NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1844 __ Poteaux télégraphiques
Comment : In 1844, Congress granted Samuel Morse $30,000 to build a 40-mile telegraph line between Baltimore and Washington, D.C. in the United States. Morse began by having a lead-sheathed cable made. After laying seven miles underground, he tested it. He found so many faults with this system that he dug up his cable, stripped off its sheath, bought poles and strung his wires overhead. On February 7, 1844, Morse inserted the following advertisement in the Washington newspaper: "Sealed proposals will be received by the undersigned for furnishing 700 straight and sound chestnut posts with the bark on and of the following dimensions to wit: 'Each post must not be less than eight inches in diameter at the butt and tapering to five or six inches at the top. Six hundred and eighty of said posts to be 24 feet in length, and 20 of them 30 feet in length.' One of the early Bell System lines was the Washington DC-Norfolk line which was for the most part, square sawn tapered poles of yellow pine probably treated to refusal with “creosote” [Coal tar creosote is the most widely used wood preservative in the world. It is a thick, oily liquid typically amber to black in colour. The American Wood Preservers' Association states that creosote "shall be a distillate derived entirely from tars produced from the carbonization of bituminous coal."]. Some of these were still in service after 80 years. (In James A. Taylor, “Timber Products Specialist Rural Electrification Administration”, U.S. Department of Agriculture Washington, D.C. 1978. "Pole Maintenance-Its Need and Its Effectiveness". American Wood Preservers' Association)
French comment : Depuis quelques années, on a fait, en Angleterre et en France, un grand nombre d'essais, pour remplacer par des poteaux en fer les longues perches de bois qui, dans presque tous les pays, servent de supports aux fils télégraphiques. Ces essais n'ont pas donné de très bons résultats en Europe mais dans les Indes Orientales, dans l'Australie et l'Amérique du Nord, là où le bois est vite détruit par les insectes, on ne se sert que de poteaux de fer, qui ont, d'ailleurs, l'avantage de pouvoir s'expédier par mer, en grande quantité, sous un petit volume. Ces poteaux sont fabriqués en Angleterre, dans l'usine de MM. Siemens frères, d'où on les expédie dans les différentes parties du monde. [...] Ces poteaux [tubulaires en fer] coûtent trois fois autant qu'un poteau en bois de même force, mais leur durée est bien supérieure. Les poteaux télégraphiques en fer sont limités à certaines latitudes. En Orient, en Égypte, par exemple, on les préfère aux poteaux de bois, trop sujets à l'attaque des insectes. En Europe, sauf quelques cas particuliers, on s'en tient aux poteaux en bois. Les bois employés sont le pin, le sapin, le chêne, le mélèze, injectés de créosote ou de sulfate de cuivre, d'après la vieille et excellente méthode Boucherie. Le mélèze est le meilleur bois pour la télégraphie, mais il ne se prête pas aussi facilement que les autres substances à l'Injection des substances conservatrices, qui s'opère, comme on le sait, au moment où l'arbre vient d'être abattu. En France, le pin ou le sapin, injectés au sulfate de cuivre, sont les seuls bois employés pour les poteaux télégraphiques, à cause de la modicité de leur prix et de la régularité de leur forme. C'est du mois de décembre au mois de mars, lorsqu'ils possèdent. une sève très fluide, et qu'on a pu les injecter sur pied avant leur abattage, que l'on coupe les pins et les sapins, et c'est du 1er mai au 10 décembre qu'on les débite, sous forme de perches. En Angleterre c'est le mélèze de trente à quarante ans qui est préféré. Il faut que l'arbre soit abattu en hiver, et conservé pendant un temps suffisant à l'abri de l'humidité, après qu'il a été injecté au sulfate de cuivre. On empile les poteaux injectés, de manière que l'air y circule facilement. La rangée inférieure doit se trouver à plusieurs centimètres au-dessus du sol. On les maintient à l'abri des rayons du soleil, pour qu'ils ne se dessèchent pas trop vite et ne se fendent pas. Les bois qui ,ont conservé leur écorce ne se fendent pas; mais les vers ou les insectes parasites les attaquent facilement; et comme la sève ne se dessèche pas assez vite, elle fermente, et devient une cause de germes de destruction pour le bois. Les extrémités inférieures des poteaux doivent être légèrement carbonisées, pour assurer leur conservation, et goudronnées. On doit les laisser se dessécher complètement, pendant trois ou quatre mois, en place, avant de les peindre. Quant aux substances qui servent à injecter les bois, pour assurer leur conservation, c'est le sulfate de cuivre qui a toujours la préférence. On sait que c'est avec le sulfate de cuivre que l'on injecte les billes en sapin destinées à recevoir les rails, sous le ballast des voies ferrées, ainsi que les poteaux des lignes télégraphiques de la France, de l'Angleterre, de l'Allemagne et de la Belgique. La créosote et le chlorure de zinc, que l'on a essayé bien souvent de substituer au sulfate de cuivre, n'ont pas donné de bons résultats. (Louis Figuier)
Source : Source: Chappe, Ignace Urbain Jean (1824), "Histoire de la télégraphie", Imprimerie Crapelet, Paris, Chez l'auteur.
Source : Source: Figuier, Louis (1867-1891), "Supplément au Télégraphe Électrique", In "Les Merveilles de la Sciences ou Description des Inventions Scientifiques depuis 1870 - Supplément", Paris: Jouvet et Cie (Eds), pp. 523-603.
Urls : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24678x.image.f527 (last visited ) http://www.pmcpole.com/cms/AWPA_poleMaintenance_paper.pdf (last visited )

No comment for this page

Leave a comment

:
: