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1660 __ The first frictional electric machine
Otto von Guericke (Ottonis de Guericke) (1602-1686)
Comment : Guericke (Otto von), a burgomaster of Magdeburg, Prussian Saxony, constructs the first frictional electric machine. It consisted of a globe of sulphur, cast in a glass sphere, and mounted upon a revolving axis, which when rubbed by a cloth pressed against it by the hand, emitted both sound and light. It was Guericke who “heard the first sound and saw the first light in artificially excited electricity”. He proved that light bodies, when attracted by an excited electric, were immediately repelled by the latter and became incapable of a second attraction until touched by some other body; also that light bodies develop electrical excitation when suspended within the sphere of an excited electric. (Paul Fleury Mottelay)
French comment : Otto Von Guericke est souvent cité comme le constructeur de la première machine électrique une quarantaine d'années plus tôt, vers 1660. Sur la gravure décrivant son expérience, on voit un globe de soufre, "de la grosseur d’une tête d’enfant", qui peut tourner autour d'un axe pendant qu’on le frotte avec la main. Le globe est ensuite tenu verticalement par son axe. Otto Von Guericke observe avec ce globe un ensemble de phénomènes qui furent ultérieurement attribués à l'électricité. Ainsi une plume est-elle d’abord attirée par le globe frotté, puis repoussée après le contact, et enfin accompagne le globe à distance dans son mouvement. On entend des crépitements, des lueurs sont visibles dans l’obscurité… Mais pour Guericke, seule l'attraction est de nature électrique. S’il a choisi de faire un globe en soufre auquel il a incorporé quelques minéraux, c’est qu’il veut réaliser un modèle réduit de la Terre dont il cherche à imiter la composition. Il a d'ailleurs cassé le globe de verre ayant servi à mouler le soufre liquide. Guericke pense que toutes les "vertus" manifestées par les planètes ont leur siège dans les corps ordinaires. Parmi ces vertus, celle d'attirer la plupart des autres corps – c'est-à-dire la gravitation - est la seule qu'il associe à l'électricité. Grâce à une autre "vertu", la Terre tient au contraire à distance certains corps, tels le feu ou la lune, de même que son globe de soufre tient à distance la plume repoussée. D'autres "vertus" encore, comme les vertus lumineuse et sonore (l'éclair, le tonnerre) se trouvent également reproduites en miniature par son globe. Dans la mesure où le dispositif de Guericke est destiné à simuler les divers phénomènes se produisant à la surface du globe terrestre, et où Guericke n'étudie pas les effets électriques en tant que tels, son globe frotté peut difficilement être considéré comme une machine électrique, même si cette idée de frotter une boule en rotation sera à la base des premières machines électriques. (Christine Blondel et Bertrand Wolff, “L'électricité au XVIIIe siècle - Des machines à frotter...”, 2007)
Source : Fleury Mottelay, Paul (1922), “Bibliographical History of Electricity and Magnetism, Chronologically Arranged”, Read Books (2008), p. 126.
Source : Guericke, Otto von (1672), “Experimenta nova (ut vocantur) Magdeburgica de vacuo spatio primùm”, Amstelodami, Apud Joannem Janssonium à Waesberge, "De Virtutibus Mundanis", Caput XV, "De Experimento, quo præcipuæ bæ Virtutes enumeratæ per attritum in Globo Suphureo excitari poffunt", p.147.
Urls : http://digital.library.cornell.edu/k/kmoddl/toc_guericke1.html (last visited ) http://www.archive.org/details/experimentanovau00gueruoft (last visited ) http://www.ampere.cnrs.fr/parcourspedagogique/zoom/18e/machine/ (last visited )

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