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1857 __ Recording piano and remote controlled instruments '''(Enregistreur des improvisations musicales — Pianos ou orgues mis en jeu par une petite boîte à musique)
‣ In “Exposé des applications de l’électricité”, Tome Troisième (Applications mécaniques, physiques et physiologiques)
Théodore (or Theodose) (1821-1884)
Comment : About 1852 Du Moncel began to occupy himself almost exclusively with electrical science. His most conspicuous discovery is that pressure diminishes the resistance of contact between two conductors, a fact which Clerac in 1866 utilised in the construction of a variable resistance from carbon, such as plumbage, by compressing it with an adjustable screw. It is also the foundation of the carbon transmitter of Edison, and the more delicate microphone of Professor Hughes. But Du Moncel is best known as an author and journalist. His 'Expose des applications de l'electricite' published in 1856 ET SEQ., and his 'Traite pratique de Telegraphie,' not to mention his later books on recent marvels, such as the telephone, microphone, phonograph, and electric light, are standard works of reference. (John Munro)In 'Expose des applications de l'electricite', Du Moncel described the use of electro-magnetism circuits for controlling instruments remotely, such as a "recording piano", "automatic piano", etc.
Original excerpt : « APPLICATIONS DE l’ÉLECTRICITÉ AUX BEAUX-ARTS.La faculté que possède l’électricité de mettre en mouvement des lames métalliques et de les faire vibrer, a pu être utilisée à la production de sons distincts susceptibles d’être combinés et harmonisés; mais, en outre de cette application toute physique, l’électro-magnétisme a pu venir en auxiliaire à certains instruments, tels que pianos, orgues, etc., pour leur donner la facilité d’être joués à distance ou pour conserver les traces de leur jeu. Ainsi, jusque dans les arts, en apparence les moins susceptibles de recevoir de l’électricité quelque application, cet élément si extraordinaire a pu être d’une secours utile.DIAPASON ÉLECTRIQUE DE LISSAJOUX.Nous avons vu (p. 444, vol. 1) comment les rhéotomes de la Rive, appelés vulgairement “trembleurs”, devaient être disposés pour produire des sons différents. En disposant les uns à côté des autres un certain nombre de ces appareils, réglés suivant la gamme, on pourrait dont obtenir un instrument de musique qui pourrait être joué comme un piano et qui auriat les sons des instruments à anches. Si le courant de la pile était constant, un pareil instrument pourrait avoir quelques avantages sur les autres instruments à anches dont on se sert, en ce sens qu’on aurait une vibration aussi prolongée qu’on le voudrait pour chaque note, et que les sons seraient plus veloutés. [...]PIANOS ET ORGUES ÉLECTRO-MAGNÉTIQUES.Si l’électro-magnétisme esst employé comme intermédiaire entre le clavier et la partie de ces instruments qui doit produire des sons, on comprend que le problème de leur jeu à distance devient facile à résoudre; il suffit pour cela de faire agir sur les marteaux du piano ou sur les soupapes des tuyaux de l’orgue, des électro-aimants susceptibles de reproduire la pression exercée par le doigt. Le clavier transmetteur n’agit alors que comme interrupteur du courant. Il va sans dire qu’il faut autant de fils que de notes; comme comme tous ces fils peuvent être réunis et ne former qu’un câble, ils sont peu embarrassants. M. Froment a construit plusieurs instruments de cette nature, et même un piano à timbres, dans lequel les sons sont produits par des coups secs, frappés sur les timbres de différents diapasons. On conçoit d’ailleurs, qu’avec ce système, plusieurs instruments peuvent être joués à la fois par le même artiste; il ne s’agit pour cela que d’établir autant de dérivations du courant qu’il y a d’instruments à mouvoir.ENREGISTREUR DES IMPROVISATIONS MUSICALES.On a construit, il y a quelques années, des pianos au moyen desquels un improvisateur pouvait enregistrer un morceau en même temps qu’il le jouait; mais le mécanisme en était assez compliqué et susceptible de dérangement. En ayant recours à l’électro-magnétisme, on peut résoudre le problème d’une manière beaucoup plus simple et sans rien changer au mécanisme des pianos ordinaires, car l’appareil enregistreur peut être tout à fait indépendant et placé en tel endroit qu’il convient. Le principe de mon système consiste à faire réagir électriquement les touches d’un piano sur un petit clavier composé d’aiguilles de fer mis à portée d’une mécanisme enregistreur électro-chimique. [...] Le jeu de cet appareil se devine aisément. Au moment où l’on touche le bouton (M), l’enregistreur est mis en mouvement, et dès lors chaque note que l’on touche a pour effet secondaire la fermeture d’un courant à travers l’un des ressorts d’acier de l’enregistreur. Plus on appuie de temps sur cette note, plus est long le trait