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1558 __ « Magiae Naturalis »
‣ In “The Seventeenth Book of Natural Magick”.
Giambattista della Porta (ca 1535-1615)
Comment : Porta gave elaborate details in physics, alchemy, astronomy, magic, cooking, perfumes, toiletry and optics in his 'Magiae Naturalis Libri' (III, vol.4, Porta, Naples, Italy, 1558). In book 2, chapter 3, Porta gives a thorough description of a camera obscura and the images that one would see. From about this point on, the camera obscura would become a useful tool to artists. Della Porta begins his XVII Book of the "Magiae Naturalis" with the study of mirrors by saying "It is also possible, using flat mirrors, to see things that are happening in far-off places ..." (Ch.2, paragraph 4). Chapter VI provides us with his 'Obscurum Cubiculum' or camera obscura, where he tells us "how hunting scenes and battles and other kinds of hocus pocus can be made and performed in a room. Guest performances, battle fields, games, or what you will, so clear, distinct, and pretty to see as though it were taking place before your very eyes,". Porta explains, "For the image is let into the eye through the eyeball just as here through the window". In keeping with the true showmen of this century, Porta continues to describe the common film of today ... "Namely, opposite to the room where you desire to see this, there must be a large, level space that the sun can shine down upon, where can be placed all manner of trees, forests, rivers, or mountains as well as animals, and these can be real or artificial, of wood or other material ... There can be stags, wild boars, rhinoceroses, elephants, lions and other animals, whatever one wants to be seen; they can slowly creep out of their corners into the space, and then the hunter can appear and stage a hunt ...". (These quotes trans. from Latin taken directly from the work of Siegfried Zielinski, Media Archaeology, Cologne, Germany)
French comment : Porta, qui fonda la société appelée l’”Académie des Secrets”,et qui fit un “Traité de Magie Naturelle”, voulut établir un télégraphe dans la lune (“Magia Naturalis”, L. 17, ch. 17 ; “Philosophia occulta”, L. I). Il publia qu’il y feroit parvenir, par des miroirs, des mots qui seroient réfléchis sur toute la terre. Cornelius Agrippa avoit déjà trouvé que Pythagore, voyageant en Égypte, écrivoit à ses amis avec des caractères tracés sur la lune. Kircher, quelque infatué qu’il soit du merveilleux, traite cette belle découverte de chimère. Pour que la lune pût, ajoute-t-il, produire cet effet, il faudroit qu’elle eût la propriété de refléchir les objets comme une glace ; que le miroir qui lui feroit passer les signaux fût aussi grand que le diamètre de la terre, et que chaque signe eût vingt degrés de hauteur. Cette objection jous paroît aussi difficile à concevoir que le système de Porta. (Ignace U.J. Chappe, pp. 38-39)On a souvent cherché à faire remonter à une époque fort reculée les origines de la télégraphie électrique en s'appuyant sur les descriptions plus ou moins fantaisistes de modes de communication basés sur les propriétés de l'aimant. Il n'est pas sans intérêt, avant d'entrer réellement dans l'histoire de la télégraphie électrique, de passer en revue les différents documents relatifs à ce sujet. A la suite du 21ème chapitre de sa "Magia Naturalis", publié en 1553 [sic], J.-B. Porta cite une expérience qui aurait été faire sur l'emploi de l'aimant comme moyen de télégraphie. En 1616, Famiano Strada dans ses "Prolusiones Academicæ" reprend cette idée et parle de la possibilité de communiquer à l'aide de deux aiguilles aimantées, influencées à distance l'une par l'autre. Galilée, dans son "Dialogo Intorno", écrit de 1621 à 1632, Nicolas Cabœus, de Ferrare, dans sa "Philosophia Magnetica", reproduisent des descriptions analogues, non sans cependant élever des doutes sur la possibilité d'un semblable système. Un document du même genre auquel on a attaché une grande importance se trouve dans les "Récréations Mathématiques" publiées à Rouen en 1628, sous le pseudonyme de Van Elten, réimprimées depuis à diverses reprises avec des annotations et additions de Mydorge