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1878 __ Galvanoscope
Jacques Arsène d’Arsonval (1851-1940)
Comment : Jacques-Arsène d'Arsonval (June 8, 1851 – December 13, 1940) was born in La Porcherie (Haute-Vienne, France) and was a French physician, physicist and inventor of the moving-coil galvanometer and probably of the thermocouple ammeter. D'Arsonval was an important contributor to the emerging field of electrophysiology, the study of the effects of electricity on biological organisms, in the nineteenth century. Influenced by Bernard, d’Arsonval gave up his medical career for a life of physiological research. As Bernard’s assistant, d’Arsonval’s first projects were on animal heat and body temperature. He assisted Brown-Séquard the famous experiment on endocrine extract. Their investigations of the therapeutic properties of animal extracts revealed clues to the later controversial hormone theory of wound healing. They found that testicular extracts from guinea pigs had definite antiseptic properties. D’Arsonval’s most outstanding scientific contributions, however, involved the biological and technological applications of electricity. Much of this work concerned muscle contractions. His invention in 1882 with Étienne-Jules Marey (1830-1904) and Deprez of what is now known as the Deprez-d'Arsonval galvanometer, came after he had studied muscle contractions in frogs using a telephone, which operates on an extremely feeble currents similar to animal electricity. He demonstrated how a human being could conduct an alternating current strong enough to light an electric lamp (1892). Two key investigators of electrophysiology during the nineteenth century were Jacques Arsene d’Arsonval and Nikola Tesla. d’Arsonval independently reported similar observations on the physiological effects of high frequency currents before the Society of Biology in Paris. In early 1892, Tesla met d’Arsonval on a lecture tour of France where Tesla was pleasantly surprised to find that d’Arsonval used his oscillators to investigate the physiological effects of high frequency currents. D’Arsonval studied a wide variety of the physiological effects of alternating currents, time varying electric and magnetic fields, induced currents via capacitive or inductive coupling, and high frequency. He also studied the effects of muscle stimulation, pulse changes, perspiration, and nervous stimulation. In 1892 he introduced the use of high-frequency currents to treat diseases of the skin and mucous membranes. The current is now known as the D’Arsonval current. (Compiled from various sources)
Original excerpt : « Le téléphone employé comme galvanoscope - Note de Mr D'Arsonval présentée par M. Berthelot.Le téléphone est un instrument d'une sensibilité exquise. J'ai été amené à le comparer avec le nerf qui est considéré comme le réactif le plus sensible de l'électricité, depuis les célèbres expériences de Galvani. Il résulte de ces expériences qui le téléphone le plus mal construit est au moins cent fois plus sensible que le nerf pour déceler de faibles variations électriques. Voici en quoi consiste l'expérience : Je prépare une grenouille à la manière de Galvani. Je prends l'appareil d'induction de Siemens et Halske, usité en Physiologie sous le nom d'« appareil à chariot »; j'excite avec la pince ordinaire le nerf sciatique et j'éloigne la bobine induite jusqu'à ce que le nerf ne reponde plus à l'excitation électrique. Je remplace alors le nerf par le téléphone, et le courant induit qui n'excitait plus le nerf "fait vibrer avec force le téléphone". J'éloigne la bobine induite, et le téléphone vibre toujours. Dans le silence de la nuit j'ai pu entendre vibrer le téléphone en éloignant la bobine induite à une distance quinze fois plus grande que celle du minimum d'excitation du nerf; par conséquent, si l'on admet pour l'induction, comme pour les actions à distance, la loi des carrés inverses, on voit que dans cette circonstance le téléphone, cet instrument d'une si grande simplicité, est au moins deux cent fois plus sensible que le nerf. J'ajoute que l'emploi de ces faibles courants d'induction est très commode pour régler le téléphone; on recule ou l'on avance l'aimant jusqu'à ce que la vibration entendue soit maximum. Nous possédons dans le téléphone un instrument d'une sensibilité exquise. Il est, comme on le voit, beaucoup plus sensible que la patte galvanoscopique. J'ai songé à en faire un galvanoscope. On n'étudie que très difficilement les courants musculaires et nerveux avec le galvanomètre de 30 000 tours de du Bois-Raymond, parce que l'appareil manque d'instantanéité et que l'aiguille, à cause de son inertie, ne peut manifester de variations électriques se succédant rapidement, comme celles qui ont lieu par exemple dans le muscle lorsqu'on le tétanise. Cet inconvénient n'existe plus avec le téléphone, qui répond toujours par une vibration à un changement électrique, quelque rapide qu'il soit. C'est donc un excellent instrument pour étudier le tétanos électrique du muscle. »
Source : D’Arsonval, Jacques Arsène (1879), “Les nouvelles applications et les perfectionnements du téléphone”. In Revue scientifique, 1879, 1: pp. 200-212.
Source : D’Arsonval, Jacques Arsène (1882), “Recherches sur le téléphone”. Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1882, 95: pp. 290-292.

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