NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1854 __ Printing telegraph
David E. Hughes (1831-1900)
Comment : David Edward Hughes (16 May 1831 – 22 January 1900) was a British coinventor of the microphone, an accomplished Welsh musician and a professor of music, as well as chair of natural philosophy at a seminary for women in Bardstown, Kentucky. He was an experimental physicist, mostly in the areas of electricity and signals. He also invented an improved microphone, which was a modification of Thomas Edison's carbon telephone transmitter. He revived the term "microphone" to describe the transmitter's ability to transmit extremely weak sounds to a Bell telephone receiver. He invented the induction balance (later used in metal detectors) and in 1879 he transmitted and received radio waves using a detector made of carbon. In 1879, years before Heinrich Hertz and sixteen years before Guglielmo Marconi had demonstrated the existence of radio waves, Hughes was already transmitting and receiving electromagnetic waves over several hundred metres. At the time his work failed to satisfy colleagues’ demands for scientific method and proofs and so Hughes didn't mention his work until a magazine article was published in 1889. Hughes patented his telegraph system in the United States in 1855, and in less than two years, a number of small telegraph companies, including Western Union in early stages of development, united to form one large corporation.Western Union Telegraph Co. to carry on the business of telegraphy on the Hughes system. In Europe, Hughes’ Telegraph System became an international standard. Patents : David E Hughes, U.S. Patent 14,917 Telegraph (with alphabetic keyboard and printer) issued May 20, 1856; David E Hughes, U.S. Patent 22,531 Duplex Telegraph issued January 4, 1859; David E Hughes, U.S. Patent 22,770 Printing Telegraph (with type-wheel) issued January 25, 1859. (Compiled from various sources)Prof. Hughes turned his inventive ability and knowledge of physical science to the development and improvement of electrical instruments, notably those for telegraphic purposes. The first important invention published to the world at this time was his world-renowned type-printing telegraph, an invention which was speedily taken up in the United States as a formidable competitor to the Morse system monopolised by the American Telegraph Co. A patent for this instrument was taken out in the United States in 1855, and in less than two years a number of small telegraph companies, including the Western Union--which was at that time in its early stages of development--had united to form one large corporation, the present Western Union Telegraph Co., to carry on the business of telegraphy on the Hughes system. In that same year Prof. Hughes returned to England for the purpose of introducing the instrument to the then existing Electric Telegraph Co., which controlled the telegraphic business in this country. Failing, however, in this endeavour, Prof. Hughes was compelled to carry his invention across the Channel to France, where it met with a much more enthusiastic reception at the hands of the French Government, who agreed to give the instrument a year of practical trial on the French land lines, and if found satisfactory it was to be finally adopted. Aided by his experience already acquired in America, Prof. Hughes was able to make the experimental trial a thorough and complete success. The instrument was adopted in France, and indeed throughout Europe, and honours showered thickly upon the head of the inventor. [...] Quite setting aside his type-printing instrument, he has accomplished far more than would be sufficient to justify a national memorial. Take, for example, his invention of the microphone, an instrument which is the very foundation of our modern system of commercial telephony. True, others before him had succeeded in transmitting sounds electrically over a distance, but it was not until Hughes made a free present to the world of the simple yet marvellously-ingenious carbon microphone, that practical telephony became a possibility. Whether in the invention of the instrument itself, or in the generous presentation of it freely to the world, he claims our admiration and honour. (The Electrician London, January 26, 1900, pages 457-458)“Wheatstone’s New Printing Telegraph - A self-recording letter printing telegraph exhibited for the first time here [in Glasgow]. By this apparatus, the message can be read by the receiver, if present, or recorded in legible type for his perusal during his absence. It consists of a small box divided into three compartments, the first of which contains, wound continuously on a wheel, several thousand feet of the slip on which the message is to be printed. The second compartment, about four inches square, contains the recording machine, capable of being worked either as a reading or printing telegraph, at the will of the operator, according as a small handle, placed in front of the dial, is turned to “read” or “print”. This machine stops and starts itself without the assistance of any attendant, hitherto so necessary with former similar apparatus. The last compartment is an empty space, into which the message is received on leaving the machine. The box can be locked at pleasure, thus ensuring complete privacy in the transmission and receipt of intelligence.” (April 1863). (Steven Roberts, “Distant Writing - A History of the Telegraph Companies in Britain between 1838 and 1868”, 2010)
