NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1690 __ Semaphoric communication
Guillaume Amontons (1663-1705)
Comment : In 1690, the French physicist Guillaume Amontons carried out a first experiment in semaphoric communication in the Luxembourg gardens [in Paris]. Fontenelle described the device as follows : “The secret consisted of placing in several consecutive posts, persons who, having perceived through a telescope certain signals from the preceding post, transmitted them to the following ones, and so forth”. In the eighteenth century, several inventors were to perform similar experiments which were hardly more successful and none of which led to a genuine device for long-distance communication. (Patrice Flichy)
Source : ''Sous le règne de Louis XIV, un savant, Guillaume Amontons, devenu plus tard, membre de l'Académie des sciences, reprit l'étude du problème de la télégraphie aérienne, et s'il n'arriva pas jusqu'à une solution définitive, il s'en approcha de plus près que le docteur Hooke. La description de l'appareil télégraphique imaginé par Amontons nous a été laissée dans la lettre suivante de Fénelon à Jean Sobieski, secrétaire du roi de Pologne : "Il (Monseigneur) m'a dit qu'il était à Meudon, et qu'il envoya un billet cacheté au moulin de Belleville, au delà de Paris. La réponse lui fut donnée par des signaux qu'on mettait à une aile de moulin et qu'on découvrait de Meudon par une lunette d'approche. Ces signaux étaient des lettres de l'alphabet qui passaient successivement à mesure que le moulin tournait avec lenteur. A mesure qu'une lettre passait, ceux qui étaient auprès de l'observatoire de Meudon la marquaient sur des tablettes. L'inventeur faisait remarquer qu'en multipliant de distance en distance les signaux et les lunettes, on pourrait en peu de temps et avec peu de frais faire savoir une nouvelle de Paris à Rome, mais je crois que vous conviendrez que cette invention est plus curieuse qu'utile". ''(Belloc Alexis, "La Télégraphie Historique : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours", 2nd edition, Paris : Firmint-Didot et Cie, 1894, p. 38) —'' Guillaume Amontons (1663-1705) aurait mené en 1690 au Jardin du Luxembourg (Catherine Bertho, "Télégraphes et téléphones, de Valmy au microprocesseur", Editions Le Livre de Poche, Paris, 1981, numéro 5581), puis en 1695 entre Meudon et Paris une expérience qui consistait à transmettre un message entre deux points par le biais de signaux optiques émis par un poste, et intercepté par le poste suivant grâce à une longue-vue, qui lui-même le transmettait au poste suivant, jusqu’au point d’arrivée. Chaque lettre de l’alphabet avait son signal dont la signification n’était connue que des postes extrêmes (Bernard Le Bovier de FONTENELLE, Eloge de M. Amontons, in Histoire de l’Académie Royale des Sciences, Année 1705). Fontenelle décrit ainsi le dispositif de Guillaume Amontons : « Le secret consistait à disposer, dans plusieurs postes consécutifs, des gens qui par des lunettes de longue-vue, ayant aperçu certains signaux du poste précédent, les transmettaient au suivant, et toujours ainsi de suite. » ''(Compiled from various sources) — ''"Peut-être prendra-t-on pour un jeu d'esprit, mais du moins très ingénieux, un moyen qu'[Amontons] inventa de faire savoir tout ce qu'on voudrait à une très grande distance, par exemple de Paris à Rome, en très peu de temps, comme en trois ou quatre heures, et même sans que la nouvelle fût sue dant tout l'espace entre-deux. Cette proposition, si paradoxe et si chimérique en apparence, fut exécutée dans une petite étendue de pays, une fois en présence de Monseigneur, et une autre en présence de Madame. Le secret consistait à disposer dans plusieurs postes consécutifs des gens qui, par des lunettes de longue vue, ayant aperçu certains signaux du poste précédent, les transmissent au suivant, et toujours ainsi de suite, et ces différents signaux étaient autant de lettres d'un alphabet dont on n'avait le chiffre qu'à Paris et à Rome. La plus grande portée des lunettes faisait la distance des postes, dont le nombre devait être le moindre qu'il fût possible ; et comme le second poste faisait des signaux au troisième à mesure qu'il les voyait faire au premier, la nouvelle se trouvait portée à Rome presque en aussi peu de temps qu'il en fallait pour faire les signaux à Paris" ''(Fontenelle, "Éloge d'Amontons", 1705, In Louis Figuier, "Le Télégraphe Aérien", pp. 11-12) —
Source : Flichy Patrice (1993), “The Birth of Long Distance Communication. Semaphore Telegraphs in Europe (1790-1840)”. In: Réseaux, 1993, volume 1 n°1. pp. 81-101.
Source : Figuier, Louis (1868), "Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes. [2], Télégraphie aérienne, électrique et sous-marine, câble transatlantique, galvanoplastie, dorure et argenture électro-chimiques, aérostats, éthérisation", pp. 15-16, Paris : Furne, Jouvet et Cie.
Urls : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0969-9864_1993_num_1_1_3272 (last visited ) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k621150.r=Alexis+Belloc.langFR (last visited ) http://www.youtube.com/watch?v=6JuavzN63YY (last visited ) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24675w.image.f15 (last visited )

No comment for this page

Leave a comment

:
: