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1810 __ « New Method of Conveying Letters and Goods »
George Medhurst (1759-1827)
Comment : In 1812, George Medhurst first proposed, but never implemented, blowing passenger carriages through a tunnel. (Pneumatic Transportation here refers to the transporting of people inside pneumatic tubes.) In 1810 Medhurst published a pamphlet, in which he proposed the use air for conveying letters and goods (Medhurst, George, (1810), New method of conveying letters and goods with great certainty and rapidity by air, London). He stated that "the pressure required will nearly agree with the square of the velocity", and hence, he believed, speeds of 100 or even 1000 miles per hour (mph) could be achieved. This at a time when canals and horse-cart were responsible for the movement of most goods. Medhurst proposed the movement of letters in 'packets' (capsules), with two tubes allowing letters to be transported in both directions "without possibility of their clashing against each other". He goes on to propose the adoption of larger diameter systems, with tube to be "built of brick, stone, timber, or iron, of twelve feet area". Four-wheeled 'carriages' would run on iron tracks within the tube. "A carriage loaded with one ton weight of goods, and weighing itself ten hundred, will be impelled upon level ground with the velocity of 20 miles per hour by a pressure of air against it of 220lb. which is two ounces per square inch". In one short document Medhurst described technology which would remain largely unchanged for a further 150 years. In 1812 Medhurst mussed on the possibility that such a system might be used for the transport of passengers, but was concerned that passengers might not take kindly to be transported within tubes (Medhurst, George, (1812), Calculations and remarks tending to prove the practicability ... of a plan for the rapid conveyance of goods and passengers upon an iron road through a tube of 30 feet in area, by the power and velocity of air, London). He sought to develop a means by which passengers could be moved outside of the tube, but by some form of pneumatic propulsion. (Compiled from various sources)
French comment : Cloches de plongée, fondations des piles des ponts, travaux miniers… Vu l’époque, il n’est guère surprenant qu’on ait pensé très tôt à mettre cette force de l’air au service des transports. La première proposition dans ce sens aurait été formulée par l’Anglais George Medhurst, né en 1759 à Shoreham, dans le Kent, et qui était fabricant d’instruments de pesage à Londres, dans le quartier de Soho. Ses projets sont en fait antérieurs à l’avènement des chemins de fer et se présentent plutôt comme une alternative aux transports par canal, interrompus deux mois sur douze par le gel, les inondations ou la sécheresse. Après deux premiers brevets pris en 1799 et 1800 pour un « engin éolique » à air comprimé, Medhurst publia en 1810 une brochure d’une douzaine de pages intitulée “A new method of conveying letters and goods with great certainty and rapidity by air”. Cette méthode nouvelle consistait en un tube ou tunnel construit en brique, en pierre, en bois ou en fer, ayant une section de douze pieds carrés et à l’intérieur duquel un véhicule à quatre roues, roulant sur un chemin de fonte ou de pierre, serait propulsé par l’air comprimé, produit à la bouche du tunnel par une machine à vapeur ayant la force de dix-huit chevaux. Dans une deuxième brochure, de 1812 (MEDHURST, George. “Calculations and remarks tending to prove the practicability, effects and advantages of a plan for the rapid conveyance of goods and passengers upon an iron road through a tube of 30 feet in area by the power and velocity of air” [Calculs et remarques tendant à faire la preuve de la faisabilité, des effets et des avantages d’un plan pour le transport rapide des marchandises et des voyageurs sur une route en fer à travers un tube de 30 pieds de surface par la puissance et la vélocité de l’air]. London : D.N. Shury, Soho, 1812), l’inventeur, conscient de l’inconvénient de confiner des passagers dans le noir à l’intérieur d’un tube, sans aucune vue sur les campagnes traversées, propose un tube plus petit, de section rectangulaire, dans lequel il y aurait une boîte mobile, ou piston, attaché à un véhicule à l’extérieur au moyen d’un « particular contrivance ». Ce « dispositif particulier » maintiendrait la communication entre le piston et la voiture sans laisser échapper l’air d’impulsion. Au titre des avantages de ce nouveau mode de transport, Medhurst évoque sa rapidité (50 milles à l’heure, ou 80 km/h), son bas coût (un farthing, ou quart de penny, par mille) et la possibilité de convoyer, outre des passagers ordinaires, des pièces d’artillerie, des troupes, du bétail, du poisson frais et du courrier, et ceci sans crainte ni des neiges, ni des inondations, ni des voleurs. Dans une brochure publiée en 1827 (MEDHURST, George. A new system of inland conveyance, for goods and passengers, capable of being applied and extended throughout the country and of conveying all kinds of goods, cattle and passengers, with the velocity of sixty miles in an hour, at an expense that will not exceed the one-fourth part of the present mode of travelling without the aid of horses or any animal power [Un nouveau système de transport terrestre pour des marchandises et des voyageurs, capable d’être appliqué et étendu à travers tout le pays pour le convoyage de toutes sortes de marchandises, du bétail et des voyageurs, à une vitesse de soixante milles en une heure, et pour un coût qui ne dépassera pas le quart des modes de transport actuels, sans recours aux chevaux ni à la traction animale]. London : T. Brettell, 1827), Medhurst donne quelques gravures illustratives de ses différents projets. Annonçant rien de moins que l’aube d’une époque nouvelle dans l’histoire de l’humanité, ceux-ci allaient contribuer aux richesses, à la splendeur, à la liberté, au bonheur, à la science et à la civilisation du monde entier. Il imagine déjà un voyageur qui prendrait son petit déjeuner à Londres pour dîner ensuite à Edimbourg. Il réfléchit aussi, et de manière plus