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1787 __ Panorama
Robert Barker (1739-1806)
Comment : In the late 18th century, the term "panorama" was coined to refer to a circular painting that surrounded the viewer invented by Irish artist Robert Barker. Barker, who was living in Scotland at the time, painted a 360 degree view from the top of Edinburgh's famed Carlton Hill in 1785, creating the first panorama.The English itinerant portrait painter Robert Barker coined the word "panorama", from Greek pan ("all") horama ("view") in 1792 to describe his paintings of Edinburgh, Scotland shown on a cylindrical surface, which he soon was exhibiting in London, as "The Panorama". In 1793 Barker moved his panoramas to the first purpose-built panorama building in the world, in Leicester Square, and made a fortune. Viewers flocked to pay a stiff 3 shillings to stand on a central platform under a skylight, which offered an even lighting, and get an experience that was "panoramic" (an adjective that didn't appear in print until 1813). The extended meaning of a "comprehensive survey" of a subject followed sooner, in 1801. Visitors to Barker's semi-circular Panorama of London, painted as if viewed from the roof of Albion Mills on the South Bank, could purchase a series of six prints that modestly recalled the experience; end-to-end the prints stretched 3.25 meters. Barker's accomplishment involved sophisticated manipulations of perspective not encountered in the panorama's predecessors, the wide-angle "prospect" of a city familiar since the 16th century, or Wenceslas Hollar's "long view" of London, etched on several contiguous sheets. When Barker first patented his technique in 1787, he had given it a French title: La Nature à Coup d’ Oeil ("Nature at a glance"). A sensibility to the "picturesque" was developing among the educated class, and as they toured picturesque districts, like the Lake District, they might have in the carriage with them a large lens set in a picture frame, a "landscape glass" that would contract a wide view into a "picture" when held at arm's length. Barker's Panorama was hugely successful and spawned a series of "immersive" panoramas: the Museum of London's curators found mention of 126 panoramas that were exhibited between 1793 and 1863. In Europe, panoramas were created of historical events and battles, notably by the Russian painter Franz Roubaud. Most major European cities featured more than one purpose-built structure hosting panoramas. These large fixed-circle panoramas declined in popularity in the latter third of the nineteenth century, though in the United States they experienced a partial revival; in this period, they were more commonly referred to as cycloramas. In Britain and particularly in the US, the panoramic ideal was intensified by unrolling a canvas-backed scroll past the viewer in a Moving Panorama (noted in the 1840s), an alteration of an idea that was familiar in the hand-held landscape scrolls of Song China. Such panoramas were eventually eclipsed by moving pictures. (See motion picture.) The similar diorama, essentially an elaborate scene in an artificially-lit room-sized box, shown in Paris and taken to London in 1823, is credited to the inventive Louis Daguerre, who had trained with a painter of panoramas. (Ralph Hyde, Panoramania, 1988, exhibition catalog)
French comment : Depuis le début de la photographie en 1839, les photographes essaient de représenter le monde qu'ils voient. Le champ de vision humain étant plus large que haut, les photographes ont imaginé de coller ensemble plusieurs photos qui représentent la scène qu'ils voient autour d'eux. Le panorama peut s'étendre à 360º , c'est à dire décrire un cercle autour du spectateur. Le nom "panorama" est une création du peintre irlandais Robert Barker (1739-1806). Il fit breveter son invention, un énorme tableau circulaire représentant la ville d'Edinbourg. Il fit fortune avec des expositions à Glasgow et à Londres, prit des assistants, et vendit des brevets à l'étranger. Le Français Pierre Prévost rendit le panorama célèbre sur le continent, et il est fréquent de le voir cité comme inventeur de ce procédé alors qu'il n'était en réalité que le génial détenteur du brevet en France. Un des assistants de Prévost, le peintre Louis-Jacques Mandé Daguerre fit fortune lui aussi avec un procédé semblable, le DIORAMA, qui était une représentation peinte de scènes de batailles napoléoniennes. D'immenses tableaux, peints sur une toile translucide, étaient illuminés de manière dramatique afin de reproduire le mouvement et l'éclairage d'une bataille. C'était donc une sorte de son et lumière avant l'heure, qui a connu un grand succès commercial dès 1822. Le panorama était très à la mode, et le suffixe -rama a été apposé à bon nombre d'autres créations après le succès du Diorama de Daguerre. (On peut retrouver cette mode du "-rama" dans “Le Père Goriot” de Balzac, où les personnages s'amusent pendant un dîner à la Pension Vauquer à inventer d'autres types de "-ramas"...). (Robert F. Jeantet, 2004)“La récente invention du diorama, qui portait l'illusion de l'optique à un plus haut degré que dans les panoramas, avait amené dans quelques ateliers de peinture la plaisanterie de parler en "rama", espèce de charge qu'un jeune peintre, habitué de la pension Vauquer, y avait inoculée.Eh bien, monsieurre Poiret, dit l'employé au Muséum, comment va cette petite "santérama" ? Puis sans attendre sa réponse :.Mesdames, vous avez du chagrin, dit-il à madame Couture et à Victorine.Allons-nous dinaire ? s'écria Horace Bianchon, un étudiant en médecine, ami de Rastignac ; ma petit estomac est descendu usque ad talones.Il fait un fameux "froitorama" ! dit Vautrin. Dérangez vous donc, père Goriot ! Que diable ! votre pied prend toute la gueule du poêle.Illustre monsieur Vautrin, dit Bianchon, pourquoi dites-vous froitorama ? Il y a une faute, c'est "froidorama".Non, dit l'employé du Muséum, c'est "froitorama", par la règle : « J'ai froit au pied. ».Ah ! ah! [...]Ah ! ah! Voici une fameuse "soupeaurama", dit Poiret en voyant Christophe qui entrait en tenant respectueusement le potage.Pardonnez-moi, monsieur, dit madame Vauquer, c'est une soupe aux choux. Tous les jeunes éclatèrent de rire. [...]C'était, dit Bianchon, un brouillard frénétique et sans exemple, un brouillard lugubre, mélancolique, vert, poussif, un brouillard Goriot."Goriorama", dit le peintre, parce qu'on n’y voyait goutte. [...]Votre nez est donc une cornue ? demanda encore l’employé au Muséum.Cor quoi ? fit Brianchon.Cor-nouille.Cor-nemuse.Cor-naline.Cor-niche.Cor-nichon.Cor-beau.Cor-nac.Cor-norama. Ces huit réponses partirent de tous les côtes de la salle avec la rapidité d’un feu de file, et prêtèrent d’autant plus à rire, que le pauvre père Goriot regardait les convives d’un air niais, comme un homme qui tâche de comprendre une langue étrangère.”. (Honoré de Balzac, "Le Père Goriot", 1- Une Pension Bourgeoise, 1835)
Urls : http://www.sav.org/fpano.html (last visited ) http://www.edvec.ed.ac.uk/html/projects/panorama/ (last visited ) http://www.objectlessons.lib.ed.ac.uk/barker.htm (last visited ) http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Père_Goriot/I (last visited )

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