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1881 __ Le pianista électrique ou piano-exécutant
Fourneaux & Jérôme Thibouville (?-?)
Comment : A musical instrument, operatable by a perforated device of one kind or another, between the years 1865 and 1875, or even earlier, yet the only thing that ever was invented, manufactured and sold, was the so called pianista, which was patented by Fourneaux, a Frenchman, in 1863, and subsequently improved, and put upon the market several years, later by the firm of Thibouville Larny. But that was simply a keyboard attachment actuated a portion of the piano scale, somewhat similar to the cabinet piano players manufactured and in vogue in this country several years ago, but now practically obsolete. Jérôme-Thibouville-Lamy was the most important musical instrument maker in France. The firm started making wind instruments around 1730 at La Couture-Boussey then moved to Mirecourt around 1760 and started making violins, guitars, mandolins and musical accessories. It was very successful, and opened offices in Paris, then in London. It made thousands of quality instruments that were exported throughout the world. (Compiled from various sources)
French comment : Le pianista imaginé par M. Fourneaux et considérablement perfectionné par M. Jérôme Thibouville qui en est le fabricant, est un charmant appareil que l'on place devant un piano quelconque et qui joue le rôle d'un véritable musicien, en exécutant automatiquement tous les morceaux de musique que l'on veut, pourvu qu'ils soient notés sur une bande de carton, en trous plus ou moins longs et disposés convenablement les uns par rapport aux autres ; c'est en un mot un piano mécanique fondé sur le principe des Jacquart, qui a l'avantage de ne rien changer au piano qui est mis en action par lui, que l'on peut retirer ou placer à volonté, et qui permet de nuancer les morceaux de musique, comme le ferait un véritable artiste. Dans ce système, les morceaux de musique notés ne font pas partie intégrante des mécanismes ; ils peuvent se succéder les uns aux autres dans tel ordre qu'il convient, car ils passent à travers l'appareil, comme la bande de papier d'un Morse, et ils sont disposés de manière qu'ils se replient d'eux-mêmes d'un côté à mesure qu'ils se développent de l'autre côté. Sans nous arrêter à décrire cet instrument tout à fait remarquable, nous dirons simplement que pour varier l'intensité des sons émis, et obtenir les effets de sourdine et de "forte", nécessaires à la modulation des airs, il a fallu avoir recours à l'air comprimé, comme organe mécanique, et c'est par l'intermédiaire de leviers pneumatiques en nombre égal à celui des touches du piano, que celles-ci sont attaquées et abaissées. L'aire comprimé lui-même est fourni par l'action d'un soufflet à double vent, mis en action par la manivelle même qui fait avancer la bande de carton perforée, et c'est par l'intermédiaire d'une pédale appuyant sur le réservoir d'air du soufflet et correspondant extérieurement à un petit levier, qu'on peut, par une pression plus ou moins grande exercée sur ce levier, obtenir une attaque plus ou moins vigoureuse des touches du piano. [...] Quand donc la bande de carton perforée présentera des trous devant les aiguilles, un certain nombre d'entre elles s'élèveront et détermineront le gonflement des leviers pneumatiques correspondants, ce qui provoquera un abaissement des touches du piano qui s'y trouvent reliées, et cet abaissement sera plus ou moins long suivant la longueur des trous, c'est-à-dire suivant la valeur de la note musicale. Ce simple aperçu suffit pour montrer comment il devient possible, de cette manière, d'obtenir la reproduction des airs musicaux sur un piano. Si l'on considère que la manivelle que met l'appareil en action a pour effet de faire fonctionner un soufflet, de dimension assez grande, et un laminoir qui doit maintenir la bande perforée fortement serrée contre les aiguilles placées au-dessous, on conçoit facilement que le mouvement à communiquer à cet instrument ne laisse pas que d'être assez fatigant, et il était à désirer qu'on pût y appliquer un moteur mécanique ; mais là était la question difficile, car il fallait que ce moteur fût peu encombrant, et qu'il fût toujours prêt à réagir. [...] Le petit électro-moteur, qui est analogue à celui de M. Trouvé, est fixé sur le coté droit du pianista, à hauteur de manivelle, et son mouvement est communiqué à l'axe de cette manivelle par l'intermédiaire seul d'une sorte de volant dont la circonférence est pourvue d'un bourrelet en caoutchouc [afin de ne produire aucun bruit] [...]. (. (In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 4, n°27-52, 1881, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 3ième Année, Samedi 24 septembre 1881, No. 51, pp. 395-396).[Le pianista fait partie d’une longue série d’instruments mécaniques et plus spécifiquement liés au piano : ] le pédalophone de Lacape en 1880, le pianina de Boussuge et le mélotrope de Carpentier en 1880, le méloca de Chatelard & L'Epine et le pianista électrique de Schmoele & Mols en 1881, le piano-exécutant de Fourneaux en 1883, le pianista de Gavioli en 1884, la manivelle de Ullmann et le mélographe de Carpentier en 1886, l'organina de Thibouville, l'automultiphone de Ullmann, etc. (Malou Haine)
Source : Haine, Malou (1985), “Les facteurs d'instruments de musique à Paris au XIXe siècle: des artisans face à l'industrialisation”, Éditions de l'Université de Bruxelles.
Urls : http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.4/399/100/432/0/0 (last visited ) http://www.mechanical-music.com/pag_musee/jtl_24_e.htm (last visited ) http://www.pianolasociety.com/mct03.html (last visited )

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