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1858 __ Telegraph between America and Europe
Comment : In August, the first telegraph message by undersea cable is sent between Trinity Bay, Newfoundland and Valentia, Ireland. The rate of transmission is about four words a minute.The first underwater telegraph cable laid between America and Europe. Queen Victoria exchanges epic messages with President Buchanan, but the system is experiences problems so it takes 16.5 hrs to transmit the first message. The system fails totally on 1 Sep 1858. (Tom Standage)Taliaferro Preston Shaffner , inventor, born in Smithfield, Fauquier County, Virginia, in 1818; died in Troy, New York, 11 December, 1881. He was chiefly self-educated, studied law, and was admitted to the bar, but gave much time to invention. He was an associate of Samuel F. B. Morse in the introduction of the telegraph, built the line from Louisville, Kentucky, to New Orleans, and that from St. Louis to Jefferson City in 1851, and held office in various telegraph companies. He was a projector of a North Atlantic cable via Labrador, Greenland, Iceland, and Scotland, and was the inventor of several methods of blasting with nitroglycerine and other high explosives, for which twelve patents were issued. In 1864 he was in the service of Denmark during the Dano-Prussian war. He was a member of various scientific societies of Europe. Mr. Shaffner published the "Telegraph Companion : devoted to the Science and Art of the Norse American Telegraph" (2 vols., New York, 1855) ; "The Telegraph Manual" (1859) ; "The Secession War in America" (London, 1862) ; "History of America" (2 vols., 1863) ; and "Odd-Fellowship" (New York, 1875). (Compiled from various sources)By 1857, Congress had approved funding for Cyrus Field's Atlantic Telegraph Company. Shaffner, proposed to run a cable from America to Europe via Greenland, Iceland, and the Faroe Islands, and presented his case to the Senate in a 46 page memorial. The Senate printed the document in the records of the 35th Congress, 1st Session, as Mis. Doc No. 263; history, of course, tells us that Shaffner was unsuccessful in his project.
French comment : Le Télégraphe transatlantique du Nord."Nec nos mare separat ingens".(North Atlantic Telegraph, Reports of the surveying expeditions, Proceedings of the Royal geographical Society, etc., London, 1861).Quelques articles des journaux périodiques anglais, reproduits par les "Annales Télégraphiques" et par quelques journaux français, ont fait connaître au public un projet de jonction télégraphique entre les deux continents, par la voie de l'Islande et du Groënland; mais l'insuccès du câble immergé dans le même but entre Terre-Neuve et l'Islande, et surtout, peut-être, l'idée d'aborder ces contrées désolées et stériles qui bornent au nord l'Océan Atlantique, ont rendu les esprits incrédules à la réussite d'une nouvelle tentative. La pensée même semble effrayée de traverser une mer de glace comme le détroit de Davis, de s'arrêter sur une terre volcanique comme l'Islande, ou d'aborder un continent inconnu comme le Groënland. [...] Aussi, le télgraphe du Nord, chaudement accueilli par le peuple anglo-saxon sur les deux rives de l'Atlantique, a trouvé en Angleterre l'appui du gouvernement et des hommes spéciaux, marins ou ingénieurs télégraphiques. Des expéditions largement organisées ont exploré sur terre et sur mer la route que l'on se propose de suivre, ont sondé l'Océan, consulté les indigènes [...]. Le colonel Taliafero Shaffner, promoteur de l'entreprise, est l'un des plus hardis pionniers de la télégraphie américaine; il s'est fait connaître aux États-Unis par la construction de nombreuses lignes télégraphiques dans les territoires les plus reculés de l'ouest, et en Europe par la publication d'un manuel télégraphique [...]