laissé sur le papier chimique par le ressort correspondant; de même, plus l’intervale de temps entre deux notes touchées est considérable, plus l’espace blanc qui sépare les traits correspondants à ces notes est large, et la hauteur de ces traits sur la feuille peut désigner la nature de la note. On a donc ainsi les éléments nécessaires pour connaître non seulement l’ordre de succession des différentes notes qui composent le morceau, mais encore leur valeur, les poses [sic / pauses] qui existent entre elles et la mesure dans laquelle le morceau a été joué.Pour traduire en langage musical un morceau ainsi inscrit, il suffit d’appliquer sur la feuille de papier chimique, à partir d’une ligne de repère fournie par le dernier des 82 ressorts d’acier, une feuille de papier à calquer sur laquelle ont été tracées 82 lignes correspondant exactement aux ressorts traçants. Comme ces 82 lignes sont divisées en huit zones diversement coloriées et correspondant aux différentes octaves du piano, il devient facile de distinguer quelles sont les différentes notes enregistrées, et la longueur du trait représentant une blanche, comparée à une échelle tracée d’avance et réglée d’après le métronome, permet d’apprécier le mouvement dans lequel le morceau a été joué. Comme le courant électrique peut se bifurquer indéfiniment dans les réactions électro-chimiques, plusieurs notes touchées à la fois peuvent être aussi bien inscrites qu’une seule, et ce résultat, qui ne pourrait jamais s’obtenir avec des électro-aimants, rend ce système d’enregistrement indispensable dans cette application.PIANOS OU ORGUES MIS EN JEU PAR UNE PETITE BOÎTE À MUSIQUE.Puisqu’il ne s’agit, dans les pianos et orgues électro-magnétiques, que de fermer l’une ou l’autre des différents circuits correspondant à telles ou telles notes pour faire agir leurs marteaux ou leurs soupapes, on conçoit aisément que le même effet peut être exécuté par une machine sur laquelle les airs ou les morceaux auront été notés d’avance, comme dans les serinettes, [les merlines], les orgues de barbarie, les boîtes ou horloges à musique. [...] Alors , un simple mouvement d’horlogerie, une petite boîte pas plus grande qu’une tabatière, peut mettre en jeu des orgues de la plus grande dimension, des pianos distribués en différentes places; et cela, à quelque distance qu’on le désire, et sans qu’au premier abord personne ne puisse se douter quel est le musicien qui met en marche des instruments si puissants. » (Théodore Du Moncel)
Source : Du Moncel, Theodore (1857), “Exposé des applications de l’électricité”, Tome troisième “Applications Mécaniques, Physiques et Physiologiques”, Deuxième Édition, Paris: Librairie de L. Hachette et Cie, Rue Pierre Sarrazin, 14, Imprimerie de J. Claye, Rue Saint-Benoît, 7, pp. 115-123.
Source : Du Moncel, Theodore (1864), “Traité théorique et pratique de télégraphie électrique”, Gauthier-Villars, Paris.
Source : Du Moncel, Theodore (1869), “Notice sur le cable transatlantique”, Gauthier-Villars, Paris.
Source : Du Moncel, Theodore (1878), “Le Téléphone, le Microphone et le Phonographe”, Hachette, Paris.
Source : Du Moncel, Theodore (1879), “The telephone, the microphone and the phonograph”, Harper.
Source : Du Moncel, Theodore (1880), "Transmission des images par l'électricité", La Lumière électrique, Paris, 15 juin 1880.
Source : Du Moncel, Theodore (1880), "Le Téléphote et le Diaphote", La Lumière électrique, 1er juillet 1880.
Source : Du Moncel, Theodore (1880), "Reproduction des sons sous l'influence de la lumière. Photophone de M. Bell", La Lumière électrique, Paris, 1er octobre 1880
Source : Du Moncel, Theodore (1880), "La télescopie électrique", La Lumière électrique, Paris, 1er octobre 1880.
Source : Du Moncel, Theodore (1880), "Quelques mots encore sur le photophone", La Lumière électrique, 1er novembre 1880.
Source : Du Moncel, Theodore (1881), "La téléphotographie", La Lumière électrique, Paris, 19 mars 1881.
Source : Du Moncel, Theodore (1881), "Transmission électrique des images", La Lumière électrique, Paris, 9 avril 1881.
Source : Du Moncel, Theodore (1882), "Le téléphote" in “Sur le microphone, le radiophone et le phonographe”, Bibliothèque des Merveilles, Hachette, Paris, 1882.
Source : Du Moncel, Theodore (1882), “Sur le microphone, le radiophone et le phonographe”, Bibliothèque des Merveilles, Hachette, Paris, 1882.
Source : Du Moncel, Theodore (1882), "M. Th. du MONCEL, en présentant son Ouvrage "Sur le microphone, le radiophone et le phonographe", s'exprime en ces termes :...", Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du lundi 19 juin 1882.
Source : Du Moncel, Theodore (1887), “Le téléphone”, 5ème édition revue et corrigée par Franck-Géraldy, Coll. Bibliothèque des Merveilles, Hachette, Paris, 1887.
Source : Du Moncel, Theodore (1883), “L’Électricité comme force motrice”, Hachette, Paris.
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