sérieuse, à la liaison entre le piston dans le tube et le véhicule situé à l’extérieur, liaison qui pourrait être effectuée à travers une espèce de soupape continue réalisée avec une matière molle, telle que liège, bois, cuir ou chanvre. Une autre de ses idées ici est d’effectuer le lien étanche entre piston et véhicule à travers l’eau, le tube étant partiellement immergé dans un étroit canal. Il reconnaît toutefois qu’il est obligatoire d’établir ce canal sur un plan rigoureusement horizontal, ce qui nécessite des écluses pour changer de niveau, écluses que le train pourrait franchir par sa propre vélocité. Medhurst envisage également un trafic dans les deux sens, soit par l’impulsion de l’air comprimé, soit par la raréfaction de l’air devant le piston, celui-ci étant aspiré en quelque sorte par le vide partiel, ou, plus précisément, propulsé par la pression atmosphérique de l’air admis derrière le piston. Malgré ses appels à des investisseurs, et malgré la fertilité de son imagination - on lui connaît d’autres brevets, par exemple pour des écluses de canal, et il prétend avoir fait marcher en 1820 un véhicule routier mû par une machine à vapeur -, Medhurst ne semble avoir réalisé aucun de ses projets de convoiement rapide par l’air. Sa brochure de 1827, l’année de sa mort, tient du testament. Il y revient sur une vie passée en adoration devant « l’invisible déité aérienne, une étrangère céleste aux vertus virginales ». Sa propre invention, son « bijou mécanique », n’est dévoilée que pour l’admiration et la jouissance des âges futurs…. (Paul Smith)
Original excerpt : « The extraordinary strength, levity, and elasticity of Air renders it capable of very high degrees by mechanical means, far greater than can be given to any other body passing through the atmosphere. [...] These properties of air afford the means of conveying letters, and other light articles, to great distances with a celerity than the most rapid conveyance that has ever been put in practice. If a light and hollow vessel is so formed as to fill the area of a tube, and to move freely through it, carrying papers not exceeding three ounces in weight, it will be driven through the tube with the velocity of 150 feet in a second by the pressure of 9 ounces per square inch. [...] This principle is capable of being far extended as to convey portable goods of great weight and magnitude through the country than can be effected by canal or waggon, and at less expence than either.The principal advantages attending the mode of conveyance will be, First. Passengers may be conveyed to the greatests distance through the country with ease and gat safety at the rate of a mile in a minute, or fifty miles per hour upon an average, and at the expense of one farthing per mile. Second. All kind of portable goods, merchandize, manufacture, and produce, will be conveyed with the same velocity, at the expense of one penny per mile conveyance. Third. The conveyance cannot be obstructed or impeded by frosts, snow, floods, or drought, nor endangered by robbery, by darkness, or the weather. Fourth. No locks or other obstructions will be required in the passage, for the force of the impelling Air will be sufficient to gain an ascent of 100 feet in a mile continually.The principle of this invention is to employ the wind as a first mover, to condense the common air of the atmosphere into a vessel of sufficient strenght and capacity; which condensed air is then applied to produce the regular power and motion upon proper machienry adapted to the required purpose.There is no art that has ever engaged the assiduity and energy of mankind, that is of such general utility, of such innate and unbounded importance, as that of the conveyance of goods and persons from place to place, over the surface of the globe. [...] The extensive step that is here advanced towards the perfection of an art so useful, so necessary, so honourable, and so munificent, will form a new epoch in the history of mankind, will stamp a new value upon all the productions of art and nature, and add immensely to the riches, the splendour, the freedom, the happiness, the science, and the civilisation of the whole world. This new system is founded upon the well-known and wonderful properties of common air - the most powerful and universal mechanical agent within the reach of mankind; created and perpetually maintained by the hand of nature through-out all the regions upon the earth; no withheld from any creature, or from any spot; but is at hand in every climate, from pole to pole, ever ready to exert its utmost force, or to dispense with its own essence, for the service of mankind. » (George Medhurst, « A New System of Inland Conveyance for Goods and Passengers », 1827)
Source : Medhurst, George (1810), « New Method of Conveying Letters and Goods (with great certainty and rapidity) by Air », London : Printed by D.N. Shury, Berwick Street, Soho, 1810, pp. 5-11.
Source : Medhurst, George (1812), «Calculations and Remarks tending to prove the practicability effects and advantages of A Plan for the Rapid Conveyance of Goods and Passengers [...] by the Power and Velocity of Air », Printed by D.M. Shury Berwick Street, Soho, 1812, pp. 6-19.
Source : Medhurst, George (1810?), « On the Properties, Power, & Application of the Æolian Engine », London : Printed by William Barton, 32, Fetter Lane, pp. 3-15.
Source : Medhurst, George (1827), « A New System of Inland Conveyance for Goods and Passengers », London : Printed by T. Brettell, Rupert Street, Haymarket, 1827. pp. 1-3. Compiled into one book : George Medhurst, “Medhurst on atmospheric railways”, MDCCCX (1810), London: Printed by D.N. Shury, Berwick Street, Soh.
Source : Smith, Paul (2009), "Les chemins de fer atmosphériques", In Situ n°10 - 19/05/2009.
Urls : http://www.capsu.org/history/early_developments.html (last visited ) http://zapatopi.net/inteli-tube/ (last visited ) http://www.revue.inventaire.culture.gouv.fr/insitu/insitu/article.xsp?numero=10&id_article=smith1-531 (last visited ) http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=10&id_article=smith1-531 (last visited )

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