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1851 __ « On the Submarine Telegraph »
John W. Brett (1805-1863), Jacob Brett (?-?)
Comment : The brothers Brett proposed in 1845 to establish a general system of telegraphic communication for Britain, and in 1847 obtained a concession from the French Government to establish a cable between England and France. The Bretts' Channel cable of 1850 quickly failed, but a second attempt between Dover and Calais in 1851 proved a lasting success: the world's first commercially viable submarine telegraph cable. This 1857 presentation by John Watkins Brett to the Royal Institution gives a brief history of the brothers’ involvement in the early cable enterprise.
French comment : Le premier câble transatlantique date de 1858. - 1838, premiers essais de câbles sous-marins isolés au caoutchouc.1843, découverte de la gutta-percha isolant naturel par le docteur William Montgomerie à Singapour.1845, l'allemand Werner von Siemens découvre l'extrusion et le collage de la gutta-percha sur un fil de cuivre.1849, le 10 janvier C.V.Walter immerge 2 miles de câble isolé à la gutta-percha dans le port de Folkestone.1850, le 28 août les frères Brett, à bord du remorqueur Goliath, posent le premier câble sous-marin entre le cap Gris-Nez, en France, et le cap Southerland, en Angleterre. Il ne fonctionnera que 11 minutes.1851, sur la même concession, un câble à 4 conducteurs renforcé à 8 tonnes, posé par le remorqueur Blazzer fonctionnera pendant plus de 40 ans. Il sera retenu par l'histoire comme le 1e câble commercial sous-marin télégraphique.1852, 1er décembre, les équipements intermédiaires de Douvres et Calais sont supprimés pour établir une liaison directe entre les deux capitales. Les messages sont transmis en moins d'une heure entre les bourses de Paris et Londres au lieu de 3 jours auparavant.1853-1860, l'Angleterre est reliée à l'Irlande, à la Belgique et aux Pays-Bas.1853, 10 juin, Napoléon III accorde une seconde concession aux frères Brett. Ils relient la Corse et l'Algérie à la France.1858, 5 août, à l'initiative de Cyrus Field, Charles Bright et John Brett, le premier câble transatlantique est posé entre Valentia (Irlande) et Trinity Bay (Terre-Neuve), par les deux navires Niagara et Agamemnon. 4 200 km de câble d’un poids de 7 000 tonnes. Le câble est constitué d'une âme composée d'un toron de sept fils de cuivre pur gainé de trois couches de gutta-percha (12,2 mm de diamètre). Il est armé de 18 torons formés chacun de 7 fils de fer le tout enrobé d'une mince couche de toile goudronnée. Un message inaugural est échangé entre la reine Victoria et le président Buchanan. La transmission du message de 100 mots dure 1 heure 7 minutes. La ligne ne fonctionne que 20 jours, jusqu'au 1er septembre : Whitehouse, ingénieur de la société Newall, pensant accélérer la transmission, provoque le claquage de la liaison en appliquant une tension de pile destructrice. (Compiled from various sources)En 1847, M. John Walkins Brett avait obtenu du gouvernement français un privilège pour l'établissement d'un télégraphe sous-marin entre la France et l'Angleterre. La convention n'ayant reçu aucun commencement d'exécution dans les délais qui avaient été stipulés, se trouva annulée ; mais elle fut renouvelée le 10 août 1849 pour une période de dix ans, sous la condition que la communication serait établie au plus tard le 1er septembre 1850. Une compagnie fut constituée sous le nom de " Compagnie du télégraphe sous-marin de la Manche " . Elle fit fabriqué vingt-cinq mille marins d'un câble composé d'un conducteur central en cuivre de 2 millimètres de diamètre recouvert de gutta-percha de 12,5 millimètres de diamètre (1). La gutta-percha était appliquée en une seule couche sur des fils non recuits de 100 yards (914 mètres) de longueur. On réunissait ensemble ces diverses pièces en tordant les bouts de fils de cuivre deux à deux l'un autour de l'autre et soudant à l'étain la torsade ; par dessus on appliquait la gutta-percha rendue plastique en la chauffant à une température convenable et on la comprimait dans un moule en bois. Les jonctions avaient environ 5 centimètres de diamètre. Les glaînes ainsi formées, de longueurs facilement transportables, étaient simplement plongées dans de l'eau et essayées avec une pile à sable de 24 éléments : si l'on n'observait aucune déviation sérieuse à l'aide d'un galvanomètre assez grossier, la glaîne était reçue, envoyée à bord et soudée à la partie déjà fabriquée du câble, laquelle était enroulée sur un grand tambour en fer. Ce tambour mobile autour d'un axe horizontal était placé sur le pont du Goliath, grand chaland du port de Douvres. Le nombre et les dimensions des joints ne permettant pas un lovage régulier du câble sur le tambour, on