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1881 __ Glossograph
Amedeo Gentilli (?-?)
Comment : In 1882, an article in the "American Journal of Otology" described a wondrous new invention by Amadeo Gentilli called the "glossograph", a machine that allegedly performed "the automatic transcription, in the form of an easily translatable record, of the human speech at its ordinary rate of utterance". Gentilli's device was anything but "easy" for the person using it, however. His first design involved inserting a "false palate of gutta percha having metallic discs set in its under surface" into the mouth, which, when a person spoke, made electrical contact with further "metal contacts on the surface of the tongue and lips". These sent a signal along wires coming out of the mouth to an external recording machine. But because "the fluids of mouth soon impaired the perfection of contact", Gentilli tried another method. His next device used "a series of light arms, or levers, passing into the mouth, resting lightly in contact with the parts whose movements were to be recorded, and communicating these movements to a corresponding series of slide bars set in the framework of the machine, and in their turn moving pivoted arms, carrying at the farther end of each a pencil". THis though six inscribed pencil lines a supposed exact record of the movements of the mouth during speech was made, the reading of which, Gentilli claimed, was "easily acquired". (Gregory John Downey, "Closed captioning: subtitling, stenography, and the digital convergence of text with television", JHU Press, 2008, p. 275)
French comment : Il y a un certain nombre d'inventions qui ne paraissent pas destinées à recevoir jamais aucune application pratique, et qui cependant ont excité vivement l'intérêt, parce qu'elles réalisaient une idée originale, et montraient possible la solution d'un problème souvent recherché. De ce nombre est, par exemple, le phonographe qui est resté un magnifique appareil d'expérience qui ne semble pas appelé à entrer de sitôt dans la pratique. De ce nombre encore, est la machine parlante de M. Faber. On se rappelle ce lourd assemblage de leviers, de touches, de pédales, à l'aide desquels l'inventeur mettait en mouvement les organes d'une bouche artificielle, de façon à faire produite à l'air, émanant d'un vaste soufflet, les différents sons de la parole. Voici maintenant qu'un Allemand, M. Amadeo Gentilli,de Leipzig, vient de grossir le nombre des inventions dont nous parlons, en inventant une machine qui est précisément le contraire de celle de M. Faber. Au lieu d'arriver, par un jeu de leviers, à faire mouvoir une bouche artificielle, il se sert des mouvements naturels de la bouche pour produire, par l'intermédiaire de leviers délicats, une série de contacts électriques permettant l'enregistrement de la parole en signes analogues à ceux de l'alphabet Morse. Son appareil se compose de deux parties : un transmetteur sur lequel agissent directement les organes de la parole, et un récepteur destiné à l'enregistrement des sons. Le transmetteur est basé sur une étude approfondie des mouvements qu'exécutent la langue et les lèvres lorsqu'on parle en tenant un objet entre les dents. [...] L'appareil enregistreur n'est autre qu'un récepteur Morse à 8 électro-aimants dont chacun, lorsqu'il est parcouru par le courant, détermine l'impression d'un trait sur une large bande de papier se déroulant mécaniquement comme dans l'appareil Morse. Supposons, maintenant, que l'on place le transmetteur dans la bouche et que l'on parle en tenant la pièce [...] entre les dents, chaque son émis, par suite du mouvement des lèvres et de la langue ou du souffle nasal, mettra en mouvement un ou plusieurs électro-aimants. Comme les extrémités traçantes des leviers de ces derniers sont sur une même ligne, les points imprimés en même temps seront à la même hauteur sur la bande de papier. Sur cette bande un ligne longitudinale tracée à l'avance correspond à chaque électro-aimant, de sorte qu'avec un peu d'habitude, on pourra relire sur la bande les paroles ainsi enregistrées, comme on lit sur la bande d'un télégraphe Morse. [...] En tout cas, quelque ingénieux et intéressant que soit l'appareil, nous ne voyons pas qu'il puisse recevoir d'application pratique, car nous ne concevons pas un orateur s'abandonnant au feu de l'improvisation, en serrant les dents et avec un semblable mécanisme dans la bouche. (A. Guerout, In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 3, n°1-26, 1881, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 21 mai 1881, No. 21, pp. 359-360).
Source : Downey, Gregory John (2008) "Closed captioning: subtitling, stenography, and the digital convergence of text with television", Baltimore : JHU John Hopkins University Press.
Source : Guerout, Auguste (1881), “Un enregistreur électrique de la parole”, In "La Lumière Électrique — Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 3, n°1-26, 1881, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 21 mai 1881, No. 21, pp. 359-360.
Urls : http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhad/vol14/2009_15.pdf (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.3/363/100/468/0/0 (last visited )

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