NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1937 __ Oraison
Olivier Messiaen (1908-1992)
Comment : Written for the early electronic instrument, the Ondes Martenot, Olivier Messiaen's "Oraison" is a beautifully mellow and plaintive piece of music. The Ondes Martenot is a close relation of the theremin, and like the theremin was frequently used (and abused) on sci-fi film and tv soundtracks throughout the 40's, 50's and 60's, but also gained a foothold in many "serious" orchestras. Oraison electronic music written expressly for live performance. Also of note is that Messiaen re-arranged "Oraison" for cello and piano and used it for the fifth movement of "Quartet for the End of Time", which he composed in a German prisoner-of-war camp in 1941; the "Quartet" is one of the great classics of 20th-century music. "Oraison" ("prayer") is from a suite of pieces for six Ondes Martenot called "Fete des Belles Eaux" ("Celebration of the Beautiful Waters") composed for the Paris International Exhibition. (Compiled from various sources)
French comment : On trouve une référence sur cette œuvre dans les « grands spectacles musicaux » montés lors de la fameuse Exposition des Arts et Techniques appliqués à la vie moderne de 1937. Dans "Fête des belles-eaux" d'Olivier Messiaen, on découvre, aux pages 10-11, un extrait célébrissime de cette œuvre, mais dans une édition peu connue, à savoir : l’Oraison, réutilisée par Messiaen quelques années plus tard dans son fameux Quatuor pour la fin de Temps. Pendant l’Exposition, a eu lieu une série de concerts pour grand ensemble d’ondes Martenot, modèle 37, instrument utilisé dans plusieurs œuvres des Fêtes de la lumière, et surtout dans la Fête des belles eaux de Messiaen. Ces concerts ont connu globalement un vrai triomphe esthétique, et ont été une célébration tout à fait appropriée de l’union de la musique et la technologie. Il faut rappeler et même souligner le fait, déjà mentionné, que les œuvres commandées pour les Fêtes de la Lumière n’étaient pas exécutées « en concert » mais étaient enregistrées et diffusées par des haut-parleurs, et ceci pour deux raisons techniques et artistiques interdépendantes : 1. Pour qu’il y ait une synchronisation exacte de la musique avec les jets d'eau et les effets de lumière et/ou pyrotechniques ; 2. Pour qu’il y ait une diffusion générale à tous les spectateurs en masse, par les haut-parleurs suspendus dans les arbres ou ailleurs. "L’Exposition de 1937 présenta en « concert permanent », c’est à dire toutes les vingt minutes, dans une salle de l’Union Corporative des Arts Français (édifice non terminé) un orchestre de seize ondistes. Une subvention de l’État français avait rendu la chose possible par une commande de quinze instruments au Laboratoire Martenot. Ginette Martenot dirigeait cet ensemble … Ginette se risqua à transcrire pour lui un des Nocturnes de Debussy : Nuages. Cela était, selon Ginette, d’un effet extraordinaire … Après quelques concerts, l’orchestre se réduisait à huit, et demeura à ce nombre moins coûteux pendant le reste de l’Exposition." (Jean Laurendeau). Les personnages de l’Exposition de 37 ont tous gardé des mémoires vives et parfois affectueuses de ces manifestations musique–eau–lumière–science / technologie. (Nigel Simeone, “La Musique à l’Expo de 1937 : les sortilèges de la technologie musicale, ou la Science de l’Enchantement”)
Urls : http://www.jolivet.asso.fr/AJFR/etudes/musique-expo.asp (last visited ) http://www.messiaen2008.com/ (last visited ) http://ressources.electro.free.fr/spip.php?article691&lang= (last visited )

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