remplissait les vides avec de la bourre de coton : de petites lattes en bois, placées suivant des génératrices du tambour, séparaient les différentes couches de câbles les unes sur les autres. L'origine de la télégraphie électrique sous-marine remonte à des expériences sur l'inflammation à distance de la poudre que le professeur russe Sœmmering exécuta à Saint Petersbourg, vers 1807 ou 1808, et qu'il répéta en 1815 sur un fil conducteur immergé dans la Seine, à Paris. Sœmmering ayant inventé peu après son télégraphe à décomposition électro-chimique de l'eau, proposa de relier Cronstadt à Saint Petersbourg par une ligne sous-marine ; mais ce projet n'eut aucune suite. En 1839, le docteur O'Shaughnessy fit une série d'expériences, dont on retrouve les détails dans les comptes rendus de la Société asiatique de Londres, pour faire traverser au courant électrique les fleuves et les mers. Il employait des fils recouverts de poix et de chanvre goudronné et constata " que même sous l'eau, ces fils transmettaient sans perte appréciable, les signaux électriques ". Le professeur Ch. Wheatstone, de son côté, songeait, dès 1837, à relier l'Angleterre au continent par une ligne sous-marine et à transmettre des messages à l'aide d'un appareil à aiguilles qu'il venait d'inventer avec Cooke. Il exposa, le 6 février 1840, devant une commission de la Chambre des Communes, les moyens à l'aide desquels il serait possible d'établir une communication télégraphique sous-marine entre Douvres et Calais. (In E. Wünschendorff, “LES DEUX PREMIERS CABLES SOUS-MARINS POSES ENTRE LA FRANCE ET L'ANGLETERRE”)
Original excerpt : « I purpose this evening to give you a brief sketch of the part I have taken in the promotion of submarine telegraphs, and shall strictly confine myself to a narrative of tins enterprise, and some of the difficulties I have had to encounter at different stages of their progress. It has been stated by some that I had sought, or attempted to appropriate to myself, the honour of the invention, of the submarine telegraph. I will here state, that my first idea of submarine telegraphs arose out of a conversation with my brother early in 1845, when discussing the system of electric telegraphs, as then recently established between London and Slough; and, in considering the practicability of an entire underground communication, the question arose between us, “If possible underground, why not under water?” and “If under water, why not along the bed of the ocean?” The possibility of a submarine telegraph then seized upon my mind with a positive conviction; and I was ignorant until three or four years since that a line across the Channel had been previously projected by that talented philosopher, Professor Wheatstone, (who, it will be remembered, with Mr. Cooke, first introduced the electric telegraph into this country : The original plans of Professor Wheatstone’s project of a Submarine Electric Telegraph between Dover and Calais, drawn in 1840, were exhibited in the Library) and also of the experiments by frictional electricity during the last century, to send a current across rivers. [...] The first attempt to connect England and France by a submarine telegraph was made in 1850, with a copper wire inclosed in gutta-percha, a material which opportunely came to our aid about that time. About 27 miles of this wire were conveyed on board the Goliath steam-tug, and wound round a large iron cylinder or drum to facilitate the paying it out, and the vessel started from Dover, exciting little or no curiosity at the time. The end of the wire attached to land was carried into a horse-box at the South-Eastern Railway Terminus, and we commenced paying out the wire, pieces of lead being fastened to it at intervals to facilitate the sinking. Electric communication from the vessel to the shore being kept up hourly, during its progress, the only drawback was a fear lest this frail experimental thread should snap, and involve the undertaking in ridicule. The trial was, however, successful; and the Times of the day justly remarked, “the jest of yesterday has become the fact of to-day." The place chosen on the French coast for landing the wire was Cape Grinez, under a cliff among rocks; being purposely selected, because it afforded no anchorage to vessels, and was difficult of approach. My station at the Dover Railway afforded an elevated position, from whence, by the aid of a glass, I was able to distinguish the light-house and cliff at Cape Grinez. A declining sun enabled me to discern the moving shadow of the steamer’s smoke on the white cliffs, thus indicating her progress. At length the shadow ceased to move. The vessel had evidently come to an anchor. We gave them half an hour to convey the end of the wire to shore, and attach