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ca - 350 BC __ « Problemata »
Aristotle (Aristote) (384-322 BC)
Comment : Problems (or Problemata) is a pseudo-Aristotelian collection of problems written in a question and answer format. The collection, gradually assembled by the peripatetic school, reached its final form anywhere between the third century BC to the 6th century AD. The work is divided by topic into 38 sections, and the whole contains almost 900 problems.It was accounted very ancient even in the time of Aristotle, who, in his 'Problems,' has endeavoured to account for it [sneezing], but knew nothing of its origin. According to him, the first men, prepossessed with the highest ideas concerning the head, as the principal seat of the soul, that intelligent substance governing and animating the whole human system, carried their respect even to sternutation, as the most manifest and most sensible operation of the head. Hence those several forms of compliments used on similar occasions amongst Greeks and Romans: Long may you live! May you enjoy health! Jupiter preserve you!"."In Asia and Europe the sneezing superstition extends through a wide range of race, age, and country. Among the passages relating to it in the classic ages of Greece and Rome, the following are some of the most characteristic: the lucky sneeze of Telemachus in the Odyssey; the soldier's sneeze and the shout of adoration to the god which rose along the ranks, and which Xenophon appealed to us a favourable omen; Aristotle's remark that people consider a sneeze as divine, but not a cough; the Greek epigram on the man with the long nose who did not say Zeu Soson when he sneezed, for the noise was too far off for him to hear; Petronius Arbiter's mention of the custom of saying 'Salve' to one who sneezed; and Pliny's question 'Cur sternutamentis salutamus?' a-propos of which he remarks that even Tiberius Caesar, that saddest of men, exacted this observance. Similar rites of sneezing have long been observed in Eastern Asia. When a Hindu sneezes, bystanders say 'Live!' and the sneezer replies, 'With you!' It is an ill omen to which among other things the Thugs paid great regard on starting an expedition, and which even compelled them to let the travellers with them escape." But this does not show us the real origin of the sneezing superstition; although it adequately shews the extent of its operations. Tylor traces the first beginnings of the habit in the savage idea of souls. "As a man's soul is considered to go in and out of his body, so it is with other spirits, particularly such as enter into patients and possess them or afflict them with disease. Among the less cultured races the connection of this idea with sneezing is best shewn among the Zulus, a people firmly persuaded that kindly or angry spirits of the dead hover about them in dreams, enter into them and cause disease in them. When a Zulu sneezes he will say, 'I am now blessed. The ldhlozi (ancestral spirit) is with me; it has come to me. Let me hasten and praise it, for it is it which causes me to sneeze.' So he praises the manes of his family, asking for cattle, and wives and blessings.". (Professor E. B. Tylor)
French comment : "Les Problèmes". Repose sur des prémisses aristotéliciennes en mathématiques, musique, optique, physiologie... ; mais date du Ve ou VIe s. (trad. en latin par Barthélémy de Messine (vers 1256-1268). "Les problèmes", trad. P. Louis, Les Belles Lettres, 1991-1994, 3 t.).Les Problèmes sont-ils authentiques ? C'est là un point essentiel à éclaircir. Mais comme ce point est fort obscur et que la solution ne peut être qu'hypothétique, il faut en réserver la discussion, et faire passer, auparavant, l'examen de l'état où se présentent actuellement les Problèmes, d'après la tradition qui est arrivée jusqu'à nous, et qui sera transmise à nos successeurs, sans que rien désormais ne semble devoir la modifier. Ce recueil se compose de 38 sections, d'inégale étendue, où les sujets les plus variés sont exposés, sous forme de questions, avec des réponses, plus ou moins développées.A propos de l'éternuement, l'auteur recherche pourquoi, de tous les bruits qui sortent de notre corps, celui-là est le seul qui soit accueilli par de bonnes paroles, qui en font une chose presque divine. C'est probablement parce que ce bruit vient de la tète, c'est-à-dire, du lieu le plus sacré de toute la personne humaine. Cette opinion de l'Antiquité a laissé des traces jusque chez nous, après plus de deux mille ans ; et nous saluons toujours l'éternuement par un « Dieu vous bénisse », dont on gratifie son voisin. (Section XXXIII, § 10. : Section. XXXIII. Du nez.Effet de l'éternuement sur le hoquet; le frottement de l'œil diminue l'éternuement; multiplicité des éternuements ; effet du soleil sur l'éternuement ; action de l'eau froide sur les saignements de nez; caractère sacré qu'on prête à l'éternuement : l'homme éternue plus que les autres animaux ; les éternuements ont diverses significations, selon les heures de la journée; peine des vieillards à éternuer; nasillement des sourds ; l'éternuement ne se produit pas durant le sommeil; frisson causé par l'éternuement; forme du nez chez les personnes qui ont les cheveux crépus et chez les enfants.).Depuis quand et pourquoi