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1753 __ « An Expeditious Method of conveying Intelligence »
Charles Morrison) (Charles Morrison) (?-?)
Comment : The first suggestion of an electric telegraph on record is that published by one 'C. M.' in the Scots Magazine, Vol. XV, for February 17, 1753. The device consisted in running a number of insulated wires between two places, one for each letter of the alphabet. The wires were to be charged with electricity from a machine one at a time, according to the letter it represented. At its far end the charged wire was to attract a disc of paper marked with the corresponding letter, and so the message would be spelt. 'C. M.' also suggested the first acoustic telegraph, for he proposed to have a set of bells instead of the letters, each of a different tone, and to be struck by the spark from its charged wire. The identity of 'C. M.,' who dated his letter from Renfrew, has not been established beyond a doubt. There is a tradition of a clever man living in Renfrew at that time, and afterwards in Paisley, who could 'licht a room wi' coal reek (smoke), and mak' lichtnin' speak and write upon the wa'.' By some he was thought to be a certain Charles Marshall, from Aberdeen; but it seems likelier that he was a Charles Morrison, of Greenock, who was trained as a surgeon, and became connected with the tobacco trade of Glasgow. In Renfrew he was regarded as a kind of wizard, and he is said to have emigrated to Virginia, where he died. [...] George Louis Lesage, in 1782, proposed a plan similar to "C.M.'s," using underground wires. (. John Munro)
French comment : Le premier projet de télégraphe électrostatique capable de transmettre les lettres de l'alphabet date de 1753 et est l'œuvre d'un anonyme, C.M., qui illustre ses idées dans les pages du Scots Magazine. Pendant toutes les années qui suivent (presque un siècle), les télégraphes à décharge électrostatique et les télégraphes à alimentation électrique ne sont pas dotés de systèmes d'écriture, et donc la communication entre les deux bouts de la ligne exige une sorte de "téléprésence" et doit intervenir au "minute previously fixed", comme l'écrit l'inventeur anonyme du Scots Magazine. [Donc], dpuis les premières expériences et les premiers projets de télégraphes électrostatiques, la télégraphie est une technique entièrement liée, exactement comme l'échange de parole entre deux personnes, au déroulement de la communication et donc à la présence simultanée, aux deux bouts de la ligne, de ceux qui entendent communiquer. Il y a d'un côté le télégraphiste qui envoie des impulsions électriques, et, de l'autre, celui qui doit les recevoir. Sans cette présence simultanée, la dépêche se perd dans le vide, exactement comme une voix non écoutée. Dans les premiers télégraphes, en effet, l'opérateur qui reçoit le message doit suivre les évolutions d'une aiguille qui, en indiquant tantôt une lettre et tantôt l'autre, compose les mots transmis. Cette opération, comme on peut l'imaginer, crée de nombreux problèmes de transmission : le télégraphiste doit d'un œil regarder le quadrant et de l'autre surveiller ce qu'il écrit : il suffit d'une brève distraction pour lui faire sauter une lettre ou même perdre un mot entier. Parfois, l'opérateur transmet de manière trop rapide, et, à l'autre bout de la ligne, son collègue, peut-être moins expert, a du mal à le suivre et à déchiffrer tous les signaux. Ainsi fonctionnaient les télégraphes à aiguilles de Wheatstone et Cooke, et la plupart des télégraphes électriques étaient construits avec des systèmes semblables, du début du siècle jusqu'aux années (18)40. Les télégraphes, en transférant à distance des mots par le courant électrique, lient l'écriture alphabétique à une dimension de temporalité typque de la communication orale. Ainsi transformés, les messages sont évanescents et peu adaptés à des traitements (transfert, conservation, copie, ...) par les administrations ou les entreprises qui fondent leurs activités essentiellement sur l'écriture et sur les documents. (Emilio Pucci, Transl. from Italian by Cécile Méadel, p. 133)Rien dans ce document nautorise à pernser que Charles Marshall ait réalisé son idée et il faut aller jusqu'en 1774 pour voir Lesage, de Genève, construire un télégraphe qui reposait sur le principe indiqué vingt ans auparavant dans la lettre de Renfrew. (Aug. Guerout)
