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1881 __ Telekal
Colonel W. Jacobi (?-?)
Comment : The telegraph led to considerable improvements in the commanding of troops. However, it required a great number of qualified specialists. In 1876, American A. Bell patented the telephone which opened new possibilities in the sphere of telecommunications. One of the stands in the room displays photos of the inventor and his telephone. Telephone sets appeared in Russia in late 1877, and were immediately widely used, including in the army. They made a revolution in the combat use of artillery, since they allowed fire from defilade with aiming adjustments. At the same time, the introduction of telephones required a significant expenditure of cable, power and time for its laying, since one and the same wire could not be used both for telephone sets and the telegraph. In 1880, Russian officer G. Ignatiev worked out a scheme for simultaneous telephoning and telegraphing which is displayed in the room. Lieutenant-Colonel V. Jacobi was appointed for testing telephone sets in the army. The first field telephone sets were bulky and weighed about 22 kg. He created a portable set called "Telekal" which was the first sample of a Russian field telephone set. (Compiled from various sources)
French comment : Le "Télékal" ou "transmetteur téléphonique" sert à transmettre à des distances "considérables" des phonogrammes ou télégrammes phonétiques. Le Télékal est relié au téléphone, servant de "récepteur", au moyen d'un "seul" conducteur téléphonique ; l'autre conducteur étant remplacé par la terre. Les phonogrammes sont transmis au moyen du télékal en signes "phonétiques" correspondant aux signes du vocabulaire Morse. Les phonogrammes reçus au moyen du téléphone sont inscrits de suite à la station de réception mot par mot. La transmission s'opère de deux manières : 1) En coups simples frappés par le manipulateur, [.] coup de courte durée, [.] coup de durée prolongée. 2) En coups de sonnerie produits par le "même" manipulateur et de la "même" manière. Pour la transmission des signaux conventionnels, on doit employer "exclusivement" les "coups de sonnerie", par exemple pour désigner le "commencement" et la "fin" de la transmission. Pour les signaux de commencement, on pourrait employer le système des "sifflets" usité par M. Siemens. [...] Chaque poste télékalique doit être muni d'un télékal comme transmetteur, et d'un téléphone comme transmetteur [...]. Pour des distances "considérables", la transmission par "sonnerie" est "préférable", et les phonogrammes se lisent plus facilement. Le télékal peut être eployé comme télégraphe "militaire portatif" ; son poids insignifiant 5-7 kilogrammes et ses dimensions (largeur 212,5 millimètres, hauteur 112,5 millimètres, longueur 339,75 millimètres), présentent l'avantage que l'appareil peut être facilement placé dans un havre-sac et porté "aisément" par un homme. [...] Dans le cas où il ne se trouverait pas d'hommes sachant lire les phonogrammes, ce qui peut arriver quand on emploie cet appareil en campagne, les signaux à coups simples et à coups de sonnerie peuvent être "combinés" de manière à représenter les mots et les phrases les plus usités, lesquels peuvent alors être "compris" par tout le monde, même par celui qui n'est pas au courant de l'alphabet Morse. Il est impossible d'énumérer tous les cas où cet appareil peut être appliqué. Le télékal trouve son "application partout où le téléphone peut être employé comme moyen de transmission". Les avantages du télékal sont les suivants : 1) ll fonctionne sans pile ; 2) Il peut fonctionner à des distances considérables, 1.800 kilomètres (20.000 unités Siemens) ; [...] 4) le télékal fait fonctionner le téléphone à des distances bien supérieures à celles auxquelles peuvent parvenir les transmissions téléphoniques vocales ; l'expérience a montré, en effet, qu'en faisant fonctionner deux téléphones, reliés par une conducteur de ligne ordinaire, la correspondance vocale téléphonique devient presque impossible à cause du bruissement produit par les effets d'induction des conducteurs voisins disposés sur les mêmes poteaux ; 5) L'appareil ne cesse pas de fonctionner, "quelle que soit" la position qu'on lui donne ; [...]. Pour ce qui concerne les contrôle des phonogrammes, il est facile de l'organiser ; la seule condition qu'il y ait à observer, c'est que les phonogrammes ne soient pas remis aux postes télékaliques autrement "que par écrit", de même que les phonogrammes reçus doivent "s'inscrire de suite". La pratique montrera quelles règles devront être à observer. Comme le téléphone représente un appareil excessivement sensible, il faut vérifier "rigoureusement" si les conducteurs sont "bien" vissés aux borne d'attache, et si les téléphones sont bien "réglés", afin que les signaux phonétiques se transmettent d'une manière "sonore" et "nette". [...] Sur une ligne chargé de 20 fils, l'expérience a montré que la transmission d'un phonogramme de 33 mots pouvait être effectuée en 4 minutes à une distance de 25 kilomètres. Des expériences récentes ont montré, d'un autre côté, qu'avec de petits téléphones on pouvait obtenir des résultats parfaitement suffisants. (. (Colonel W. Jacobi, 5/7 juillet 1881, Saint-Pétersbourg, In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 4, n°27-52, 1881, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 3ième Année, Samedi 30 juillet 1881, No. 35, pp. 138-140).
Urls : http://www.artillery-museum.ru/en/schema-13.html (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.4/142/100/432/0/0 (last visited )

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