salue-t-on ceux qui éternuent ? Discours traduit du latin du P. Strada ("Proclusiones academicæ, seu Orationes variæ, etc.", 1625, Cologne), par M. Saas.Aristote dans l'Histoire des Animaux dit que l'éternuement est le plus saint de tous les sens. Pourquoi, dit-il d'ailleurs, l'éternuement passe-t-il pour une divinité et non la toux ? C'est parce qu'il tire son origine de la tête, la partie la plus divine de l'homme. Strada cite à cette occasion une pratique assez plaisante. Quand l'empereur du Monomotapa éternue, ses courtisans l'adorent suivant la pratique du pays, et le saluent d'un ton assez haut pour être entendus de ceux qui sont dans l'anti-chambre, et ceux-ci de ceux qui sont dans la cour. Ce signal se communiquant ainsi de quartier en quartier, la ville retentit en un instant des vœux que l'on fait pour le Monarque. [...] Aristote, au premier livre des animaux, et Cicéron, en celui de la divination, rangent l'éternuement au nombre des signes auguraux. Les éternuements du matin et ceux du côté gauche étaient d'un mauvais présage, les contraires étaient regardés comme heureux. (1748),. (In Précis Analytique des Travaux de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, de 1744 à 1803, Tome Premier, 1744 à 1750, pp. 206-210. Rouen : P. Periaux, 1814)L'éternuement fatidique.Ce phénomène physiologique, dont Aristote n'a pas dédaigné de s'occuper (Aristot. Problem., XXXIII, 7) , a pu prendre un sens fâcheux pour des motifs rationnels, s'il est vrai qu'on le regarda comme le prodrome de maladies graves; mais le sens heureux qu'il avait à l'origine est plus fondé au point de vue religieux. C'est là, en effet, une croyance qui doit dater de l'enfance de l'humanité et il est probable qu'on en trouverait la véritable explication chez les peuples restés aujourd'hui à l'état d'enfance. Or, une théorie naïve rencontrée chez les Zoulous d'Afrique rendrait assez bien compte de l'éternuement heureux, tel que l'entendait Pénélope. Ce spasme involontaire serait l'effet du chatouillement produit sur les fosses nasales par un esprit qui entre à ce moment dans la poitrine, mêlé à l'air respirable. L'esprit, ordinairement l'âme d'un ancêtre, est un auxiliaire, un conseiller bienveillant qui annonce ainsi son arrivée. Quelque tradition analogue avait sans doute servi de première assise à ce fragile échafaudage de conjectures divinatoires que la foi en la Providence protégea pourtant toujours contre les dédains de la raison. On se rappelait encore vaguement, dans l'âge historique, que l'éternuement indiquait l'arrivée d'un être surnaturel. Lorsque les soldats de Xénophon, après une harangue de leur chef, entendent un des leurs éternuer, « d'un seul mouvement, ils s'inclinent tous devant le dieu. » (Xenoph, Anàb., III, 2) [...] Les astrologues dressaient des tables d'éternuements différenciés suivant la position de la lune, l'heure du jour ou de la nuit, le sexe de la personne, le nombre, la succession ou la simultanéité des signes observés. Enfin, Olympiodore voulut bien assimiler réternuement à l'extase, c'est-à-dire qu'il en fit, ou peu s'en faut, une marque de sainteté (Olympiod., ap. Casaub. ad Athen. Deipnos, l). [...] "Pour vous, dit Aristophane aux Athéniens de son temps, vous donnez le nom d'oiseau à tous les signes qui annoncent l'avenir. Pour vous, une parole est un oiseau, vous appelez oiseau un éternuement, oiseau une rencontre, oiseau un bruit inconnu; un esclave est un oiseau, un âne est un oiseau » (Aristophane, Aves., 719sq). (Auguste Bouché-Leclercq, Tome I, p. 110, pp. 131-132)Dans un épigramme sur un nommé Proclus, qui avait le nez si prodigieusement grand, que c'était une merveille, il y a une allusion à l’éternuement. Pour en faire mieux comprendre l'énormité, le poète dit qu'il ne pouvait se moucher, parce que ses mains ne pouvaient atteindre jusqu'au bout de son nez. Cela n'est rien. Il ajoute que quand M. Proclus éternuait, il ne s'appliquait jamais la bénédiction ordinaire de "Jupiter me conserve", parce que ses oreilles ne pouvaient entendre ce qui se passait dans la région de son nez, à raison de sa longueur excessive. (Compiled from various sources)
Original excerpt 1 : « Non potis est Proclus digitis emungere nasum Namque est pro nasi mole, pusilla manus, Nec vocat ille Joven sternutans, quippe nec audit, Sternutamentum, tam procul aure sonat. » (In Florilegium)
Original excerpt 2 : « Proclus with his hand his nose can never wipe, His hand too little is his nose to gripe; He Sneezing calls not Jove, for why? he hears Himself not Sneeze, the sound's so far from's ears. » (In Florilegium)
Original excerpt 3 : « Le nez de Proculus est si prodigieux Que, voulant se moucher, sa main ne peut le prendre; Il éternue encore sans invoquer les Dieux, Le bruit par de trop loin pour qu'il puisse l'entendre. » (In Florilegium)
Source : Bouché-Leclercq, Auguste (1879[2003]). "Histoire de la Divination dans l'Antiquité - Divination Hellénique et Divination Italique". Tome I. « Collection Horos ». Grenoble : Éditions Jérôme Millon.
Urls : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/problemesintro.htm (last visited ) http://www.bmlisieux.com/curiosa/delusage.htm (last visited ) http://www.exclassics.com/arist/ariscont.htm (last visited )

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