NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1873 __ Mélographe
Antoine Roncalli (?-?)
Comment : The name “Melograph” had already been applied to an instrument exhibited at Vienna in 1873 designed to record piano playing. (In “Journal of the Franklin Institute”, Volume 167, 1909, p. 24)A mechanical device for ethnomusicological transcription usually producing a kind of graph. (In "The Harvard concise dictionary of music and musicians", edited by Don Michael Randel, Harvard University Press, 1999, p. 410)"We know, however, that there are many differences other than those of dynamics between a performance by Casals and one by Janigro, a performance by Serkin and one by Horowitz, a performance by Toscanini and one by Bernstein : differences in note grouping, in phrasing, in breathing, in articulation, in rest value, in note value. These will all be registered on the Melograph as differences in "notes" ; and so will they be registered on our musical sensibilities". (In Peter Kivy, "Authenticities", New York : Cornell, 1995, p. 123)The melograph operates electrically as follows: A contact is secured to each key of a piano; these are connected by wires to the melograph proper, which consists of a corresponding number of electro- magnets [...] (In "Reports of the United States Commissioners to the Universal Exposition of 1889 at Paris: Report of the commissioner-general, with accompanying documents, including reports of officers of the commission, official regulations, classifications, lists of )[Later], the Melograph was developed in the 1950s [developed by the American musicologist and folklorist Charles Seeger], specifically in order to measure precisely small changes in intonations which occur in many oriental musics (D. Cohen and R. Katz, "Some Remarks Concerning the Use of the Melograph", Yuval, 1 (1968), pp. 155-168 ; D. Cohen, ""Melograph", In "The New Grove Dictionary", London, 1980, vol. 12, pp. 127-129). For analysis of pitch, intensity and duration, the Melograph is superior to the sonograph in two ways : 1) the greater precision with which intensity and frequency are recorded independently of each other ; 2) the ease with which these data can be recorded continuously over a long period of time. Strangely enough, it had not been used for ornithological research until 1969 (Ingemar Hjorntn, "A Comment on Graphic Displays of Bird Sounds and Analysis with a New Device, the Melograph Mona", In "Journal of Theoretical Biology", 26, 1970, pp. 1-10). Even today its use is not widespread and its possibilities not fully exploited. (In Daniel Cohen, "Birdcalls and the Rules of Palestrina Counterpoint : Towards the Discovery of Universal Qualities in Vocal Expression", In "Israel Studies in Musicology", Vol. 3, Edited by Shai Burstyn, Jerusalem : IMS Israel Musicological Society, 1983)
French comment : “L'enregistrement des improvisations musicales.le Mélographe de M. Roncalli.La première question qui se pose au sujet de ce problème est de savoir si les enregistreurs des improvisations musicales sont bien utiles et peuvent rendre de réels services aux musiciens, en inscrivant automatiquement et instantanément, dans une écriture conventionnelle, facile à lire et à transcrire ultérieurement, toutes les mélodies qui traversent le cerveau de l'artiste au moment même de son inspiration. Une enquête ouverte, il y a quelques mois, dans "La Nature" à ce sujet, nous a valu un certain nombre de lettres fort intéressantes, dont nous remercions vivement nos aimables correspondants; les opinions émises sont très divergentes. En résumé, il semble résulter de cette enquête, qu'un bon enregistreur des improvisations musicales, inutile d'après les uns, indispensable d'après les autres, pourrait rendre néanmoins certains services, et c'est pour cela que nous allons décrire aujourd'hui un système présenté à l'Exposition de Vienne en 1873 par l'ingénieur Roncalli, qui offre, sinon une solution parfaite, du moins un premier pas fort intéressant fait dans cette voie. Le premier enregistreur musical électrique que nous ayons à signaler a été imaginé et construit par M. du Moncel en 1856. Après quelques expériences, l'appareil fut abandonné, un peu prématurément peut-être, comme ne répondant pas aux fonctions qu'il devait remplir et ne satisfaisant pas d'ailleurs à un véritable besoin. N'oublions pas qu'il y a vingt-cinq ans, l'emploi des piles n'était pas aussi simple et aussi répandu qu'aujourd'hui. Un appareil obligé d'avoir recours à elles devait forcément se ressentir de cette sorte d'ostracisme qui frappait, à cette époque, la plupart des appareils électriques, surtout ceux qui, par destination, devaient fonctionner entre les mains de personnes peu habituées à leur manipulation. Aujourd'hui la question peut être reprise et la solution poursuivie avec plus de chances de succès pratique. L'appareil de M. Roncalli, comme celui de M. du Moncel, est fondé sur les réactions chimiques produites par les courants électriques, ce qui réduit dans une certaine mesure, l'importance de la partie purement mécanique de l'enregistreur. On sait qu'en faisant glisser une pointe d'acier sur une feuille de papier imbibée de cyanure jaune de potassium et d'azotate d'ammoniaque, il ne se produit aucune trace; mais si in courant électrique traverse le papier et la point métallique, celle-ci est aussitôt attaquée; il se forme un sel de protoxyde de fer qui, en présence du cyanure, donne un précipité noir laissant ainsi une trace qui dure autant que le passage du courant. La couleur de la trace laissée sur le papier varie avec la nature de la pointe; ainsi, par exemple, le cuivre et tous ses alliages donnent une trace rouge, le cobalt une trace brune, le bismuth une