pris au sérieux par les tribunaux. En 1899, Giuseppe Verdi gagna un procès contre la Société belge de téléphonie privée qui, lors de l’Exposition de l’Électricité à Bruxelles, avait disposé, dans la salle de la Société des concerts artistiques, des récepteurs permettant d’écouter par téléphone un programme ou figurait un air de Rigoletto. Ce jugement établissait clairement qu’une transmission à distance était une exécution de l’œuvre. Les instruments mécaniques concernaient donc aussi bien le droit de reproduction que le droit de représentation. Et c’est cette réaffirmation de l’autorité de l’auteur.de son ‘auctorialité’.sur la sphère de la (télé)phonographie qu’enregistrèrent diverses conventions internationales, jusqu’au milieu du XXème siècle.”. (Peter Szendy)
Source : Lange, André (1986), “Stratégies de la musique”, Pierre Mardaga, Bruxelles-Liège, 1986.
Source : Parès, Philippe (1953), “Histoire du droit de reproduction mécanique”, La Compagnie du Livre.
Source : Vialaret, Jimi B. (2008), “L'applaudissement: claques et cabales”, Paris, Editions L'Harmattan, p.163-164.
Source : Szendy, Peter (2001), “Listen: a history of our ears”, Translated by Charlotte Mandell, Fordham Univ Press, 2008, p. 84.
Source : Szendy, Peter (2001), “Écoute, une histoire de nos oreilles”, précédé de “Ascoltando” par Jean-Luc Nancy, Paris, Editions de Minuit, pp. 105-106.
Source : Szendy, Peter (2001), “Escucha: una historia del oído melómano”, Translated by José María Pinto, Colección: PAIDOS DE MUSICA, Barcelona, Paidós, 2003.

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