. L'idée de poser un câble entre les deux mondes n'est pas nouvelle; elle fut émise aux États-Unis et en Angleterre, aussitôt que la communication établie, en 1851, entre Douvres et Calais vint ouvrir un nouveau champ aux conceptions télégraphiques; vers cette époque, les sondages du lieutenant Maury, de la marine américaine, apprenaient au monde savant que l'Océan n'est pas sans fond, et que sa profondeur, quoique considérable, peut être atteinte et mesurée; mais si la pose des câbles ne se présentait plus qu'environnée de difficultés d'exécution surmontables par le progrès des ingénieurs, un phénomène inconnu se révélait et semblait imposer un invincible obstacle à leur exploitation. En 1853, Faraday fit connaître que l'électricité ne se propage pas dans les fils sous-marins avec cette rapidité qui, sur les lignes aériennes, annule les distances. Ce fait, qui est d'ailleurs une conséquence de la théorie de Ohm, est sans importance sur les courts circuits et sur les fils aériens; mais il affecte gravement les fils souterrains et sous-marins, parce que la vitesse presque infinie de l'électricité y est diminuée par la condensation, dans un rapport considérable [...] : en réalité, le retard est à peu près proportionnel au carré de la distance. Toutefois, on peut en conclure qu'une lettre, employant en moyenne six émissions ou ruptures de courant, exigerait 54 secondes, et que chaque mot, composé l'un dans l'autre de sept lettres, exigerait six minutes pour passer directement de Londres en Amérique. Le câble posé le 5 août 1858, entre Valentia et Terre-Neuve, avait 2,050 milles de longueur, et fur considéré comme un grand succès; c'était effectivement un succès comme ouvrage d'art; mais le résultat commercial était presque nul. Le message de la reine d'Angleterre au président des États-Unis comportait 99 mots; commencé le 16 août, à 10h50 du matin, il ne fut terminé que le 17, à 4h30 du matin, ayant occupé la ligne pendant 17h40; il est vrai qu'il fut interrompu pour une réparation dans le havre de Valentia et coupé à différentes fois pour des demandes de renseignements; mais dans les vingt-trois jours qu'il a fonctionné à peu près régulièrement, le câble n'a pu transmettre que 366 dépêches, soit, en totalité, 3,942 mots. "Je ne prétends pas, dit M. Shaffner, qu'on ne puisse envoyer de Valentia à Terre-Neuve un courant électrique ou électro-magnétique, mais je nie que ce courant soit susceptible d'une application commerciale". Le câble de Valentia, complètement détruit deux mois après sa pose, n'a pas été remplacé; cette entreprise avortée n'est plus aujourd'hui qu'un témoignage de témérité et une expérience non moins utile à la science qu'aux intérêts de la télégraphie. Il fallait donc chercher une autre voie, et surtout une voie plus courte, celle du nord de l'Atlantique se présentait naturellement, les pays qu'il s'agit d'aborder sont peu connus, mais ils sont loin d'être inaccessibles, ils sont situés moins au nord que certaines parties de la Norwège, que les côtes de la mer Blanche, où s'étend déjà un réseau télégraphique. Le tracé, rendu curviligne par la déformation de nos cartes, est plus court que le tracé "direct", car il diminue de 286 milles la distance de New-York à Londres, de 1860 milles la distance de New-York à Saint-Pétersbourg; enfin , la profondeur des mers est bien moindre au 60° degré qu'au 50° degré de latitude. La Providence ne semble-t-elle pas avoir semé des îles dans cette région, comme gîtes d'étapes de la véritable route télégraphique ? Dès 1854, M. Shaffner avait fait les premières démarches pour la réalisation de ce projet. Il voulait faire partir son câble du Labrador, atterrir au Groënland, en Islande, aux îles Feroë, de là gagner la Norwège, et arriver en Europe par Copenhague. Le Labrador est une dépendance du Canada, et, comme tel, relève de l'Angleterre; les autres points d'attache appartiennent au Danemarck. Il s'adressa d'abord à ce dernier gouvernement, et obtint, dans le courant de la même année, une concession de cent ans, avec le monopole des lignes à construire dans ces parages. Puis, l'année suivante, il obtint des concessions analogues des gouvernements de Suède et Norwège; il vint à Paris en 1855, visita Saint-Pétersbourg en 1857; enfin, revenu dans son pays en 1858, il voulut se mettre à l'œuvre, et fit appel à son propre gouvernement. Cet appui lui ayant été refusé, comme contraire à la constitution, il résolut de poursuivre seul cette vaste entreprise. Une expérience chèrement acquise prouvait que le tracé des mers du nord était praticable télégraphiquement; l'était-il physiquement ? Une reconnaissance préliminaire était indispensable : M. Shaffner nolisa une barque de 200 tonneaux, le "Wyman", s'embarqua avec sa famille, onze hommes d'équipage, et partit de Boston, le 20 août 1859 [...]