Original excerpt 1 : « Renfrew, Feb. 1, 1753 - Sir, -- It is well know to all who are conversant in electrical experiments, that the electrical power may be propagated along a small wire from one place to another without being sensibly abated by the length of progress. Let, then, a set of wires equal in number to the letters of the alphabet be extended horizontally between two given places parallel to one another, and each of them about an inch distant from taht next to it. At every twenty yards’ end let them be fixed on glass with jewellers’ cement to some firm body, both to prevent them from touching the earth, or any other non electric, and from breaking by their own gravity. Let the electric gun barrel be placed at right angles with the extremities of the wire, and about an inch below them. Also, let the wires be fixed in a solid piece of glass six inches from the end, and let all that part of them which reaches from the glass to the machine have sufficient spring and stiffness to recover its situation after being brought in contact with the barrel. Close by the supporting glass let a ball be suspended from every wire, and about a sixth or an eighth of an inch below the balls, place the letters of the alphabet marked on bits of paper, or any other substance that may be light enough to rise to the electrified ball, and at the same time let it be so contrived that each of them may reassume its proper place when dropt. All things constructed as above, and the minute previously fixed, I begin the conversation with my distant friend in this manner. Having set the electrical machine agoing as in ordinary experiments, suppose I am to pronounce the word SIR, with a piece of glass or any other electric per se, I strike the wire S so as to bring it in contact wit the barrel, then I, then R, all in the same way, and my correspondent almost in the same instant observes those several characters rise in order to the electrified balls as his end of the wires. Thus I spell away as long as I think fit, and my correspondent, for the sake of memory, writes the characters as they rise, and may join and read them afterwards as often as he inclines. Upon a signal given or from choice I stop the machine, and taking up the pen in my turn, I write down at the other end whatever my friend strikes out. If any boy should think this way tiresome, let him, instead of the balls, suspend a range of bells from the roof equal in number to the letters of the alphabet, gradually decreasing in size from the Bell A to Z, and from the horizontal wires let there be another set reaching to the several bells, one, viz., from the horizontal wire A to the Bell A, another from the horizontal wire B to the Bell B, etc. Then let him who begins the the discourse bring the wire in contact with the barrel as before; and the electrical spark working on bells of different sizes, will inform the correspondent by the sound what wires have been touched. And thus by some practice they may come to understand the language of the chimes in whole words, without being put to the trouble of noting down every letter. [...] -- I am, etc., C.M. »
Original excerpt 2 : « Renfrew, 1er février 1753 - Monsieur, il est bien connu de tous ceux qui s’occupent d’expériences d’électricité que la puissance électrique peut se propager, le long d’un fil fin, d’un lieu à un autre, sans être sensiblement affaiblie par la longueur du trajet. Supposons maintenant un faisceau de fils en nombre égal à celui des lettres de l’alphabet, étendus horizontalement entre deux points donnés, parallèles l’un à l’autre et distants l’un de l’autre d’un pouce. Admettons qu’après chaque vingt yards les fils soient reliés à un corps solide par une jointure en verre ou en mastic de joaillier, pour empêcher qu’ils n’arrivent en contact avec la terre ou quelque corps conducteur, et pour les aider à porter leur propre poids. La batterie électrique sera placée à angle droit à l’une des extrémités des fils, et le faisceau des fils à cette extrémité sera porté par une pièce solide de verre; les portions des fils qui vont du verre-support à la machine ont assez d’élasticité