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1836 __ Recording telegraph
Carl August von Steinheil (1801-1870)
Comment : In 1836, Steinheil devised a recording telegraph, in which the movable needles indicated the message by marking dots and dashes with printer's ink on a ribbon of travelling paper, according to an artificial code in which the fewest signs were given to the commonest letters in the German language. With this apparatus the message was registered at the rate of six words a minute. The early experimenters, as we have seen, especially Salva, had utilised the ground as the return part of the circuit; and Salva had proposed to use it on his telegraph, but Steinheil was the first to demonstrate its practical value. In trying, on the suggestion of Gauss, to employ the rails of the Nurenberg to Furth railway as the conducting line for a telegraph in the year 1838, he found they would not serve; but the failure led him to employ the earth as the return half of the circuit (Ground electricity). (John Munro)In 1846 Steinheil was called to Naples to install a new system for weight and measure units. Three years later, he was in the Board of Telegraphy in the Austrian Trade Ministry, designing a telegraph network for the entire empire, and helped to form the "Deutsch-Österreichischer Telegraphenverein" (German-Austrian Telegraph Society). In 1851 he started the Swiss telegraph network, when he returned to Munich as 'Konservator' of the mathematic-physical collections and ministerial secretary in the Trade Ministry of Bavaria. (Compiled from various sources)
French comment : Avec Weber, Gauss créa en 1833 (ou 1834), d’après les indications d’Ampère, un télégraphe électrique pour faire communiquer son observatoire et l’institut de physique. Les premiers télégraphes public furent établis à peu près simultanément de 1836 à 1840 : en Allemagne par Charles Auguste Steinheil (1801-1870), en Angleterre par Charles Wheatstone (1802-1875) [...] et en Amérique par Samuel Morse (1791-1872). (Pierre Rousseau, “Histoire de la Science”)En juillet 1837 (Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 1838, t. VII, p. 590), M. Steinheil établit à Munich un télégraphe électrique dont les stations extrêmes étaient séparées par une distance de 13 kilomètres. Le courant produit par une machine magnéto-électrique agissait sur un système de deux aiguilles aimantées indépendantes et placées à la suite l'une de l'autre entre les spires d'un mul- tiplicateur. Deux petites cloches, dont les sons différaient à peu près d'une sixte, étaient fixées, du même côté du multiplicateur, l'une en face du pôle austral delà première aiguille, l'autre en face du pôle boréal de la deuxième aiguille. Suivant le sens du courant, c'était la première ou la seconde cloche qui, frappée par l'extrémité de l'aiguille correspondante, rendait un son. Il obtenait ainsi des grou- pes de sons représentant les diverses lettres de l'alphabet.Dans une autre disposition, les mêmes extrémités des deux aiguilles étaient armées de deux petits encriers char- gés d'encre grasse. Au lieu de sons, il obtenait ainsi deux rangées parallèles de points imprimés sur une bande de papier mise en mouvement par un mécanisme d'horlo- gerie. Les lettres de l'alphabet étaient représentées par des groupes déterminés de points.Quand la note de M. Steinheil fut communiquée à l'Académie des sciences de Paris, dans la séance du 10 septembre 1838, ses appa- reils fonctionnaient régulièrement depuis plus d'une année. Nous dirons plus tard comment déjà, à cette époque, M. Steinheil avait remplacé le fil de retour par la terre. (J. GAVARRET, "Télégraphie Électrique", Paris : Victor Masson, 1851, p. 8)Notice sur le Télégraphe galavanique de M. Steinheil.[...] Un télégraphe dont les signes ne sont que visibles ne peut jamais petre parfait, parce qu'il exige une attention continuelle de la part des observateurs. Pour rendre son télégraphe exempt de cet inconvénient, M. Steinheil a tâché de produire des sons qui, frappant l'ouïe, peuvent faire du langage téléphonique une imitation de la parole. Pour atteindre ce but, M. Steinheil place à côté des deux aiguilles aimantées deux petites cloches donnant chacune un son qui lui est propre et qui se distingue facilement de celui de la cloche voisine. Chaque déviation d'une aiguille occasionne de la part de celui-ci un choc contre la cloche correspondante, et comme l'on produit à volonté la déviation de l'une ou de l'autre des deux aiguilles en dirigeant le courant galvanique dans sens ou dans l'autre, on obtient instantanément le son que l'on désire. M. Steinheil ne s'est pas borné dans la disposition de son télégraphe à la production de sons fugitifs ;il a voulu aussi foxer ces sons en traçant sur le papier des signes qui les rappelassent. Il y est parvenu en faisant avancer, au moyen de la déviation des deux aiguilles aimantées, deux petits tubes pointus munis d'une encre particulière. A chaque coup de cloche, on peut voir l'une des pointes s'avancer contre une bande étroite de papier qui se meut très lentement avec une vitesse uniforme, devant ces pointes, et y déposer un point bein distinct représentant la note musicale que la cloche a fait entendre. Les points ou notes laissées par chaque pointe sont sur la même ligne. Il y a donc deux lignes de notes. En combinant les sons et les notes jusqu'à quatre, M. Steinheil a obtenu un alphabet parlé et un alphabet écrit comprenant les lettres nécessaires pour écrire tous les mots de la langue allemande, et, de plus, les chiffres. On peut voir, dans un dessin qui sera mis sous les yeux de l'Académie, la disposition des points pour former les signes au moyen desquels il représente et les lettres et les chiffres. Les sons peuvent être produits dans un temps très court ; il est facile d'en obtenir quatre pendant une seconde. Des intervalles plus grands séparent les lettres et les mots. C'est par l'habitude que l'on parvient à comprendre la musique produite par le jeu du télégraphe et à lire les signes qui résultent de l'arrangenment des notes laissées sur la bande de papier continue. La mémoire est facilitée par une certaine analogie que M. Steinheil a cherché à établir entre la forme des lettres et la figure résultant de la réunion des notes par des lignes droites. M. Steinheil pense donc avoir inventé le premier télégraphe, dans le sens véritable du mot, c'est-à-dire un appareil qui parle un langage facile à comprendre, et qui écrit lui-même ce qu'il dit, ou plutôt ce qu'on lui fait dire. L'appareil est simple et solide. Depuis plus d'un an qu'il était construit (le 19 juillet 1838), il n'avait encore exigé aucune réparation. (In "Encyclographie des sciences médicales", publiée sous la direction d'une société de médecins, Volumes 10-12, Bruxelles, 1839, p. 183)
Source : Munro, John (1891), “Heroes of the Telegraph”, Published by BiblioBazaar, 2008, Chapter 1, p. 18, and Published by Icon Group International Inc (Webster’s French Thesaurus Edition), p. 10.
Source : Du Moncel, Theodore (1857), “Exposé des applications de l’électricité”, Tome troisième “Applications Économiques de la Télégraphie Électrique”, Deuxième Édition, Paris: Librairie de L. Hachette et Cie, Rue Pierre Sarrazin, 14, Imprimerie de J. Claye, Rue Saint-Benoît, 7, pp. 178-180
Urls : http://www.worldwideschool.org/library/books/tech/engineering/HeroesoftheTelegraph/chap1.html (last visited )

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