NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1850 __ Image telegraph
Frederick Collier Bakewell (1800-1869)
Comment : Picture telegraphy system is demonstrated by Frederick C Bakewell in which images are transmitted by making and breaking an electrical current such that the image is recorded by a metallic point depositing shellac ink to discolour chemically-coated paper wrapped around a metal cylinder, tracking spirally.He was an English physicist who improved on the concept of the facsimile machine introduced by Alexander Bain in 1842 and demonstrated a working version at the 1851 World's Fair in London. Bakewell's "image telegraph" had many of the features of modern facsimile machines, and replaced the pendulums of Bain's system with synchronized rotating cylinders. The system involved writing or drawing on a piece of metal foil with a special insulating ink; the foil was then wrapped around a cylinder which slowly rotated, driven by a clock mechanism. A metal stylus driven by a screw thread traveled across the surface of the cylinder as it turned, tracing out a path over the foil. Each time the stylus crossed the insulating ink, the current through the foil to the stylus was interrupted. At the receiver, a similar pendulum-driven stylus marked chemically treated paper with an electric current as the receiving cylinder rotated. The chief problems with Bakewell's machine were how to keep the two cylinders synchronized and to make sure that the transmitting and receiving styli started at the same point on the cylinder at the same time. Despite these problems, Bakewell's machine was capable of transmitting handwriting and simple line drawings along telegraph wires. However, the system never became commercial. Later, in 1861, the system was improved by an Italian priest, Giovanni Caselli who was able to use it to send handwritten messages as well as photographs. (Compiled from various sources)
French comment : Les premières expériences (ABRAMSON, 1987) et les premières machines capables de transférer de part et d'autre d'un câble métallique des dessins et des écrits autographes sont faites par l'Ecossais Alexander Bain et par l'Anglais Frederik Collier Bakewell, deux pionniers des télégraphes et de l'impression électrochimique. Bain brevette en 1843 un “automatic electrochimical recording telegraph” (Dans presque tous les traités de télégraphie, on trouve des références - le plus souvent fragmentaires - aux appareils autographiques les plus connus. On trouvera un compte rendu détaillé de ces premières expériences et des premiers appareils dans l'ouvrage de Karl Eduard ZETZSCHE consacré aux télégraphes à impression. 1856, pp. 936) capable de « lire » et d'expédier à distance des messages composés spécialement avec des lettres de métal sur une base de bois. On trouve déjà dans ce système les principes techniques de base de la transmission par fac-similé : un scanner qui décompose en lignes parallèles un écrit formé avec des lettres métalliques et qui enregistre l'ouverture et la fermeture du circuit électrique provoqué par l'absence ou la présence du métal. A l'autre bout de la ligne, un appareil récepteur, en synchronie avec le scanner, rapporte les impulsions électriques sur un papier traité chimiquement avec du ferro- cyanure de potassium. Quelques années plus tard, Bakewell mit au point un copying telegraph qui pouvait expédier des message écrits avec un vernis isolant sur une lame de métal. Par la suite, Bakewell et Bain échangèrent de violentes accusations quant à la paternité du premier télégraphe par fac- similé. Stimulés par les inventions de Bakewell et Bain et par les informations provenant ď outre-Manche sur le succès des expériences (un télégraphe par fac- similé fut exposé à Londres en 1850 puis dans l'importante exposition universelle de 1851), de nombreux autres inventeurs, en Allemagne et en France, décidèrent de se consacrer à la construction de télégraphe pour la transmission par fac- similé (ZETZSCHE, op. cit., p.10-11). A peu près à la même période naissait en regard des télégraphes par fac-similé une autre famille d'instruments permettant d'écrire à distance et en temps réel ; ces instruments sont, eux, les véritables télégraphes autographes. Ces machines, lointaines descendantes des anciens pantographes inventés au début du XVIIe siècle par le mathématicien et astronome Christophe Scheiner, et toujours utilisées pour reproduire, agrandir ou réduire des dessins linéaires, ont donc un fonctionnement très simple. Dans les pantographes de dessin, la pointe traçante est un crayon et les divers côtés du parallélogramme, en bois ou en métal, peuvent être raccourcis ou allongés pour faire varier l'échelle d'agrandissement du dessin. Dans les systèmes téléautographiques, le pantographe est connecté à un système électromagnétique qui permet à une pointe écrivante située à distance d'accomplir les mêmes mouvements que le crayon tenu par la main de l'expéditeur du message (C'est ainsi que fonctionnent les appareils des Français Lacoine et Garceau décrits dans Th. du MONTCEL, Revue des applications de l'électricité en 1857 et 1858, 1859, pp. 243-347). Pendant tout le XIXe siècle, on a inventé et breveté des systèmes électriques pour écrire à distance et ils ont été, quoique rarement, utilisés dans le cadre du travail de bureau. Il y a moins de trente ans, on trouvait encore dans le commerce quelques modèles de téléautographes électriques utilisés pour les signatures à distance (Les informations sur ces dernières machines, et en particulier sur le téléautographe Autelco commercialisé jusqu'à la fin des années 60, m'ont été fournies par Franco Soresini.). On doit à Giovanni Caselli la construction du premier appareil fac-similé qui fut utilisé commercialement sur une ligne télégraphique et qui rendit célèbre dans le monde entier la technique de la transmission par fac-similé, connue alors seulement dans les cercles restreints des télégraphistes. Grâce au pantélégraphe, la télégraphie par fac-similé acquit une grande popularité qui alimenta l'espoir de tant d'autres inventeurs et techniciens ; on pensa qu'elle pourrait se substituer aux autres techniques télégraphiques et qu'elle conquerrait une part de marché dans le business riche et prometteur des télégrammes. (Emilio Pucci, pp. 129-130)
Source : Pucci, Emilio (1994), "La Transmission par Fac-similé : Invention et Premières Applications", Transl. by Cécole Méadel, In Réseaux (CNET), Année 1994, Vol. 12, No. 63, pp. 125-139.
Urls : http://chem.ch.huji.ac.il/history/bakewell.html (last visited ) http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1994_num_12_63_2439?_Prescripts_Search_isPortletOuvrage=false (last visited )

No comment for this page

Leave a comment

:
: