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1787 __ Electric telegraph
Claude Jean-Baptiste Lomond (or Lomont) (1748-1829)
Comment : Lomond, a very capable French machinist, and “one who ha a genius for invention”, is the first to introduce a successful electric telegraph consisting of but one wire. Of this the following account appears under date Oct. 16, 1787, in Arthur Young’s “Voyage Agronomique en France”, fourth edition, Vol. I, p.79 : « In the evening, we are going to Mr. Lemond's, a very ingenious mechanician, and one who has a genius for invention.... He has made a remarkable discovery in electricity. You write two or three words on a paper; he takes it whith him into an adjoining room and turns a machine in a cylinder case, on the top of which is an electrometer having a pretty little ball of pith of a quill suspended by a silk thread; a brass wire connects it to a similar cylinder and electrometer in a distant appartment, and his wife, on observing the movements of the corresponding ball, writes the words which it indicates. From this it appears that he (Lomond) had made an alphabet of motions. As the length of the brass wire makes no difference in the effect, with a besieged city or for objects of much more importance. Whatever be the use that shall be made of it, the discovery is an admirable one. ». (Paul Fleury Mottelay)
French comment : En 1787, Lomond, physicien français, conçut une idée semblable [à celle de Lesage], ou peut-être reprit celle de Lesage, et lui donna un commencement d'exécution. L'écrivain anglais Arthur Young décrit en ces termes, dans son "Voyage en France", le procédé de Lomond : "Vous écrivez deux ou trois mots sur le papier ; il les prend avec lui dans une chambre, et tourne une mchain dans un étui cylindrique au haut duquel est un électromètre avec une jolie balle en moelle de plume ; un fil d'archal est joint à un pareil cylindre placé dans un appartement éloigné, et sa femme, en remarquant les mouvements de la balle qui y correspond, écrit les mots qu'ils indiquent ; d'où il paraît qu'il a formé un alphabet du mouvement. Comme la longueur du fil d'archal ne fait aucune différence sur l'effet, on pourrait entretenir une correspondance de fort loin, par exemple avec une ville assiégée, ou pour des objets beaucoup plus dignes d'attention ou mille fois plus innocents... Quel que soit l'usage qu'on en pourra faire, la découverte est admirable.". (Arthur Mangin, pp. 11-12)Le télégraphe électrique à fils repose sur l'utilisation d'un électro-aimant, c'est-à-dire d'une bobine de fil enroulé autour d'un morceau de fer doux, dans laquelle on fait circuler un courant électrique. Ce système constitue un aimant temporaire dont le champ magnétique n'existe que lors du passage du courant. Ainsi, on peut créer un mouvement de va-et-vient des armatures équipées d'un ressort de rappel par aimantation. Les attractions magnétiques se produiront et cesseront autant de fois que l'on fermera et ouvrira le circuit électrique. Le fonctionnement du télégraphe repose sur ce principe. Historique : 1747 : Cavendish et Graham firent les premiers essais de transport de l'énergie électrique. 1774 : Premier essai de télégraphie électrique par Lesage. 1787 : Le physicien français Lomond utilise l'électricité statique pour la transmission des signaux. 1798 : Béthencourt applique ce système à électricité statique entre Aranjuez et Madrid. 1800 : Grâce à la découverte de la pile par Volta, l'américain Coxe et d'autres après lui, eurent l'idée de décomposer l'eau en dihydrogène et en dioxygène par l'intermédiaire du courant électrique et de s'en servir comme outil de transmission avec des signaux convenus entre les stations. Les bulles de gaz qui se dégagaient par ouverture et fermeture du courant formaient un message. 1820 : Oersted découvre l'action d'un courant électrique sur les aiguilles aimantées et ouvre une nouvelle voie pour la fabrication de télégraphes électromagnétiques. 1833 : Schilling fabrique un télégraphe à 5 aiguilles auxquelles on imprimait des mouvements grâce à un amplificateur de Schweigger. Ce système possédait dix signes différents et la été utilisé à Saint Petersbourg. 1837 : Richtie et Alexander construisent à Edimbourg un télégraphe à 30 aiguilles. 1838 : Wheastone fabrique un télégraphe électrique à cadran appelé stéréoscope. 1840 : Le télégraphe Morse est breveté. 1844 : Utilisation sur le chemin de fer de Paris à Versailles d'un télégraphe électrique à cadran, construit par Bréguet. (Compiled from various sources)
Source : Fleury Mottelay, Paul (1922), “Bibliographical History of Electricity and Magnetism, Chronologically Arranged”, Read Books (2008), pp. 285-286.
Source : Mangin, Arthur (1893), “Délassements instructifs : les télégraphes, les feux de guerre”, Tours : A. Mame.
Source : Guerout, Auguste (1883), "L'Historique de la télégraphie électrique", In "La Lumière Électrique — Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 8, n°1-17, 1883, Paris : Union des syndicats de l'électricité,3 mars, No. 9, pp. 257-264.
Urls : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k618955.image.hl.r=Lesage.f13 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/262/100/572/0/0 (last visited )

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