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1895 __ Cinématographe
Antoine Lumière (1840-1911), Auguste Marie Louis Nicolas Lumière (1862-1954), Louis Jean Lumière (1864-1948)
Comment : The cinematography is generally considered to have been born on 28 December 1895, the date of the first public showing in Paris of a film by the Lumière brothers from Lyon.Their father, Claude-Antoine Lumière (1840-1911), ran a photographic firm and both brothers worked for him: Louis as a physicist and Auguste as a manager. Louis had made some improvements to the still-photograph process, the most notable being the dry-plate process, which was a major step towards moving images. It was not until their father retired in 1892 that the brothers began to create moving pictures. They patented a number of significant processes leading up to their film camera - most notably film perforations (originally implemented by Emile Reynaud) as a means of advancing the film through the camera and projector. The cinématographe itself was patented on 13 February 1895 and the first footage ever to be recorded using it was recorded on 19 March 1895. This first film shows workers leaving the Lumière factory. The Lumières held their first private screening of projected motion pictures on March 22, 1895. Their first public screening of films at which admission was charged was held on December 28, 1895, at Salon Indien du Grand Café in Paris. This history-making presentation featured ten short films, including their first film, Sortie des Usines Lumière à Lyon (Workers Leaving the Lumière Factory). Each film is 17 meters long, which, when hand cranked through a projector, runs approximately 50 seconds. The public debut at the Grand Café came a few months later and consisted of the following ten short films (in order of presentation): 1. La Sortie de l'Usine Lumière à Lyon (literally, "the exit from the Lumière factories in Lyon", or, under its more common English title, Workers Leaving the Lumiere Factory), 46 seconds. 2. La Voltige ("Horse Trick Riders"), 46 seconds. 3. La Pêche aux poissons rouges ("fishing for goldfish"), 42 seconds. 4. Le Débarquement du Congrès de Photographie à Lyon ("the disembarkment of the Congress of Photographers in Lyon"), 48 seconds. 5. Les Forgerons ("Blacksmiths"), 49 seconds. 6. Le Jardinier (l'Arroseur Arrosé) ("The Gardener," or "The Sprinkler Sprinkled"), 49 seconds. 7. Le Repas (de bébé) ("Baby's Breakfast"), 41 seconds. 8. Le Saut à la couverture ("Jumping Onto the Blanket"), 41 seconds. 9. La Place des Cordeliers à Lyon ("Cordeliers Square in Lyon"--a street scene), 44 seconds. 10. La Mer (Baignade en mer) ("the sea [bathing in the sea]"), 38 seconds. The brothers stated that "the cinema is an invention without any future" and declined to sell their camera to other filmmakers such as Georges Méliès. Consequently, their role in the history of film was exceedingly brief. They turned their attentions to colour photography and in 1903 they patented a colour photography process, the "Autochrome Lumière", launched on the market in 1907. Throughout much of the 20th century, the Lumière company was a major producer of photographic products in Europe, but the brand name, Lumière, disappeared from the marketplace following its merger with Ilford. The Lumières also developed other products such as a loudspeaker, "Lumière tulle gras" (a dressing to heal burns) and the homonoid forceps (a medical tool). Although often credited with the "invention" of cinema, the Lumière Brothers were not the only ones to claim that title. The scientific chronophotography devices developed by Eadweard Muybridge, Etienne-Jules Marey and Ottomar Anschütz in the 1880s were able to produce moving photographs, as was Thomas Edison's Kinetoscope, premiered in 1891. Since 1892, the projected drawings of Émile Reynaud's Théâtre Optique were attracting Paris crowds to the Museé Grevin. Louis Le Prince had been shooting moving picture sequences on paper film as soon as 1888, but had never performed a public demonstration. Max and Emil Skladanowsky, inventors of the Bioskope, had offered projected moving images to a paying public one month earlier (November 1, 1895, in Berlin). Nevertheless, film historians consider the Grand Café screening to be the true birth of the cinema as a commercial medium, because the Skladanowsky brothers' screening used an extremely impractical dual system motion picture projector that was immediately supplanted by the Lumiere cinematographe. (Compiled from various sources)
French comment : Lors d'un voyage à Paris, [Claude-]Antoine découvre l'invention de l'américain Edison : le kinétoscope. De retour à Montplaisir, il explique ce qu'il a vu à Louis espérant tirer lui aussi profit de cette invention. Préférant travailler seul, Louis refuse l'association avec Demesny pour améliorer l'invention de ce dernier : le phonoscope. Après des mois de recherche, ils mettent au point le cinématographe, qui sera breveté le 13 février 1895 sous le nom des deux frères bien que Louis ait d'avantage travaillé sur cette invention. Le 22 mars 1895, il donne une conférence sur la photographie en couleur et présente en exclusivité son premier film, (lui aussi breveté) : La sortie des usines Lumière. Puis il réalise une quinze de films qu'il présente au congrès des photographes, à Lyon, à Bruxelles et enfin à la Sorbonne. Il montre enfin ses films au public le 25 décembre 1895 au Grand Café. Le succès soudain des Lumière à fait de nombreux jaloux, principalement chez les amis de Marey, Reynaud, Demeny et surtout d'Edison qui voyaient la notoriété de leur pays soudainement écrasée. Aucun de ses concurrents à part peut-être Edison, n'avait les moyens dont les frères disposaient. Ceux-ci tournent, en une année, plus de cinquante films, tous projettés avec succès devant le public parisien. Les films Lumière seront projettés, pendant plus d'un an, dans le salon Indien du Grand Café. Cette salle peut accueillir 120 spectateurs qui paient chacun 1 franc la place. Une vingtaine de films d'une minutes chacun sont projetté par séance. Si les premiers soirs sont déçevants au niveau du nombre d'entrée, au bout d'une semaine la file d'attente mesure plus de 300 mêtres ! En cinq ans, le bénéfice atteindra la somme astronomique de trois millions de francs. En 1896, Antoine ouvre une seconde salle de cinéma boulevard Saint Denis. Des centaines de demandes d'achat affluent des quatre coins du monde. Tout le monde veut avoir le cinématographe. Louis Lumière, n'étant pas pressé de mettre son invention sur le marché, ne fixe aucune date de mise en vente. Jules Charpentier est chargé de la fabrication en séries et les délais sont très longs. Pendant ce temps, les frères créent une école d'opérateur. Ceux-ci sont chargés de faire la promotion du cinéma dans le monde et de prendre de nouvelles vues pour un public friand de vues exotiques. Les Lumière touchent 50% des recettes brutes des opérateurs. Un des plus connus reste Mesguish à qui Louis a dit, en l'embauchant, que "le cinéma est une invention sans avenir". Les opérateurs qui tournent plus de 500 films en deux ans, découvrent, par hasard, des effets spéciaux. Le premier lors de la projection de la vue "Démolition d'un mur". Le projectionniste avait alors mis la pellicule à l'envers et le mur, au lieu de tomber en morceaux, se reconstituait et se remettait debout. Le premier travelling (appelé à l'époque "panorama") a été fait à Venise sur une gondole, un opérateur ayant l'idée de "filmer avec une caméra mobile, des objets mobiles". Lors de l'exposition universelle, les Lumière ont proposé de projetter leurs vues sur écran géant. Pour des raisons de sécurité, celui-ci ne mesurera que 16m sur 21m. La toile est immergée entre chaque séance pour que le poids de l'eau la maintienne tendue. Les spectateurs se placent des deux cotés de l'écran, sur le Champ-de-Mars. Mais le public finit pas se lasser des vues Lumière pour se tourner vers des productions prommetteuses comme Pathé, Gaumont et surtout Méliès. Louis fait baisser les entrées de son cinéma à 50centimes et tourne un film plus long intitulé "Passion de Jésus" qui sera sans succès. Il finit par abandonner la producton filmique : "faire des films ce n'est plus mon affaire".13 février : Les frères Louis et Auguste Lumière déposent le brevet d'un « appareil servant à l'obtention et à la vision des épreuves chronophotographiques ».19 mars : Tournage du premier film des Frères Lumière à Lyon, la Sortie de l'usine Lumière à Lyon.22 mars : Projection privée par les frères Lumière à Paris à la Société d'encouragement à l'industrie nationale. Au programme : la Sortie de l'usine Lumière à Lyon.30 mars : Brevet de perfectionnement, dans lequel l'appareil est nommé pour la première fois : « cinématographe ».Fondation par Léon Gaumont de la société des Films Gaumont.28 décembre : Première projection publique et payante à Paris par les frères Lumière dans le salon indien du Grand Café, 14, boulevard des Capucines. Dix films sont au programme, dont l'Arroseur arrosé, le Repas de bébé et la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Il y a 35 spectateurs payants le premier jour ; 35 francs de recette pour 5 francs de bénéfice pour un loyer fixé à 30 francs. Suite aux articles élogieux de la presse parisienne, 2 000 à 2 500 spectateurs se pressent rapidement tous les jours ; le loyer reste lui fixé à seulement 30 francs pour un an… La salle pouvait accueillir entre 100 et 120 spectateurs.Premières projections : - 22 mars : la Sortie de l'usine Lumière à Lyon à Paris par Films Lumière (France) - 10 juin : la Place des Cordeliers à Lyon à Lyon par Films Lumière (France) - 10 juin : la Voltige à Lyon par Films Lumière (France) - 10 juin : les Forgerons à Lyon par Films Lumière (France) - 10 juin : la Pêche aux poissons rouges à Lyon par Films Lumière (France) - 10 juin : l'Incendie d'une maison à Lyon par Films Lumière (France) - 10 juin : l'Arroseur arrosé (ou le Jardinier) à Lyon par Films Lumière (France) - 10 juin : le Repas de bébé à Lyon par Films Lumière (France) - 12 juin : Discussion entre MM. Janssen et Lagrange à Lyon par Films Lumière (France) - 12 juin : le Saut à la couverture à Lyon par Films Lumière (France) - 12 juin : le Débarquement des congressistes à Neuville à Lyon par Films Lumière (France) - 21 septembre : les Baigneuses à La Ciotat par Films Lumière (France) - 16 novembre : Scènes de famille à Paris par Films Lumière (France) - 28 décembre : la Mer (Baignade en mer) à Paris par Films Lumière (France).L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, ou L'Arrivée d'un train à La Ciotat, est un film des frères Lumière tourné en 1895 et présenté pour la première fois en janvier 1896. La tradition veut que l'image d'un train qui venait directement vers lui ait terrifié le public, criant et courant vers l'arrière de la salle. Le journaliste Hellmuth Karasek a rapporté dans Der Spiegel : « Ce court métrage a eu un impact particulièrement durable ; oui, il a provoqué la crainte, la terreur, et même la panique ... ». Cette histoire a été rapportée un grand nombre de fois dans de nombreuses publications et par le bouche à oreille. Pourtant, il est fort probable que les journalistes aient exagéré par sensationnalisme. Les spectateurs, face à un effet inédit pour eux, ont sans doute eu un léger mouvement de recul, semblable aux réactions contemporaines de spectateurs face à un film en 3D. Contrairement à une idée tenace, le film n'était pas au programme des 10 films composant la fameuse projection du 28 décembre 1895, dans le salon indien du Grand café, place de l'Opéra à Paris. Ce film fit couler beaucoup d'encre à l'époque, et aussi plus récemment. Certains historiens ont effectivement détecté que ce très court métrage de 52 secondes tourné (probablement) en 1895 contenait (à lui tout seul) toute la future grammaire du cinéma : on y trouve un plan d'ensemble, une superbe profondeur de champ mais aussi un plan américain, un plan rapproché, un gros plan et même un très gros plan. Cette étonnante variété découle d'un concours de circonstances. Les voyageurs sortant, curieux de voir ce drôle d'outil, passent devant l' objectif et modifient obligatoirement la variété des cadres.L'emplacement de la caméra, à une position renforçant le côté spectaculaire de l'entrée en gare du train, est particulièrement bien choisi. La famille Lumière possédait une résidence à La Ciotat, ce qui explique le choix de cette gare plutôt qu'une autre possédant les mêmes qualités photogéniques. (Compiled from various sources)
Urls : http://institut-lumiere.org/francais/patrimoinelumiere/premiereseance.html (last visited ) http://analysefilmique.free.fr/prehisto/lumiere.php (last visited )

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