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1854 __ Transmission électrique de la parole
Charles Bourseul (1829-1912)
Comment : On August 18th, 1854 Charles Bourseul, a French Soldier and Telegraphist, writes a paper articulating the concept of the telephone. The article is published on the 26th of August in the « L'illustration, Journal Universel ».In 1854, Charles Bourseul proposed that two diaphragms vibrating in sympathy could reproduce speach over telegraphic distances. (Jonathan Sterne, p. 78)
Original excerpt 1 : « I ask myself, for example, if speech itself, couldn't also be transmitted by electricity; in a word, if we couldn't speak in Vienna and be heard in Paris. This is how it can actually be achieved: we know that sounds are made by vibrations and are brought to the ear by the same vibrations reproduced by the intervening medium. Suppose that a man speaks near a movable disk, sufficiently flexible to lose none of the vibrations of the voice; that this disk alternately makes and breaks the currents from a battery; you may have at a distance another disk which will simultaneously executes the same vibrations. »
Original excerpt 2 : « Après les merveilleux télégraphes qui peuvent reproduire à distance l’écriture de tel ou tel individu, et même des dessins plus ou moins compliqués, il semblerait impossible d’aller plus en avant dans les régions du merveilleux. Essayons cependant de faire quelques pas de plus encore. Je ne me suis demandé, par exemple, si la parole elle-même ne pourrait pas être transmise par l’électricité; en un mot, si l’on ne pourrait pas parler à Vienne et se faire entendre à Paris. La chose est praticable. Voici comment : “Les sons, on le sait, sont formés par des vibrations et apportés à l’oreille par ces mêmes vibrations que reproduisent les milieux intermédiaires. Mais l’intensité de ces vibrations diminue très rapidement avec la distance; de sorte qu’il y a, même en employant des porte-voix, des tubes et des cornets acoustiques des limites assez restreintes qu’on ne peut dépasser. Imaginez que l’on parle près d’une plaque mobile, assez flexible pour ne perdre aucune des vibrations produites par la voix; que cette plaque établisse et interrompe successivement la communication avec une pile. Vous pourrez avoir à distance une autre plaque qui exécutera en même temps les mêmes vibrations. Il est vrai que l’intensité des sons produits sera variable au point de départ où la plaque vibre par la voix et constante au point d’arrivée où elle vibre par l’électricité. Mais il est démontré que cela ne peut altérer les sons. Il est évident d’abord que les sons ses reroduiraient avec la même hauteur dans la gamme. L’état actuel de la science acoustique ne permet pas de dire “a priori”, s’il en sera de même des syllabe articulées par la voix humaine. On ne s’est pas encore suffisamment occupé de la manière dont ces syllabes sont produites. On a remarqué, il est vrai, que les unes se prononcent des dents, les autres des lèvres, etc., mais c’est là tout. Quoi qu’il en soit, il faut bien songer que les syllabes ne reproduisent exactement rien autre chose que les vibrations des milieux intermédiaires; reproduisez exactement ces vibrations et vous reproduirez exactement aussi les syllabes. En tout cas, il est impossible de démontrer dans l’état actuel de la science que la transmission électrique des sons est impossible. Toutes les probabilités, au contraire, sont pour la possibilité. Quand on parla pour la première fois d’appliquer l’életro-magnétisme à la transmission des dépêches, un homme, ahut placé dans la science, traita cette idée de sublime utopie, et cependant aujourd’hui on communique directement de Londres à Vienne par un simple fil métallique.Cela n’était pas possible, disait-on, et cela est. Il va sans dire que des applications sans nombre et de la plus haute importance surgiraient immédiatement de la transmission de la parole par l’électricité. À moins d’être sourd et muet, qui que ce soit pourrait se servir de ce mode de transmission, qui n’exigerait aucune espèce d’appareil. Une pile électrique, deux plaques vibrantes et un fil métallique suffiraient. Dans une multitude de cas; dans de vastes établissements, par exemple, on pourrait par ce moyen transmettre à distance tel ordre ou tel avis, tandis qu’on renoncera à opérer cette transmission par l’électricité, dès lors qu’il faudra procéder lettre par lettre, et à l’aide de télégraphes exigeant un apprentissage et de l’habitude. Quoi qu’il arrive, il est certain que dans un avenir plus ou moins éloigné, la parole sera transmise à distance par l’électricité. J’ai commencé ds expériences à cet égard; elles sont délicates et exigent du temps et de la patience. Mais les approximations obtenues font entrevoir un résultat favorable. » (In “l'Illustration”, 26 août 1854)
Source : Bourseul, Charles (1854), “Transmission électrique de la parole”, L'illustration Journal Universel, August 26th 1854, p 139.
Source : McVeigh, Daniel P. (2000), “An Early History of the Telephone 1664-1865”, electronic publication, with the help of Jean Gagnon, Daniel Langlois Foundation, and Don Foresta, MARCEL, 2000.
Source : Sterne, Jonathan (2003), “The Audible Past - Cultural Origins of Sound Reproduction”, Durham & London : Duke University Press, pp. 41-42.

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