. Le 15 mai 1860, une députation [du gouvernement anglais] demanda q'un navire et des officiers de la marine royale fussent chargés d'une exploration officielle de la route proposée. Le premier ministre parut apprécier les avantages que la réussite d'un tel projet aurait pour les intérêts maritimes et coloniaux de son pays; il promit son appui, et, peu après, l'amirauté reçut l'ordre de préparer une expédition. [...] "Une fois mis en place, le câble transatlantique sera probablement plus en sûreté et plus durable que tout autre, car il reposera au fond d'une mer dont la température est très basse et où la vie animale est relativement rare. Si, pendant cet été, on reconnaît définitivement l'atterrissement au Groënland, il ne restera plus, pour terminer l'étude de toute la ligne, qu'à fixer l'atterrissement au Labrador. il est à peine permis de douter qu'un câble puisse être déposé avec toute sécurité dans une des baies de la côte, sinon dans la baie d'Hamilton. A en juger par ma propre expérience, par les faits que le voyage du "Bulldog" [affrêté par l'amirauté anglaise] a mis en lumière, et d'après les renseignements fournis par les autorités locales, je pense que l'entreprise est praticable, et qu'il n'y a pas à craindre de sérieux mécomptes. Un si grand projet présente toujours des difficultés; mais ici, elles ne sont pas insurmontables" [rapport de sir L. Mac Clintock]. [...] (Blerzy, pp. 302-321, 377-394)
Original excerpt 1 : « (By Telegraph from England).The Queen’s Message.London, Eng., Aug. 12, 1858. To Hon. James Buchanon. P. U. S.Come let us talk together. American genius and English enterprise have this day joined together the old and the new worlds. Let us hope that they may be as closely allied in the bonds of peace, harmony and kindred feeling. Victoria.The President’s Reply.Bedford Springs, Aug. 12. 1858. To Queen Victoria. Queen of England : New England accepts with gladness the hand of fellowship proferred by old England, and if ever discord or diversity or interest should threaten this alliance, let our language be. “entreat me not leave thee or return from following thee. for the interest of thy people shall be the interests of my people”, and “Thy Gos shall be my God”. James Buchanan, President of the U.S. »
Original excerpt 2 : « [...] Your memorialist finding himself deceived in the affair of the New York, Newfoundland, and London telegraph, he determined to confine himself to the Atlantic enterprise, and in May, 1854, he embarked for Europe, for the purpose of obtaining a concession from the kingdom of Denmark for the right to run a telegraph from America to Europe, via Greenland, Iceland, and the Faroe Isles. In England he was granted every desired facility for the examination and study of the telegraphs in that country. In France, his Imperial Majesty, the Emperor Napoleon III, through the minister of foreign affairs at Paris, ordered the telegraphs of the empire to be fully exposed to your memorialist's examination, and to be afforded all necessary aid by the government official thereon engaged. The administrations of the telegraphs of Belgium, Holland, Hanover, Denmark, Prussia Austria, and of nearly all Europe, were particularly attentive in awarding to your memorialist every facility necessary for the examination of their respective systems of telegraph. While awaiting the negotiations in Denmark, his Majesty, the late Emperor Nicholas of Russia, deigned to request your memorialist, through his envoy extraordinary and minister plenipotentiary, to visit St. Petersburg, for the purpose of aiding in the organization and fulfilment of a complete system of telegraphs for the military service of the empire. For the services thus rendered by your memorialist, his august Majesty most generously manifested a satisfactory appreciation. In August, 1854, his Majesty the King. of Denmark, Frederick VII granted to your memorialist the exclusive right for the construction and maintenance of an electric telegraph from America to Europe, via the Royal Danish territories of Greenland, Iceland, and the Faroe Isles for the term of one hundred years, so that "despatches might be transmitted, in so much as the contents thereof might not be regarded as dangerous to the Danish State, or of the common weal, from and to all nations;" the Danish government pledging its faith to the bestowment of all"necessary care and vigilance, as well as the means to insure the free and unhindered use of the said electric telegraph