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1871 __ Télégraphe Meyer
Bernard Meyer (1830-1884)
Comment : The transmitter of the Hughes telegraph, named after David E. Hughes (1831-1900), an American music and natural philosophy teacher, had a 28-key keyboard that resembled a small piano. When an operator pressed a key, the letter or number corresponding to the key was printed at the receiving instrument on a strip of paper. The Meyer telegraph was a form of multiple telegraphy invented by Bernard Meyer (1830-1884), a French telegraph operator. Multiple telegraphy permitted several instruments (six or eight in the case of the Meyer) to operate over the same wire successively in either direction at several locations. This "time sharing" of the wire was accomplished by a device Meyer called the "distributor". Meyer's transmitter had eight keys, four black to make dots and four white to make dashes. Signals were received at the other end in the dots and dashes of Morse code. (Fritz E. Froehlich, Allen Kent)
French comment : Les systèmes télégraphiques à transmission multiple sont fondés sur ce fait que la rapidité de transmission des actions électriques étant incomparablement plus grande que celle que l'employé le plus exercé peut atteindre dans la manœuvre d'un appareil transmetteur, on peut utiliser le temps perdu par la main de l'employé, quand elle est inactive, en appliquant au même fil le travail de plusieurs autres employés, qui se succèdent périodiquement. Dans la pratique, le système de la transmission multiple consiste à diviser le temps de la transmission en intervalles réguliers et périodiques, dont chaque période est affectée à un appareil transmetteur distinct. Un certain nombre d'employés utilisent le fil de ligne, chacun à son tour; de telle sorte qu'ils se reposent ou travaillent alternativement; et que le fil est toujours en activité. Le système de la transmission multiple fut imaginé, en 1860, par Rouvier, inspecteur des lignes télégraphiques françaises mais la première application n'en fut réalisée qu'en 1871, par Meyer, employé de l'administration des télégraphes de Paris, qui s'en servit pour produire des signaux Morse. Le télégraphe Meyer comprend trois appareils distincts le récepteur, le transmetteur et le distributeur. Le récepteur se compose d'un cylindre imprimeur, sous lequel se déroule une bande de papier, qu'entraînent un poids et un système de rouages, analogue à celui du télégraphe Hughes. Ce cylindre porte, suivant le nombre de transmetteurs employés, une hélice ou une fraction d'hélice, formant saillie. Lorsque le courant passe dans l'appareil, un levier, mis en action par un électro-aimant, vient appuyer la bande de papier contre l'hélice du cylindre imprimeur, lequel y trace un trait ou un point, suivant la durée du courant. Ces signaux, au lieu d'être, comme avec le système Morse, placés à la suite les uns des autres, sont inscrits perpendiculairement à la largeur de la bande de papier. Le transmetteur est constitué par un clavier de huit touches, dont quatre blanches et quatre noires. Les unes reçoivent le courant positif de la pile, les autres le courant négatif. Les touches blanches servent à produire les traits, et les noires les points de l'alphabet Morse. En abaissant simultanément les touches blanches et noires, on forme, grâce au courant positif ou négatif, une combinaison de points et de traits, dont l'ensemble constitue une lettre ou un mot. Le distributeur, qui fait passer le courant de la pile locale dans la ligne, et le répartit sur les appareils de réception, est l'organe essentiel du télégraphe Meyer. Il se compose d'un disque métallique isolé et fixe, dont la circonférence est divisée en quarts de cercle, affectés, chacun; à un transmetteur spécial, et comprenant 12 divisions. Quatre groupes de divisions doubles sont reliés par huit fils isolés aux huit touches du clavier correspondant. Les quatre autres divisions qui séparent les différents groupes sont en communication avec le sol. Un mouvement d'horlogerie, dont la marche est rendue régulière par un pendule conique, analogue à celui qu'emploie M. Hughes dans son télégraphe imprimeur, actionne à la fois les hélices des quatre récepteurs, et un balai, ou frotteur, qui parcourt la circonférence du disque, et établit, en passant a tour de rôle sur chacune de ses divisions, la communication avec la ligne. Le frotteur met ainsi chaque transmetteur en relation avec le récepteur correspondant, et cela pendant la durée d'un quart de rotation. Un petit marteau prévient chacun des quatre télégraphistes que le signal qu'il vient d'envoyer est passé dans la ligne. L'appareil Meyer, plein de dispositions originales et neuves, a été employé, pendant plusieurs années, sur les lignes françaises; mais il est aujourd'hui abandonné; ce qui nous dispense d'en donner des dessins. Ce qui a fait disparaître le télégraphe multiple Meyer, c'est la découverte et la construction du télégraphe Baudot, qui est un admirable perfectionnement du télégraphe Meyer. Le télégraphe Baudot a été naturellement préféré à l'appareil Meyer, parce qu'il fournit les dépêches imprimées, tandis que l'appareil Meyer ne fournissait que les signaux “gaufrés” (traits et points) de l'alphabet Morse. (Louis Figuier)
Source : Source: Figuier, Louis (1867-1891), "Supplément au Télégraphe Électrique", In "Les Merveilles de la Sciences ou Description des Inventions Scientifiques depuis 1870 - Supplément", Paris: Jouvet et Cie (Eds), pp. 523-603.
Source : Froehlich, Fritz E. & Kent, Allen (1991), "The Froehlich/Kent Encyclopedia of Telecommunications: Volume 2", CRC Press, 1991, p. 31.
Urls : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24678x.image.f527 (last visited )

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