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1784 __ Sinthematografie
Johann Andreas Benignus Bergsträsser (1732-1812)
Comment : A german scientist from Hanau, Johann Andreas Benignus Bergsträsser, tried all kinds of communications : from fire, smoke, explosions, torches and mirrors, trumpet blasts, and artillery fire, to a gymnastic signaling experiment using Prussian soldiers. He proposed constructing an audio-optical telegraph line between Leipzig and Hamburg using four types of rockets : rockets without detonation, rockets with detonation, illuminating signal rockets, and firework rockets. Moreover, he proposed light signals on cloud and audio signals using ringing bells. In a five-volume work published in 1784 entitled "Sinthematografie", Bergsträsser reviewed all known means of communication ever devised and even gave an account of signalign using shutters or pivoted arms set at angles and operated through bevel gears, so anticipating the telegraphs taht were to be developed in the next few decades. (Anton A. Huurdeman, "The worldwide history of telecommunications", John Wiley & Sons Inc, 2003, p. 16)
French comment : Ses travaux sur le Sinthématographe ont contribué à l'apparition du télégraphe. Johann Andreas Benignus Bergsträsser (1732-1812) effectue un essai de son 'Sinthématographe' entre le Feldberg, Homberg et Philippsruhe le 11 juin 1786. Il propose l'utilisation d'un mât et de deux barres pivotant sur des axes pour former des symboles. (Compiled from various sources).Bergstrasser, professeur à Hanau, est, à ce que nous croyons, le premier qui ait changé [la manière d'appliquer les signaux aux idées] en employant les caractères numériques pour l'intelligence des signaux sur terre, et qui ait modifié la méthode ordinaire de numération pour en rendre l'usage plus expéditif dans les opérations télégraphiques. Bergstrasser a publié, en 1784, 85, 86, 87 et 88, sous le titre de "Sinthématographie", plusieurs volumes sur les moyens d'écrire de loin. Il paroît qu'il s'est proposé, comme Ænéas, de rendre les signaux utiles à la guerre ; et pour atteindre ce but, il emploie l'air, le feu, la fumée, des feux réfléchis sur les nuages, l'artillerie, des fusées, des explosions de poudre à canon, des flambeaux, des vases remplis d'eau, le son des cloches, des trompettes, des tambours, des instruments de musique, des cadrans, des drapeaux, des fanaux, des pavillons, et même la lune, car les expériences de Porta ne lui paroissent pas impossibles. On voit qu'il n'avoit pas seulement le projet de faire un télégraphe, mais de rassembler tous les moyens qu'on avoit proposés jusqu'alors pour les joindre à ce qu'il avoit découvert lui-même, sauf à ceux qui voudroient s'en servir à les accommoder au temps et aux circonstances ; mais comme chacun de ces instruments télégraphiques ne lui fournit guère qu'un ou deux signaux primitifs, il est obligé de répéter ces signes autant de fois que chaque caractère numérique exprime d'unités : c'est-à-dire de donner un signal pour le chiffre 1, deux signaux pour le chiffre 2, trois pour le chiffre 3, etc. Pour remédier à cet inconvénient il a cru nécessaire de substituer à l'arithmétique vulgaire un autre système de numération qui augmente la quantité des chiffres, mais diminue celle des unités. L'arithmétique binaire et quartenaire de Weigel lui ont donné l'idée d'une formule qui lui est particulière, fondée sur la combinaison des puissances de 4 et 5, qu'il nomme pour cette raison "tessaropentade". Supposons un mot dont la place soit marquée dans le vocabulaire au nombre 9875 ; si l'on vouloit en sgnaler toutes les unités par autant de coups de canon, groupés par des intervalles pour distinguer les chiffres, il seroit nécessaire de tirer vingt-neuf coups de canon ; plus, de laisser trois intervalles entre 9, 8 et 7. M. Bergstrasser transforme le nombre de 9875 par la tessaropentade en celui de 2113333, lesquels, additionnés, donnent 16 unités au lieu de 29 ; mais il y a quatre intervalles de plus, de manière que la tessaropentade augmente la perte du temps en diminuant le nombre des unités. Une partie de la sinthématographie contient la manière d'employer tous les moyens télégraphiques que Bergstrasser a recueillis ou imaginés, et l'autre partie est remplie de longs détails sur l'application de sa formule arithmétique, dont nous n'indiquons que le résultat, parce que l'explication en seroit trop longue, et que nous ne croyons pas qu'elle puisse être d'une grande utilité pour la science des signaux. Le parti qun'on peut tirer du son, pour les communications télégraphiques, n'a pas été oublié dans la sinthématographie, puisqu'on y propose d'employer le canon, les tambours, les trompettes et les cloches ; on n'a cependant pas donné à l'explication de ce moyen tout le développement dont il est susceptible. Nous avons déjà fait mention des signaux de voix employés du temps de César, et de ceux de ce roi de Perse qui communiquoit de Suze à Athènes par la voix des sentinelles qu'il avoit placés de distance en distance ; il n'employait pour franchir cet espace que quarante-huit heures ; Diodore de SIcile assure même que les dépêches parcouroient en un jour trente journées de distance. Scheventer en 1636, et Kircher en 1550, on fait des traités sur les signes auriculaires ("Ars Magna consoni et dissoni et musurgia universalis"). Ils vouloient parler avec des instruments de musique, en traduisant en notes les lettres de l'alphabet : on voit maintenant sur les murs de Paris une affiche qui annonce un cours pour apprendre à parler avec le violon. On trouve dans le septième volume de la collection des "Voyages" de Bernouilli à Berlin, la description d'un instrument formé de cinq cloches, pouvant exprimer tous les signes de l'alphabet. Les résultats obtenus par la voix des sentinelles du roi de Perse sont fort exagérés, et ceux indiqués par Scheventer ne peuvent être que très rarement utiles ; mais s'il étoit vrai qu'Alexandre eût trouvé le moyen de se faire entendre, par toute son armée, à quatre lieues de distance, il ne nous resteroit qu'à rechercher le procédé qu'il a employé. On prétend qu'il se servoit d'un instrument auquel on a donné le nom de "tuba-stentoriphoniqua". [...],. (Ignace U.J. Chappe, pp. 58-64)
Source : Bergsträsser, Johann A.B. (1785-1788), "Ueber sein am ein und zwanzigsten Decembr. 1784 angekündigtes Problem einer Korrespondenz in ab- und unabsehbaren Weiten der Kriegsvorfälle, oder über Synthematographik...", Hanau.
Source : Bergsträsser, Johann A.B. (1795), "Ueber Signal-, Order- und Zielschreiberei in die Ferne... oder über Synthematographe und Telegraphe in der Vergleichung...", Francfort-sur-le-Main.
Source : Chappe, Ignace Urbain J. (1824), "Histoire de la Télégraphie", Paris : chez l'auteur.
Urls : http://wapedia.mobi/fr/Télégraphe (last visited )

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