French comment : Le télégraphe inprimant de HUGHES fut installé et utilisé en France d'abord vers 1858, en Europe ensuite et aux USA en 1872. Des touches analogues à celles d'un piano correspondent aux lettres, chiffres et signes. A la réception une "roue des types" imprime sur un ruban de papier le caractère (type) envoyé. Le mouvement du mécanisme est entraîné par un poids et une chaîne. Lorsque le poids est descendu, on le remonte à la manivelle aidée d'un treuil intégré. Le "Hughes" est capable d'envoyer 50 à 60 dépêches à l'heure. Son inconvénient est qu'il faut un mécanicien spécialisé à proximité de ces télégraphes car le réglage du mécanisme complexe est très délicat. (J.-C. B. Montagné, 2006)Le télégraphe imprimeur fût inventé en 1854 par l'américain David Hugues (1831-1900) Il inventa également le microphone en 1878. Le transmetteur et le récepteur sont identiques, ainsi lorsqu'une dépêche était envoyée, elle était imprimée à la fois au départ et à l'arrivée, ce qui constituait un double contrôle. L'appareil de Hugues est constitué : 1) d'une table avec un clavier de 28 touches dont 26 affectées aux lettres. 2) d'un rouage d'horlogerie. 3) trois arbres : a) sur le premier axe, horizontal, appelé axe des types est fixé une roue sur laquelle sont gravées en relief les lettres de l'alphabet. b) sur le deuxième axe, horizontal, appelé axe imprimeur sont placées des cames permettant en particulier de fixer le papier. c) le troisième axe qui est vertical est relié au premier axe (axe des types) et fait tourner un disque horizontal percé de 28 trous correspondants aux 28 touches., 4) d'un électro-aimant. Pour envoyer une dépêche : 1. L'employé chargé de l'émetteur met en marche le rouage d'horlogerie. 2. Il appuie sur une touche blanche, ce qui a pour effet de provoquer une sonnerie dans le récepteur. 3. Le récepteur averti, met son appareil en marche. 4. Simultanément les deux employés en appuyant sur une pédale règlent leur appareil afin de les synchroniser. 5. Après les essais de synchronisation, l'expéditeur envoie une à une les lettres dont se compose la dépèche. 6. La dépêche s'imprime ainsi simultanément sur les deux postes. Ces appareils étaient très pratiques car les messages reçus était composés de lettres. Toutefois, la complexité du mécanisme en faisait un appareil fragile qui avait de fréquents disfonctionnements. En particulier, un mauvais synchronisme entre émetteur et récepteur provoquait des décalages entre les deux roues des types et générait ainsi des erreurs de transcription. (Compiled from various sources)Les télégraphes écrivants et les télégraphes parlants.C'est un point troujours discuté que de savoir s'il vaut mieux, pour un service télégraphique, faire usage d'appareils écrivant eux-mêmes la dépêche ou d'appareils qui transmettent par le son et sous la dictée desquels l'employé transcrit. Des partis très tranchés ont été pris à cet égard ; en France, tous les appareils écriven ; en Amérique, on ne fait usage que de parleurs. La simplicité de ce dernier système est certainement séduisante. Étant d'ailleurs donnée la tendance bien connue des administrations françaises vers un contrôle excessif et une écrivasserie démesurée, on a quelque propension à croire que l'adoption des télégraphes écrivants dans notre pays peut tenir principalement à des idées de ce genre. Encore y aurait-il lieu de discuter si, même au point de vue du contrôle, le système écrivant est supérieur à l'autre. En effet, dans le mode d'opérer américain, la dépêche envoyée subsiste en minute au bureau de départ ; la dépêche reçue porte la signature de l'agent expéditeur, ainsi que de l'agent récepteur ; s'il y a erreur, on peut toujours la réparer, et savoir par qui elle a été commise. Il est vrai que cela peut être moins facile qu'avec le système français où la bande imprimée du télégraphe peut quelquefois fournir immédiatement la rectification : en échange, on ne se préoccupe pas beaucoup chez nous de savoir qui a transmis les dépêches, et la responsabilité d'une faute grave serait parfois assez difficile à déterminer. [...] "A priori", on ne voit pas de motif pour que le système écrivant soit moins rapide que l'autre ; l'employé n'est en rien ralenti dans son travail par la présence de la bande qui se déroule devant lui ; sa besogne est, au contraire, facilitée, parce qu'il est plus facile de traduire des caractères écrits que sur un simple son. Quant à l'appareil, il n'y a aucune raison pour que sa marche soit retardée ; il est, cela est vrai, un peu plus compliqué, mais pas assez pour diminuer la sûreté de sa marche ; et de plus, chose qui peut surprendre, les appareils écrivants demandent une force moindre que les appareils parlants ; dans ces derniers, le choc doit être énergique pour que le son soit bien distinct, et cela nécessite des courants plus forts. La simplicité de l'appareil parleur et son bon marché ne sont pas des arguments sans réplique. D'abord, ce ne serait qu'une considération secondaire ; deuxièmement, cet avantage a son compensation qui est que, si l'appareil coûte moins, les employés coûtent plus cher. Cela est évident, car il est bien plus facile d'apprendre à lire un alphabet que d'accoutumer l'oreille à comprendre des signes sonores consistant en craquements plus ou moins espacés. C'est pourquoi les employés aptent à ce service difficile sont plus rares et plus coûteux que les autres. [...] Quant à la rapidité d'action qu'on attribue au service américain, il se peut qu'il y ait quelque chose de vrai, mais il resterait à savoir au juste si cela tient aux appareils ou aux agents ; aux États-Unis les télégraphistes sont les employés d'une entreprise particulière, ils travaillent comme des employés qu'on paie assez largement, dont on exige beaucoup, et qu'on peut renvoyer s'ils ne satisfont pas ; en France, les télégraphistes sont des fonctionnaires, ils travaillent en fonctionnaires médiocrement payés, avec méthode et tranquillité, sachant d'ailleurs qu'ils font partie de l'État et qu'ils possèdent ces fameux "droits acquis", principale fortune des agents gouvernementaux de notre pays. (Frank Géraldy, In "Faits divers", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 6, n°1-25, 1882, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 21 janvier, No. 3, pp. 54-55).
Source : E.E. Blavier (1861), “Notice sur les appareils télégraphiques imprimeurs”, In “Annales Télégraphiques”, Tome IV, Année 1861, Janvier-Décembre, (pp. 5-25; pp. 273-292; pp. 337-376). Paris : Éditions Dunod.
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