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1540 __ Poltergeist
Comment : Poltergeist (from German poltern, meaning "to rumble", "to make a noise" and Geist, meaning "ghost" or "spirit") denotes an ostensibly paranormal phenomenon attributed to the presence of an invisible entity that manifests itself by creating noise or moving objects. Poltergeist manifestations have been reported in many cultures, to the point of becoming part of folklore in India, the United States, United Kingdom, Japan, Brazil and other countries. True believers in the supernatural often claim that no stable scientific explanation exists to date, although several physical theories have been occasionally proposed (some including tremors, air currents, ultra-infra sound waves or unexplained losses of gravity) to produce purported effects. Since there is no proof of the existence of poltergeists the consensus of opinion from the scientific community is that the evidence claimed by believers is all in the mind. By definition science cannot disprove the existence of poltergeists since it is impossible to prove a negative. The burden of proof is therefore with those who seek to establish the fact. (Compiled from various sources)
French comment : Un poltergeist (de l'allemand poltergeist, dérivé de poltern « faire du bruit » et geist « esprit ») est un phénomène paranormal consistant en des bruits divers, des déplacements, apparitions ou disparitions d'objets et autres phénomènes a priori inexplicables. Les poltergeists sont, en général, considérés comme des phénomènes de « petite hantise » liés le plus souvent à la présence d’un(e) adolescent(e) perturbé(e), par opposition aux phénomènes de « grande hantise » qui supposent l’intervention de l’esprit d’un ou plusieurs morts, bien que la séparation ne soit pas toujours évidente. Le terme poltergeist apparaît en 1540 dans le “Nouveau dictionnaire d'Erasmus Alberus” (Erasmus Alberus, “Novum dictionarium genus”, Leipzig, 1540) et il est employé pour la première fois en allemand dans “Propos de table” par Martin Luther, durant la Réforme protestante, pour désigner des événements qui, selon les croyances populaires de l'époque, sont provoqués par des esprits désincarnés ou par le diable. Catherine Crowe l’utilise pour la première fois en anglais en 1848 (Catherine Crowe et T.C. Newby, “Night Side of Nature”, Londres, 1848) et c’est la médium roumaine Eleonore Zugun qui le rendra populaire au milieu du XXe siècle en se faisant appeler « fille de Poltergeist ». Paradoxalement, les Allemands utilisent désormais plus volontiers le terme Spuk. Poltergeist est un nom absent de la quasi-totalité des grands dictionnaires français contemporains. On le traduit couramment par l’expression « esprit frappeur ». Pour le remplacer, l’écrivain et parapsychologue René Sudre a proposé sans succès le néologisme thorybisme, par dérivation d’un mot grec signifiant bruit ou trouble. Les manifestations d'un poltergeist présentent tout ou partie d'une gamme considérable d'effets défiants la raison : coups ou bruits violents de percussion, bruits divers, sans cause identifiable; jets de pierres ou de débris inexpliqués, visant l'intérieur ou l'extérieur d'une maison (lithobolie); déplacement ou projection d'objets (parfois brisés), pouvant aller jusqu'à leur lévitation ou leur apparente téléportation à travers des parois solides. Plus rarement : combustions spontanées; actions sur les personnes : contacts, griffures, morsures et lévitations; emploi d'une voix spectrale (utilisation des « fausses cordes vocales » des victimes) et apparitions. Voici la description qu'en fait Ernest Bozzano : « Outre les phénomènes auxquels nous avons fait allusion, de meubles qui se déplacent, de fenêtres et portes qui claquent, de vaisselle qui se brise, il s'agit très souvent de sonnettes qui ne cessent de s'agiter bruyamment sans cause apparente, même après qu'elles ont été isolées par la suppression des cordons et des fils. Tout aussi fréquents sont les cas de “pluies de pierres”, présentant des traits caractéristiques fort remarquables, comme lorsque les pierres parcourent des trajectoires contraires aux lois physiques, ou s'arrêtent en l'air, ou tombent lentement, ou atteignent avec une dextérité très insolite un but déterminé, ou frappent sans faire de mal, ou bien sans rebondir ensuite, comme si elles étaient empoignées par une main invisible ; ou comme lorsque les pierres se trouvent être chaudes, voire même brûlantes. En d'autres circonstances, les draps sont violemment arrachés des lits des personnes couchées, ces dernières étant soulevées et déposées doucement sur le sol, si toutefois les lits eux-mêmes ne sont pas renversés. » (Ernest Bozzano, Les Phénomènes de hantise, Alcan, Paris, 1929, Introduction). Le phénomène est attesté dans toutes les régions du monde, en Europe et aux États-Unis, mais aussi en Chine, en Afrique, en Amérique du Sud, au Japon, en Inde, en Nouvelle-Zélande, en Patagonie, aux Antilles, à Java, etc. Il est aussi présent à toutes les époques : le chercheur Hereward Carrington en a identifiés 5 antérieurs à l'an mil, et 130 entre le XIe siècle et la fin du XIXe siècle. Toutefois, une étude concernant les phénomènes "psi" dans l'antiquité, ne trouve « aucun récit préchrétien reconnaissable » décrivant un poltergeist, bien que Suétone cite le cas d'un homme qui, s'étant endormi dans un lieu sacré, s'en est trouvé soudain éjecté, avec son lit, « par une force occulte subite » (Etude du Professeur E. R. Dodds citée par Guy Playfair in La vie sans frontières, J'ai lu n°A373, 1979, pp. 35-36). Au XIXième siècle, La maison du conventionnel Jean-Baptiste Carrier, responsable des terribles noyades de Nantes, située 3 place du Commerce à Nantes, était réputée hantée à cause des bruits sourds qu’on y entendait, jusqu’à ce qu’on en attribue l’origine à une rivière souterraine (Didier Audinot, Les Lieux de l'Au-delà, JMG, 1999, p. 206). (Compiled from various sources)
Urls : http://www.youtube.com/watch?v=TEaqrYypAHQ (last visited )

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