et de Hanrion et qui doivent être attribuées, paraît-il, au jésuite Leurechon. [...] La même idée fut encore indiquée par Joseph Glanville, dans son "Scepsis Scientifica", paru en 1665, par le père Lebrun dans son "Histoire critique des pratiques superstitieuses" et enfin par l'abbé Barthélemy en 1788. Une indication un peu différente des précédentes est celle que donne le père Kircher dans son "Magnes sive de arte magnetica". Le célèbre père jésuite ne cherche cependant pas autre chose que de communiquer par la pensée entre deux pièces d'un même édifice. Il place à de faibles distances les uns des autres des vases sphériques portant à leur pourtour les lettres de l'alphaber et dans chacun desquels est suspendue à un fil vertical une figurine aimantée. Si l'on déplace une des figurines, toutes les autres doivent suivre son mouvement de proche en proche et la transmission se trouve ainsi effectuée du premier vase au dernier. Le père Kircher fait observer qu'il faut que tous les aimants soient de la même force et qu'il en faut un très grand nombre, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. C'est pourquoi il indique un autre mode de transmission de la pensée, consistant à supporter les figurines sur des cylindres verticaux tournants mis en mouvement par une même corde dissimulée dans les murs. Il n'y a pas besoin d'examiner à fond tous ces systèmes de télégraphie magnétique pour comprendre qu'ls n'ont jamais pu avoir une réalité pratique et sont de pures spéculations que l'on a tort de considérer comme la première idée de la télégraphie électrique. [...] (Aug. Guerout, "L'Historique de la télégraphie électrique", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 8, n°1-17, 1883, Paris : Union des syndicats de l'électricité,3 mars, No. 9, pp. 257-264).
Original excerpt : « "How in a Chamber you may see hunting, battles of enemies, and other delusions".Now for a conclusion I will add that, then which nothing can be more pleasant for great men, and scholars, and ingenious persons to behold. That in a dark chamber by white sheets objected, one may see as clearly and perspicuously, as if they were before his eyes, huntings, banquets, armies of enemies, plays, and all things else that one desires. Let there be over against that chamber, where you desire to represent things, some spacious plain, where the sun can freely shine. Upon that you shall set trees in order, also woods, mountains, rivers, and animals that are really so, or made by art, of wood, or some other matter. You must frame little children in them, as we use to bring them in when comedies are acted. And you must counterfeit Stags, Boar, Rhinocerets, Elephants, Lions, and what other creatures you please. Then by degrees they must appear, as coming out of their dens, upon the plain. The hunter must come with his hunting pole, nets, arrows, and other necessaries, that may represent hunting. Let there be horns, Cornets, and trumpets sounded. Those that are in the chamber shall see trees, animals, hunters faces, and all the rest so plainly, that they cannot tell wether they be true or delusions. » (Transcribed from 1658 English edition)
Source : Porta, Giambattista della (1558), “Natural Magick (Magiae Naturalis) - A Neapolitane in Twenty Books (1584 A.D.), Wherein are set forth All the Riches and Delights of the Natural Sciences”, Printed for Thomas Young and Samuel Speed, at the Three Pigeons, and at the Angel in St Paul’s Church-yard, English edition of Latin original, Magiae Naturalis, Naples, 1558 (Published on the web by Scott Lincoln Davis).
Source : Chappe, Ignace Urbain J. (1824), "Histoire de la Télégraphie", Paris : chez l'auteur.
Source : Guerout, Auguste (1883), "L'Historique de la télégraphie électrique", In "La Lumière Électrique — Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 8, n°1-17, 1883, Paris : Union des syndicats de l'électricité,3 mars, No. 9, pp. 257-264.
Urls : http://homepages.tscnet.com/omard1/jportac17.html (last visited ) http://www.precinemahistory.net/1400.htm (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/266/100/572/0/0 (last visited )

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