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1738 __ To convey electricity by a jet of water
Georg Matthias Boze (Böse) (1710-1761)
Comment : Georg Matthias Boze (or Böse), Professor of Philosophy at Wittemburg, publishes his “Oratio inauguralis de electricitate”, which is followed, in 1746, by “Recherches sur les causes et sur la véritable théorie de l’électricité”, and, in 1747, by his completed “Tentamina electrica”. To him is due to the introduction in the electrical machine of the prime conductor, in the form of an iron tube or cylinder. The latter was at first supported by a man insulated upon cakes of resin and afterward by silken strings. M. Boze discovered that capillary tubes discharging water by drops give a continuous run when electrified. He also conveyed electricity by a jet of water from one man to another, standing upon cakes of resin, at a distance of six paces, and likewise employed the jet for igniting alcohol as well as other loquids. (Paul Fleury Mottelay)Electricity was the craze of the eighteenth century. Thrilling experiments became forms of polite entertainment for ladies and gentlemen who enjoyed feeling sparks, shocks and attractions on their bodies. Popular lecturers designed demonstrations that were performed in darkened salons to increase the spectacle of the so-called electric fire. Not only did the action, the machinery and the ambience of such displays match the culture of the libertine century, it also provided new material for erotic literature. Women became essential protagonists of electrical soirées. Electrical performances staged in courts and salons counted on their active participants and played with sexual difference. Although both men and women could experience the electric fire with their bodies, they would tackle it in different ways. The most common electrical experiments provide a glimpse into the different roles salon culture codified for ladies and gentlement. One of the most popular demonstrations of the time was the electrifying Venus, or electric kiss. Invented by the German professor Georg Matthias Bose, it was soon replicated throughout Europe. The experiment was simple to organize. The selected lady would stand on an insulated stool while an operator charged her body with an electrical machine. Gentlemen in the audience would then be invited to kiss her, but alas, as they tried to approach her lips a strong spark would discourage any attempt, while exhilarating the lady and the rest of the audience. (Paola Bertucci)
French comment : Georg Matthias Boze, professeur à l’Université de Wittenberg, attire rien moins que le prince de Saxe et l’ambassadeur de Russie à sa démonstration de “baiser électrique”; au cours de cette expérience, deux volontaires.de préférence de sexes opposés.voyaient une étincelle éclater inopinément entre leurs bouches concuspicentes, sur le point de s’unir voluptueusement. Enhardi par ca célébrité, Boze va pousser l’audace encore plus loin, prétendant béatifier par l’électricité. « Voyez : ce pécheur exprime sa repentance. La vérité a germé en lui et la lumière de l’Éternel est descendue sur lui. » Boze actionne alors le commutateur d’une machine électrostatique et l’ex-pécheur se voit soudain affublé d’une auréole de lumière qui ne laisse planer aucun doute sur son bienheureux destin. En ce temps-là, nombreux furent ceux de ses collègues qui tentèrent de réaliser le même miracle et qui se désolaient de n’y point parvenir. Selon Boze, c’est leur foi chancelante qui les condamnait à l’échec. Finalement, sommé par l’Église de s’expliquer sur cette usurpation d’une prérogative papale, il dut bien avouer la supercherie qui consistait à dissimuler dans les cheveux du sujet, un anneau métallique relié à la machine électrostatique par un fil conducteur. [...] L’expérience de Boze semble avoir inspiré l’abbé Pierre Bertholon, qui propose une expérience de “béatification des végétaux”. Tout en se défendant de rien devoir à l’imagination du Professeur de Wittenberg, il s’adonne à cette nouvelle hérésie en procédant sensiblement de la même manière sur une plante de basilic bien arrosée, en l’isolant du sol et en la reliant à une machine électrostatique : « Aussi-tôt on verra à toutes les extrémités des feuilles, des aigrettes électriques lumineuses qui auront plus ou moins de grandeur, & leur épanouissement divers présentant autant de pinceaux de lumière, autant de bouquets de feu qu’il y a de branches & de rameaux dans la plante, offrira à l’œil un des plus superbes spectacles qu’on puisse imaginer. (Pierre Zweiacker)
Source : Fleury Mottelay, Paul (1922), “Bibliographical History of Electricity and Magnetism, Chronologically Arranged”, Read Books (2008), p. 166.
Source : Zweiacker, Pierre (2005), “Fluide Vital : Contes de l’ère électrique”, PPUR Presses Polytechniques, pp. 29-30.
Source : Bertucci, Paola (2007), “Sparks in the dark : the attraction of electricity in the eighteenth century”, In Endeavour, Vol. 31, n°3, pp. 88-93.
Urls : http://www.scribd.com/doc/6092194/Sparks-in-the-dark-the-attraction-of-electricity-in-the-eighteenth-century (last visited )

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