for the benefit alike of all nations." On the 6th of February, 1855, your memorialist was granted a royal concession from his Majesty the King of Sweden for the continuation of the transatlantic telegraph contemplated in the royal concession of Denmark across the kingdom of Sweden. On the 21st of February, 1855, your memorialist was granted a concession for the lauding of the cable of the transatlantic telegraph, under the royal Danish concession aforesaid, on the coast of Norway and its connexion over the territory of the kingdom of Norway. In the meantime, his august Majesty, the late Emperor Nicholas of Russia, deigned to confer on your memorialist the right, with his Majesty's co-operation, to continue the said telegraph from the coast of Sweden across the Gulf of Bothnia, along the coast of Finland, to St. Petersburg, having in view the continuation of the said telegraph by your memorialist from thence over Asia and across to the Pacific ocean to San Francisco there connecting with the American lines extending across the continent, by which the world would be girdled by one continuous electric telegraph. After fulfilling the object of the mission to Denmark, to Russia, and to other governments on the continent of Europe, your memorialist was returning to America in the fall of 1854, and in Paris he met with a prominent English telegraph engineer, with whom an association was formed for the construction of an Atlantic telegraph This engineer subsequently repudiated his contract, and is now a director in the present Atlantic telegraph, organized in opposition to the scheme of your memorialist, and for the better satisfaction of British feeling in the premises. Having returned to America, in December, 1854, your memorialist proceeded to negotiate with the New York, Newfoundland, and London Telegraph Company for a co-operative contract in business. In February, 1855, a contract was signed by your memorialist - with his then English associate, as formed in Paris - upon the one part, and with the President of the New York, Newfoundland, and London Telegraph company, of the other part. By this contract your memorialist was to have had constructed a line of telegraph from America to Europe within three years, and upon the faith of this contract your memorialist confided. The fault of the non - fulfilment of the contract lies wholly with the New York, Newfoundland; and London Telegraph Company. This arrangement required the Transatlantic Telegraph, represented then and now by your memorialist, to reciprocate in business at St. John's, Newfoundland; and in case the said transatlantic line did not land on the coast of Newfoundland, then for and in consideration of the non - use of the monopoly of landing a telegraph cable upon Newfoundland for the chartered term of fifty years, granted to the said company by the legislature of Newfoundland, the said Transatlantic Telegraph was to have paid the New York, Newfoundland, and London Telegraph the sum of 6 per cent. per annum on $1,500,000 the capital stock of the said company, or $90,000 per annum. » (“MEMORIAL OF TAL P. SHAFFNER, OF KENTUCKY, PRAYING FOR An amendment of the act of Congress approved March 3, 1857, entitled "An act to expedite telegraphic communication for the uses of the government in its foreign intercourse," so that the subsidy gra)
Source : Standage, Tom (1998), “The Victorian Internet”, The Berkley Publishing Group, New York, p. 77 and 81.
Source : Miller, David (2000),“Din Timelines”, electronic publication, 1998-2004.
Source : Blerzy (1861), “ Le Télégraphe transatlantique du Nord”, In “Annales Télégraphiques”, Tome IV, Année 1861, Janvier-Décembre, Paris : Éditions Dunod.
Source : Taliaferro Preston Shaffner (1859), “The Telegraph Manual, A complete history and description of the semaphoric, electric and magnetic telegraphs of Europe, Asia, African and America, Ancient and Modern”, New York : Pudney & Russell Publishers.
Urls : http://din-timelines.com/1856-1860_timeline.shtml (last visited ) http://www.civilwarsignals.org/pages/tele/shaffner/sch.html (last visited ) http://atlantic-cable.com/Shaffner/shaffner.htm (last visited ) http://atlantic-cable.com/Shaffner/35th-congress.htm (last visited ) http://www.old-picture.com/daguerreotypes/Taliaferro-Shaffner-Preston.htm (last visited )

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