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1628 __ « Recreations Mathematiques »
Henry Van Etten or Van Elten (maybe pseudonym of Jean Leurechon ou Jean Seurechon) (1591-1670)
Comment : In 1616/1617, Famiano Strada, in his "Prolusiones Academicæ", speaks of the possibility of two persons communicating by the aid of two magnetized needles influenced by each other at a distance. Galileo, in "Dialogo intorno", written between 1621 and 1632 and Nicolas Caboeus, of Ferrara, in his "Philosophia magnetica" (1629), both reproduce analogous descriptions, not however without raising doubts as to the possibility of such a system. A document of the same kind, to which great importance has been attached is found in the "Recreations mathematiques" published at Rouen in 1628 (or at Pont-à-Mousson: Jean Appier Hanzelet, 1624), under the pseudonym of Van Etten, and reprinted several times since, with the annotations and additions of Mydorge and Hamion and which must, it appears, be attributed to the Jesuit Leurechon. In his chapter on the magnet and the needles that are rubbed therewith, we find the following passage. The same idea was also indicated by Joseph Glanville in his Scepsis scientifica, which appeared in 1665, by Father Le Brun, in his Histoire critique des pratiques superstitieuses, and finally by the Abbé Barthelemy in 1788. (Compiled from various sources)
French comment : En 1624, un recueil “Récréations mathématiques” a été publié. Il est traditionnellement attribué au jésuite lorrain Jean Leurechon (1591-1670). Toutefois, il a été révisé et augmenté notamment par Henrik Van Etten en 1626 et Claude Mydorge en 1630, sans compter l’apport d’auteurs anonymes. Il a été traduit en allemand et enrichi par Daniel Schwenter (1585-1636). Il a été aussi traduit en anglais par William Oughtred en 1667 sous le titre “Mathematical Recreations lately compiled by H. Van Etten, invented and written by W. Oughtred”. Ce dernier auteur publia aussi en 1669 “Récréations mathématiques, composées de plusieurs problèmes plaisans et facétieux”. (Charles-É. Jean, “Notes historiques sur les mathématiques récréatives”, 2007)On trouve dans les "Récréations Mathématiques", par le P. Seurechon, jésuite lorrain (sous le pseudonyme de Van Elten), le passage suivant, qui mérite d'être reproduit dans les "Annales Télégraphiques". Pont-à-Mousson, 1626.« Quelques-uns ont voulu dire que par le moyen d'un aimant ou d'autre pierre semblable, les personnes se pourraient entre-parler. Par exemple, Claude étant à Paris et Jean à Rome, si l'un et l'autre avaient une aiguille frottée à quelque pierre dont la vertu fût telle qu'à mesure qu'une aiguille de mouvrait à Paris, l'autre se remuât tout de même à Rome, il se pourrait faire que Claude et Jean eussent chacun un même alphabet et qu'ils eussent convenu de se parler de loin tous les jours à 6 heures du soir, l'aiguille ayant fait trois tours et demi pour signal que c'est Claude et non un autre qui veut parler à Jean ; alors Claude, lui voulant dire que le roi est à Paris, il ferait mouvoir et arrêter son aiguille sur L, puis sur E, puis sur R, O, I, et ainsi de suite. Or en même temps l'aiguille de Jean, s'accordant avec celle de Claude, irait se remuant et s'arrêtant sur les mêmes lettres, et partant l'un pourrait facilement écrire ou entendre ce que l'autre lui veut signifier. L'invention est belle, mais je n'estime pas qu'il se trouve au monde un aimant qui ait une telle vertu : aussi n'est-il pas expédient, "autrement les trahisons seraient trop fréquentes et trop couvertes". ». (In "Un projet de télégraphe au dix-septième siècle", In “Annales Télégraphiques”, Tome IV, Année 1861, Janvier-Décembre, Paris : Éditions Dunod, pp. 665-666)