the printing instrument; and then I sent the first electric message across the Channel.this was reserved for Louis Napoleon. I was afterwards informed that some French soldiers who saw the slip of printed paper running from the little telegraph instrument, bearing a message from England, enquired, “how it could possibly have crossed the Channel ?” and when it was explained that it was the electricity which passed along the wire, and performed the printing operation, they were still incredulous. After several other communications, the words “All well,” and “Good night,” were printed, and closed the evening. [...] Captain Marquis Eicci, a Sardinian naval officer of reputed skill, was on board, and advised us not to venture across the Mediterranean in a direct line, where we should have to encounter unknown soundings, but to make a curve of some miles by the Islands of Gorgonia and Capraia, where the depth would be little more than 100 fathoms. I replied, as greater depths- would have to be encountered between Sardinia and Africa, it was better at once to prove the risk; and, accordingly, we proceeded in a direct line, accompanied by the frigate Malfatano, commanded by the Marquis Boyle, who rendered us valuable service, by directing our route, and by taking soundings as we progressed. [...] This done, an electric communication was instantly dispatched through the cable to Paris and Turin, announcing to the French and Sardinian Governments the telegraphic union of Corsica with France and Piedmont. We then sailed for the Straits of Bonifaccio, and the submerging of the submarine cable between Corsica and Sardinia was successfully accomplished a few days afterwards; also the completion of the land lines, in the aggregate about 500 miles in length, through the two islands, uniting the different towns. The possibility of establishing a line of telegraph through these wild and lawless districts had previously been questioned, a guard of horse being thought necessary to protect it from injury : but the result proved that the public in all parts of the world may be trusted; and it is remarkable that only one instance of wilful injury has ever occurred throughout these islands; and the line has been in daily use since April 1855, and the French and Sardinian Governments have forwarded several thousand messages annually through it. [...] The submarine cable for connecting Sardinia with Algeria was made the same year. It was 150 miles in length, and weighed 1200 tons, and, allowing for coals, required a steamer of 2000 tons to carry it. Being unable to procure a steamer of that size in this country, in consequence of the war with Russia, I applied to the Emperor of the French for one, and at the same time expressed a wish that the portion of the Mediterranean I was about to cross should be sounded. [...] I had another and longer cable manufactured for the ensuing year, and finding opinions strong against taking the deeper direct line, it was resolved to carry it east of Galita, making a detour round the island, and thence to La Calle on the African coast. [...] I must now briefly say a few words upon the Atlantic telegraph, and the great depths of the ocean. This subject would alone occupy an evening. I shall therefore only allude to a few general points in connection with it. [...] The ultimate union of America with Europe by electricity may now be considered a certainty. Providence has placed this object within our reach; there are no practical impossibilities in the way of its accomplishment; and those united with us in the undertaking do not regard the means required in comparison to the good to be accomplished.J.W.B. »
Source : Brett, John Watkins (1857), “On the Submarine Telegraph”, In “Notices of the Proceedings at the Meetings of the Members of the Royal Institution of Great Britain with Abstracts of the Discourses delivered at The Evening Meetings”, Vol II., 1854 - 1858, WEEKLY EVENING MEETING, Friday, March 20, 1857.
Source : Bontemps, Ch. (1874), "La télégraphie océanique", In La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie. Suivi de : Bulletin météorologique de La Nature, Boîte aux lettres, Nouvelles scientifiques, 1874 : Deuxième année, deuxième semestre : n° 53 à 78, Paris : Masson, p. 295-296.
Source : Salvador, R., Fouchard, G., Rolland, Y. & Leclerc, A. P. (2006), “Du morse à l'Internet, 150 ans de télécommunications par câbles sous-marins”, AAcsM.
Urls : http://atlantic-cable.com/Article/Brett/index.htm (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?4KY28.3/299/100/432/0/0 (last visited ) http://www.cablesm.fr/HTML/2cablesFGB.htm (last visited ) http://atlantic-cable.com/CableCos/ReidBros/index.htm (last visited )

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