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1745 __ Speaking instruments
Christian Gottlieb Kratzenstein (1783-1816)
Comment : Christian Gottlieb Kratzenstein, Professor of Medicine at Halle, author of “Versuch einer Erklarung”, etc., and of “Theoria Electricitatis”, etc., is reported (Mary Somerville, “Physical Sciences”, Section XVII) to have made instruments which articualted many letters, words and even sentences, and somewhat similar in construction to those alluded to at A.D. 1620 (De Bergerac), and A.D. 1641 (John Wilkins), some of which may truly be said to strongly suggest the modern phonograph. Albertus Magnus constructed, after thirty years of experimentation, a curious machine which sent forth distinct vocal sounds, at which the very learned scholastic philosopher Saint Thomas Aquinas (“Angel of the Schools”) was so much terrified that the struck the contrivance with his stick and broke it. Bishop Wilkins alludes to this machine as well as to a brazen head devised by Friar Bacon, which could be made to utter certain words (“Journal des Savants”, for 1899, and J.S. Brewer, “F. Rog. Bacon”, 1859, p. xci; also, “How Fryer Bacon mas a Brasen Head to Speake”, at pp. 13-14 of the “Famous Historie of Fryer Bacon published at London for Francis Groue”). Incidently, it may be mentioned that Wolfgang von Kempelen, Aulic Counsellor to the Royal Chamber of the Domains of the Emperor of Germany, after witnessing some magnetic games shown to the Empress Maria Theresa at Vienna, constructed during the year 1778, a speaking machine which “gave sounds as of a child threee or four years of age, uttering distinct syllables and words” (Wm. Whewell, “Hist. of the Inductive Sciences”, Vol. II, chap. VI; J.E. Montucla, “Hist. des Mathématiques”, Vol. III, p. 813). “La Nature”, , Paris, May 6, 1905, pp. 353-354, illustrates the speaking head of l’Abbe Mical presented by him to the french Academy of Sciences July 2, 1783, and alludes to those of Albertus Magnus, Wolfgang von Kempelen, C.G. Kratzenstein, etc. (Paul Fleury Mottelay)
French comment : L’histoire des machines parlantes a débuté il y a plus de 200 ans et plus exactement en 1779, date à laquelle Monsieur Christian Kratzenstein, professeur russe, expose les différences physiologiques qu’il a mises en évidence entre les 5 voyelles longues /a/ /e/ /i/ /o/ /u/ . Encouragé par ses découvertes, il construit des appareils permettant de produire artificiellement ces voyelles. Ces appareils sont constitués de résonateurs acoustiques et de languettes vibrantes que l’on peut associer aux caisses de résonance et hanches ou cordes des instruments de musique. (In “Ondes Déconcertantes”, 2003)En l'année 1779 l'Académie de Saint-Pétersbourg organisa un concours universel qui devait primer les meilleurs ouvrages consacrés à l'origine du langage, et à la formation des sons qui le composent. Le jury demandait aussi qu'on lui soumît le plan d'une machine capable d'imiter le son de la voix, ou bien la reproduire. L'année suivante le Danois Kratzenstein présenta devant les savants pétersbourgeois une machine, compliquée de mille ressorts, véritable monstre mécanique, « capable de gémir ou ricaner presque à la façon d'un humain ». Cette machine faisant rire les lames d'acier qui lui servaient de cordes vocales, ne fit pas faire un pas en avant au problème de la reproduction des sons. (Charles WOLFF, 1929)Notes pour servir à l’histoire des machiens parlantes - Pour prendre cette histoire depuis l'antiquité, il faudrait commencer par la statue de Memnon, qui rendait un son au moment où elle était frappée des rayons du soleil levant. Mais la nature de cette statue est une question fort controversée, comme on sait, et que nous n'entreprendrons pas de résoudre. Nous aimons mieux passer tout de suite au moyen-âge, où notre attention doit s'arrêter un moment sur le jeu spécial des grandes orgues d'église qui a reçu le nom de voix humaine. Ce jeu produit sur l'auditeur l'effet d'un chanteur qui se contenterait de vocaliser, en se dispensant d'articuler les paroles de son chant, et dont la voix serait, en même temps, quelque peu chevrotante. Peut-être fût-ce inspiré par les résultats déjà obtenus par les facteurs d'orgues ses contemporains, et désireux d'en obtenir de plus complets, que le sdvant dominicain Albert le Grand, au XIIIième siècle, entreprit, à Cologne, disent ses biographes, de construire une tête d'airain qui faisait entendre des sons articulés. Le succès auquel il était arrivé dans la construction de cette machine parlante, effraya tellement son disciple saint Thomas d'Aquin que celui-ci, dans un mouvement de zèle pieux, mit le chef-d'œuvre en morceaux, s'imaginant qu'on pourrait trouver dans une semblable invention une pièce de conviction à l'appui de l'accusation de magie et de communications avec l'esprit malin que plusieurs, dans l'école, portaient contre son maître. [...] Montucla, après avoir parlé de la machine parlante de l'abbé Mical, nous dit qu'un M. Kratzenstein, russe de naissance, étant à Paris en 1786, lui avait assuré avoir, de son côté, fait une machine qui parlait. « Il me donna, dit l'historien des mathématiques, un croquis de différentes formes d'entonnoirs et de languettes par lesquels il était parvenu à imiter les voyelles et même quelques syllabes comme papa., mama. Il y a de lui un mémoire qui rem- porta le prix de l'Académie de Saint-Pétersbourg en 1780. » [...] Kratzenstein occupa successivement des chaires en Allemagne et en Danemark, aux universités de Halle et de Copenhague, et c'est de cette dernière résidence, paraît-il, qu'il adressa à Saint-Pétersbourg le mémoire qui obtint le prix. La double question que l'Académie avait mise au concours était rédigée ainsi : « Quelle est la nature et quel est le caractère des voyelles a, e, i, o, u, si différentes entre elles ? Pourrait-on construire un instrument du genre de celui nommé voix humaine dans les jeux d'orgues, qui exprimât exactement les sons de ces voyelles ? » [...] Kratzenstein donne, en l'appuyant de figures, la description des pavillons de différentes formes par lesquels il termine son tuyau vocal artificiel pour lui faire rendre le son des diverses voyelles. Ces formes « changent sensiblement, dit-il, la nature du son parce que les ondes sonores qui de là s'étendent dans l'air. [...] reçoivent des intersections différentes, quoique, toutes, sous la forme de conoïdes divergeant du foyer du son. » En adressant à l'Académie son mémoire, Kratzenstein annonçait l'envoi de sa machine. Elle parvint à destination, et elle existe encore, croyons-nous, dans une des collections scientifiques de Saint-Pétersbourg. Le Journal des savants^ pour septembre 1783, en rapportant le compte qui avait été précédemment rendu des travaux de Kratzenstein et de sa machine à reproduire le son des voyelles, entretient ses lecteurs d'un autre mécanicien obtenant des résultats plus complets, et réussissant, celui-ci, à reproduire le son de toutes les consonnes. C'était le constructeur du fameux automate joueur d'échecs, le conseiller des finances, directeur des salines de Hongrie, Wolfgang de Kempelen. Il était, celte même année 1783, à Paris, où, tandis que son joueur d'échecs amusait le public, sa machine parlante attirait l'attention des savants. Dans la correspondance de Grimm, nous trouvons une lettre du mois de septembre où le célèbre critique s'exprime ainsi : « Une machine plus merveilleuse, plus étonnante encore que le joueur d'échecs, est une machine qui parle, et c'est des moyens de la perfectionner que M. de Kempelen s'occupe depuis quelques années. Telle qu'elle est aujourd'hui, la machine répond déjà très-clairement à plusieurs questions. La voix en est agréable et douce. Nous lui avons entendu prononcer fort distinctement, en différentes langues, les mots et les phrases que voici : Papa, maman, ma femme, mon mari, aimez- moi, allons à Paris... M. de Kempelen ne regarde celte machine que comme une ébauche, et il est bien loin de la croire et de l'annoncer comme achevée. ». (Léon Vaïsse, “Notes pour servir à une histoire des machines parlantes”, In “Mémoires”, Société de Linguistique de Paris, Tome III, Fascicule 5, Paris : Vieweg Éditeur, 1878, pp. 257-268)
Source : Fleury Mottelay, Paul (1922), “Bibliographical History of Electricity and Magnetism, Chronologically Arranged”, Read Books (2008), pp. 170-171.
Source : Vaïsse, Léon (1878), “Notes pour servir à une histoire des machines parlantes”, In “Mémoires”, Société de Linguistique de Paris, Tome III, Fascicule 5, Paris : Vieweg Éditeur.
Urls : http://www.expo-db.be/CDEXPO/Ondes_fichiers/Synthetiseur.pdf (last visited ) http://www.domaine-musiques.com/spip.php?article21663 (last visited ) http://www.archive.org/stream/mmoiresling03soci/mmoiresling03soci_djvu.txt (last visited )

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