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1884 __ Écoutes téléphoniques — Telephone eavesdropping
French comment : L'instruction judiciaire a trouvé dans le téléphone un moyen de pénétrer les secrets d'un accusé. En 1884, un juge de New-York eut, dit-on, l'idée de faire placer un transmetteur microphonique contre le mur d'une cellule de prison, en recouvrant l'ouverture avec du papier mince, percé de petits trous, à peine visibles. Dans cette cellule on fit entrer les complices ou les parents d'un prévenu; puis on les laissa ensemble, sans surveillant. Pendant qu'ils s'entretenaient, un agent, ou un gardien de la prison, tenait son oreille collée au transmetteur. Ce moyen réussit parfaitement. Le prévenu, ne soupçonnant rien, causa librement, avec ses complices, du crime dont il était accusé; et la justice obtint ainsi des révélations qui n'auraient pu être arrachées au prisonnier par aucun autre moyen. A Montevidéo, en 1883, une conspiration militaire, ayant pour but de renverser le Président de la république de l'Uruguay, fut découverte par le téléphone. Deux officiers causaient entre eux, par l'intermédiaire du bureau central de la ville. Un commandant entend, par hasard, la conversation; aussitôt il s'empare du téléphone, en faisant tenir en respect l'officier dont il venait de surprendre les paroles dites à trop haute voix, puis il continue à converser, à sa place, avec l'interlocuteur qui parlait de la conspiration. Le commandant apprit ainsi quel était le signal convenu et le moment de la révolte, et il fit arrêter les officiers et soldats mêlés au complot. (Louis Figuier)
Source : Source: Figuier, Louis (1867-1891), "Supplément au Télégraphe Électrique", In "Les Merveilles de la Sciences ou Description des Inventions Scientifiques depuis 1870 - Supplément", Paris: Jouvet et Cie (Eds), pp. 523-603.
Urls : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24678x.image.f527 (last visited )

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