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1774 __ "Spatially Multiplexed" Electrostatic Telegraph
Louis Lesage (1748-1817) (1724-1803)
Comment : One of the first telegraphs was constructed by Georges Lesage in Geneva, in 1774, using a single wire for each of the letters of the alphabet. The first telegraph was demonstrated in Geneva, Switzerland in 1774 by George Louis Lesage. He built a device composed of 24 wires separated from each other by insulators. At the end of the wire was a pith ball which was repelled when a current was initiated on that particular wire. Each wire stood for a different letter of the alphabet. When a particular pith ball moved, it represented a letter.Georges Louis Lesage, a Frenchman living at Geneva, makes in that city the first real attempt to avail of frictional electricity for the tranmission of signals between two distant points. [...] Lesage was not, however, satisfied with a telegraph upon so small a scale as to be utilized only in one building, and on the 22nd of June 1782 he addressed a letter to Mr. Pierre Prévost, at Geneva, on the subject of “a ready and swift method of correspondence between two distant places by means of electricity”. [...] He employed a subterranean tube of glazed earthenware, divided at every fathom’s length by partitions with twenty-four separate openings intended to hold apart that number of wires, the extremities of the wires being “arranged horizontally, like the keys of a harpsichord, each wire having suspended above it a letter of the alphabet, while immediately underneath, upon a table, are pieces of gold leaf, or other bodies that can be as easily attracted, and are at the same time easily visible”. Upon touching the end of any wire with an excited glass tube, its other extremity would cause the little gold leaf to play under a certain letter, which would form part of the intended message. (Paul Fleury Mottelay)Lesage had thought of offering his secret to Frederick the Great; but he did not do so, however, and his telegraph remained in the state of a curious cabinet experiment.
French comment : Georges-Louis Lesage, professeur de physique et de mathématiques à Genève, établit dans cette ville en 1774 un véritable télégraphe électrique composé de vingt-quatre fils métalliques enveloppés d'une substance isolante, et dont chacun aboutissait à un électromètre correspondant à une des lettres de l'alphabet. Les boules des électromètres étaient impressionnées par une machine électrique ou par un corps électrisé mis en contact avec l'extrémité opposée des fils métalliques. Lesage fit part de son invention à plusieurs de ses amis, entre autres à d'Alembert, qui lui conseilla d'en faire hommage au roi de Prusse Frédéric II ; mais ce monarque était alors entièrement absorbé par les préoccupation de la guerre et de la politique, et Lesage voulut attendre un moment plus opportun, qui ne vint point. En 1787, Lomond, physicien français, conçut une idée semblable, ou peut-être reprit celle de Lesage, et lui donna un commencement d'exécution. (Arthur Mangin, pp. 11-12)
Original excerpt 1 : « Let us conceive, a subterranean pipe of enameled clay, whose cavity at about every six feet is separated by partitions of the same material, or of glass, containing twenty-four apertures in order to give passage to as many brass wires as these diaphragms are to sustain and keep separated. At each extremity of this pipe are twenty-four wires that deviate from one another horizontally, and that are arranged like the keys of a clavichord; and, above this row of wire ends, are distinctly traced the twenty-four letters of the alphabet, while beneath there is a table covered with twenty-four small pieces of gold-leaf or other easily attractable and quite visible bodies. » (June 22, 1782, Letter to Mr. Prevost)
Original excerpt 2 : « Lettre de Le Sage à Pierre Prevost, Berlin, 22 juin 1782, à propos du "projet de correspondance instantanée" ; c'étoit une invention, qui avoit pour but de procurer à de très grandes distances la facilité d'une communication si prompte qu'elle n'exigeât aucun intervalle de temps sensible. [...] On peut concevoir un tuyau souterrain, de terre vernissée, dont la cavité soit séparée de toise en toise par des diaphragmes ou cloisons de terre vernissée, ou de verre, percés de vingt-quatre trous pour donner passage à autant de fils d'archal que ces diaphragmes doivent soutenir et maintenir séparés. A chacune des extrémités de ce tuyau sont vingt-quatre fils s'écartant horizontalement en se rangeant comme les touches du clavecin et au-dessus de cette rangée de bouts de fils sont distinctement tracées les vingt-quatre lettres de l'alphabet, tandis qu'au-dessous est une table couverte de vingt-quatre petites feuilles d'or ou autres corps bien attirables et bien visibles [...]Je vais vous entretenir d'une de mes anciennes trouvailles, qui vient d'être aussi trouvée par quelqu'un d'autre, au moins jusqu'à un certain point. C'est une correspondance, prompte, distincte et suivie, entre deux endroits éloignés au moyen de l'électricité, dont je m'avisai il y a 30 ou 35 ans : et que j'amenai tout de suite à une simplicité, qui la rendoit practicable, que n'est la forme dont le nouvel inventeur l'a revêtue. J'en avois bien parlé dans le temps à une ou deux personnes ... Mais il n'y a aucune apparence que ce soit aux suites de ces communications que mon co-inventeur doive son idée. Elle étoit si naturelle, que la pour la faire naître, il a suffi, que les esprits se soient tournés vers la recherche de quelque moyen de correspondance très rapide. Et ils s'y sont tournés à l'occasion... de Mr. Linguel... Mais il est temps de vous dire en abrégé en quoi consistoit le mien. [La suite de ce fragment qui contient l'exposition du moyen de correspondance électrique a été imprimé dans le "Journal des Savans" de septembre 1782.]. - Au roi de Prusse.Sire, Ma petite fortune est non seulement, suffisante à tous mes besoins personnels, mais elle suffit même à tous mes goûts, excepté un seul, celui de fournir aux besoins et aux goûts des autres hommes ; et ce désir-là, tous les monarques du monde réunis ne pourroient pas me mettre en état de le satisfaire pleinement. Ce n'est donc point au patron qui peut donner beaucoup, que je prends la liberté d'adresser la découverte suivante : mais au patron qui peut en faire beaucoup d'usage, et qui peut juger par lui-même de sa solidité et de son utilité, sans avoir besoin de la communiquer à son conseil. » (Le Sage, In Pierre Prevost, pp. 176-178)
Source : Fleury Mottelay, Paul (1922), “Bibliographical History of Electricity and Magnetism, Chronologically Arranged”, Read Books (2008), pp. 241-242.
Source : Mangin, Arthur (1893), “Délassements instructifs : les télégraphes, les feux de guerre”, Tours : A. Mame.
Source : Candaux, Jean-Daniel (2008), “Typologie et chronologie des réseaux de correspondance de Georges-Louis le sage 1744-1803”, In Dix-huitième siècle, 2008/1, n° 40, Paris : Éd. La Découverte.
Source : Prevost, Pierre (1805), "Notice de la vie et des écrits de Georges-Louis le Sage de Genève", Genève : Chez J.J. Paschoud.
Source : Guerout, Auguste (1883), "L'Historique de la télégraphie électrique", In "La Lumière Électrique — Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 8, n°1-17, 1883, Paris : Union des syndicats de l'électricité,3 mars, No. 9, pp. 257-264.
Urls : http://people.seas.harvard.edu/~jones/cscie129/images/history/lesage_lg.gif (last visited ) http://bibliothek.bbaw.de/bibliothek-digital/digitalequellen/schriften/anzeige/index_html?band=03-nouv/1782&seite:int=495 (last visited ) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k618955.image.hl.r=Lesage.f13 (last visited ) http://people.seas.harvard.edu/~jones/cscie129/images/history/von_Soem.html (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/262/100/572/0/0 (last visited )

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