trace invisible qui devient jaune serin dans un bain d'eau, le nickel et le chrome des traces vertes, l'argent une trace invisible qui brunit sous l'influence de la lumière. Le mélographe de M. Roncalli est fondé sur ces propriétés. Il se compose en principe d'une peigne à dents métalliques, immobiles et très rapprochées, parcourus par le courant de la pile. Chaque dent est reliée par un fil conducteur à une touche tu piano ou de l'harmonium. Les dents correspondant aux tons naturels sont en acier, celles qui correspondent aux demi-tons sont en laiton. Nous ferons remarquer ici que l'appareil, pas plus que le musicien jouant du piano, ne fait de distinction entre une note diézée et la note bémolisée du ton au-dessus. L'appareil marquera exactement le même trait pour un do dièze que pour un ré bémol. En traduisant ensuite la musique écrite par le mélographe en musique ordinaire, il est nécessaire que le transcripteur connaisse à fond la science musicale pour éviter ces fautes d'orthographe musicale que commet l'exécutant, et que l'appareil reproduit exactement. Une bande de papier préparé entrâinée par un mouvement d'horlogerie passe d'un mouvement uniforme sous le peigne métallique, reçoit la trace des dents dont les touches sont abaissées; la longueur des traits tracés sur la bande de papier est proportionnelle à la durée des sons correspondants, c'est-à-dire à la valeur des notes. [...] Le jeu de l'appareil se devine aisément. En appuyant sur une ou plusieurs notes, le courant passe dans les dents correspondants du peigne et imprime sur la bande de papier qui se déroule d'une mouvement uniforme une série de traits dont la position indique la hauteur, la longueur et la durée; la ligne est noire pour un ton naturel, rouge pour un dièze ou un bémol. Pour un orgue de cinq octaves, il faudrait un peigne de 61 pointes, et comme l'écartement des pointes est de 2 millimètres environ, c'est-à-dire une largeur de 122 millimètres au moins. Pour diminuer la largeur de cette bande, M. Roncalli redouble les deux octaves extrêmes, la première s'inscrit sur la seconde, la cinquième sur la quatrième; pour distinguer les octaves, une ligne de couleur particulière apparaît verticalement au-dessus ou au-dessous de la bande. Cette ligne est brune et est tracée au cobalt. Il suffit alors de 39 pointes et d'une bande de papier ayant 82 millimètres de largeur. Reste maintenant à indiquer la mesure du morceau. Pour cela, M. Roncalli introduit dans le peigen deux dents nouvelles formées d'un alliage de bismuth et de cuivre, qui fournit des traces orangé. Dans une première disposition, le musicien envoyait le courant à ces pointes en manœuvrant des pédales, et marquait ainsi deux points orangés au commencement de chaque mesure; mais cette manœuvre gênait l'exécutant. Aujourd'hui M. Roncalli emploie un métronome dont l'action est automatique et parfaite, à la condition que le musicien se soumette lui-même au mouvement indiqué par le métronome. En pratique, cela présente un inconvénient au moins aussi grand que dans le premier cas, plus grand peut-être, car, dans le même morceau, les mesures différentes se succèdent assez souvent, et le musicien ne peut pas, au moment même du feu de son inspiration, s'arrêter pour changer le mouvement du métronome et l'adapter au rythme nouveau de la mélodie. En fait, l'enregistrement de la mesure, ou, plus exactement, de la 'séparation' des mesures, ne nous paraît pas résolu dans aucun des systèmes d'enregistrement actuellement connus. L'enquête à laquelle nous nous sommes livré dans "La Nature" nous a fait connaître une trentaine de systèmes plus ou moins ingénieux, parfois singuliers, mais aucun d'entre eux ne nous a paru résoudre le problème aussi pratiquement que l'appareil de M. Roncalli. L'emploi des papiers chimiques exige cependant certaines précautions auxquelles un artiste ne saurait facilement se plier; l'oxydation et l'usure inégales des pointes demandent aussi un certain entretien qui rendent l'appareil assez délicat à manier, malgré sa simplicité. En dehors des questions d'utilité de l'instrument,.utilité contestée comme nous le disions en commençant.il y a un certain nombre de difficultés à surmonter avant de construire un appareil enregistreur des improvisations musicales réellement pratique. M. Roncalli voudra bien nous pardonner ces critiques, qui n'enlèvent rien à l'intérêt de sons système, et nous permettre de conclure comme lui en souhaitant qu'un autre mécanicien puisse remplir les lacunes qui restent encore dans son appareil, et que les musiciens soient enfin mis en possession d'une machine que jusqu'à présent ils ont en vain demandée à la science.”. ("L'enregistrement des improvisations musicales)le Mélographe de M. Roncalli", In "La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie. Suivi de : Bulletin météorologique de La Nature, Boîte aux lettres, Nouvelles scientifiques", 1881 : Neuvième année, premier semestre : n°392 à 417, Paris : Masson, pp. 4-6.).
Source : Roncalli, Antoine (1873), "Description du melographe electrochimique machine destinée à sténographier la musique pendant son exécution et qui va être présentée à l'Exposition Internationale de Vienne de 1873", Frères Bolis.
Source : Seeger, Charles (1951) “An instantaneous music notator”, -In “The Journal of The International Folk Music Council”, 3, 1951, p. 103-106.
Urls : http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?4KY28.16/8/100/430/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/fSYN/4KY28.16.html (last visited ) http://www.plm.paris-sorbonne.fr/Seeger/index.html (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.6/311/100/616/0/0 (last visited )

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