et de roideur pour revenir à leur position primitive après avoir été amenées en contact avec la batterie. Tout près de ce même verre-support, du coté opposé, une balle ou boule descend suspendue à chaque fil, et, à un sixième ou un dixième de pouce au-dessous de chaque balle, on place l’une des lettres de l’aphabet, écrite sur des petits morceaux de papier ou d’une autre substance quelconque assez légère pour pouvoir être attirée et soulevée par la balle électrisée; on prend en outre tous les arrangements nécessaires pour que chacun de ces petits papiers reprenne sa place lorsque la balle cesse de l’attirer. Tout en étant disposé comme ci-dessus, et la minute à laquelle doit commencer la correspondance étant fixée d’avance, je commence la conversation avec mon ami à distance de cette manière : Je mets la machine électrique en mouvement, et si le mot que je veux transcrire est SIR, par exemple, je prends, avec un bâton de verre ou avec un autre corps électrique par lui-même ou isolant, les différents bouts de fils correspondant aux trois lettres qui composent le mot. Puis je les presse de manière à les mettre en contact avec la batterie. Au même instant, mon correspondant voit ces différentes lettres se porter, dans le même ordre, vers les balles électrisées à l’autre extrémité des fils : je continue à épeler ainsi les mots aussi longtemps que je le juge convenable; et mon correspondant, pour ne pas les oublier, écrit les lettres à mesure qu’elles se soulèvent; il les unit, et il lit la dépêche aussi souvent que cela lui palît. À un signal donné, ou quand j’en ai le désir, j’arrête la machine, je prends la plume à mon tour , et j’écris ce que mon ami m’envoie de l’autre extrémité de la ligne. Si quelqu’un juge que ce mode de correspondance est quelque peu ennuyeux, au lieu de balles, il pourra suspendre au plafond une série de timbres, en nombre égal aux lettres de l’alphabet, et diminuant graduellement de dimension depuis le timbre A jusqu’au timbre Z. Du premier faisceau de fils horizontaux, il en fera partir un autre aboutissant aux différents timbres, c’est-à-dire qu’un fil ira du fil A au timbre A, un autre du fil B au timbre B, etc. Alors celui qui commence la conversation amène successivement les fils en contact avec la batterie comme auparavant, et l’étincelle électrique se déchargeant sur les timbres de dimensions différentes désignera au correspondant, par le son produit, les fils qui auront été tour à tour touchés. De cette manière, et, avec un peu de pratique, les deux correspondants arriveront sans peine à traduire en mots complets le langage des carillons, sans être assujettis à l’ennui de noter ou d’écrire chacune des lettres indiquées. [...] » (C.M., translated In Cosmos, 17 Feb. 1854, and In “Exposé des Applications de l’Électricité - Livre III, Applications mécaniques de l’électricité, La Télégraphie Électrique”, Tome deuxième, 1856, by Le Vte Th. Du Moncel)
Source : C.M. (1753), “An Expeditious Method of conveying Intelligence”, In Scots Magazine, Vol. XV, February 17, 1753, pp. 73-74.
Source : White, William (1854), “The Electric Telegraph in 1753”, In“Notes and queries : Medium of Inter-Communication”, Vol. 9 January - June 1854, London : George Bell, 186. Fleet Street, 1854, Vol. VIII, 25 March 1854, N°. 230, p. 274.
Source : Munro, John (1891), “Heroes of the Telegraph”, Published by BiblioBazaar, 2008, Chapter 1, p. 15, and Published by Icon Group International Inc (Webster’s French Thesaurus Edition), p. 7.
Source : Pucci, Emilio (1994), "La Transmission par Fac-similé : Invention et Premières Applications", Transl. by Cécole Méadel, In Réseaux (CNET), Année 1994, Vol. 12, No. 63, pp. 125-139.
Source : Guerout, Auguste (1883), "L'Historique de la télégraphie électrique", In "La Lumière Électrique — Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 8, n°1-17, 1883, Paris : Union des syndicats de l'électricité,3 mars, No. 9, pp. 257-264.
Urls : http://www.worldwideschool.org/library/books/tech/engineering/HeroesoftheTelegraph/chap1.html (last visited ) http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1994_num_12_63_2439 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/261/100/572/0/0 (last visited )

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