Original excerpt 1 : « Some have pretended that, by means of a magnet or other like stone, absent persons might speak with one another. For example, Claude being at Paris, and John at Rome, if each had a needle that had been rubbed with some stone, and whose virtue was such that in measure as one needle moved at Paris the other would move just the same at Rome, and if Claude and John each had an alphabet, and had agreed that they would converse with each other every afternoon at 6 o'clock, and the needle having made three and a half revolutions as a signal that Claude, and no other, wished to speak to John, then Claude wishing to say to him that the king is at Paris would cause his needle to move, and stop at T, then at H, then at E, then at K, I, N, G and so on. Now, at the same time, John's needle, according with Claude's, would begin to move and then stop at the same letters, and consequently it would be easily able to write or understand what the other desired to signify to it. The invention is beautiful, but I do not think there can be found in the world a magnet that has such a virtue. Neither is the thing expedient, for treason would be too frequent and too covert. »
Original excerpt 2 : « PROBLEME LXXIV.De l'Aymant, & des esguilles qui en sont frottées.[...] Quelques-uns ont voulu dire que par le moyen d'un aimant, ou autre pierre semblable, les personnes absentes se pourroient entre-parler ; par exemple, Claude etant à Paris, & Jean à Rome, si l'un & l'autre auoit une éguille frotée à quelque pierre, dont la vertu fust telle, qu'à mesure qu'une éguille se mouveroit à Paris, l'autre se remuait tout de mesme à Rome : Il se pourroit faire que Claude & Jean eussent chacun un mesme alphabet, & qu'ils eussent convenu de se parler de loing tous les jours à 6. heures du soir, l'éguille ayant fait trois tours & demy, pour signal que c'est Calude, & non autre qui veut parler à Jean, alors Claude luy voulant dire que le Roy est à Paris, il feroit mouvoir & arrester son éguille sur L. puis sur E. puis sur R O. Y. & ainsi des autres : Or en mesme temps l'éguille de Jean, s'accordant avec celle de Claude, iroit se remuant & arrestant sur les mesmes lettres, & [illisible] il pourroit facilement escrire ou entendre ce que l'autre luy veut signifier. L'invention est belle, mais je n'estime pas que se trouve au monde un aymant qui ait telle [illisible] aussi n'est-il pas expedient, autrement les trahisons seroient trop frequentes & trop couvertes. » (Jean Leucheron). » (Claude Mydorge, "Examen du Livre des Recreations Mathematiques, et de ses Problemes en Geometrie, Mechanique, Optique, & Catoptrique". Où sont aussi discutées & restablies plusieurs experiences Physiques y proposees", Chez Jean Boulley, 1639, p. 144)
Source : Leurechon, Jean (1628), “Mathematicall recreations. Or a collection of sundrie problemes, extracted out of the ancient and moderne philosophers, as secrets in nature, and experiments in arithmeticke, geometrie,cosmographie, horolographie, astronomie, navigation, musicke, opticks, architecture, staticke, machanicks, chimestrie, waterworkes, fireworks, &c. ...", Most of which were written first in Greeke and Latine, lately compiled in French, by Henry Van Etten Gent. And now delivered in the English tongue, with the examinations, corrections, and augmentations, London : By T. Cotes, for Richard Hawkins, dwelling in Chancery Lane, neere the Rowles, 1633.
Source : Mydorge, Claude (1639), "Examen du Livre des Recreations Mathematiques, et de ses Problemes en Geometrie, Mechanique, Optique, & Catoptrique". Où sont aussi discutées & restablies plusieurs experiences Physiques y proposees", Chez Jean Boulley.
Source : Siemens, C. WM. (1883), “THE HISTORY OF THE ELECTRIC TELEGRAPH”, In Scientific American Supplement, No. 384, May 12, 1883, pp. 17-18.
Urls : http://logica.ugent.be/albrecht/thesis/Etten-intro.pdf (last visited ) http://olivier.thill.perso.neuf.fr/bio/leurechon.htm (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/266/100/572/0/0 (last visited )

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