NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1933 __ « La Radia - Manifesto futurista della Radio »''', La Gazetta del Popolo, 22 settembre 1933 »
Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944), Pino Masnata (1901-1968)
Comment : The manifesto's final section contains the most salient artistic ideas including: the “detection, amplification and transfiguration of vibrations given out" by human beings, living and dead, and by materials such as “a diamond or a flower"; “gastronomic music"; an orchestration of sounds and silences that will act as “strange brushes" to spatialize the infinite darkness of radia; the utilization of interferences among stations and of the rising and fading of sounds; the geometric limitation and building of silence; etc. (Douglas Kahn)
French comment : Le " Manifesto futurista della Radio " est publié dans La Gazetta del Popolo, 22 settembre 1933. Ce texte, qui selon Luciano de Maria ne mentionne pas le second auteur, Pino Masnata, sera repris dans Il Futurismo, 1° ottobre 1933. Il sera par la suite traduit et publié en français " Manifeste de la Radio Futuriste " in Stile Futurista, Torino, n.5, dicembre 1934. Il sera enfin repris, sous le titre " La radia " dans Autori e Scrittori, Roma, VI, n.8, agosto. Masnata, qui était d'une génération plus jeune que Marinetti, avait rejoint le mouvement futuriste dès l'âge de dix-huit ans et venait d'être sacré en 1933 "poeta campione nazionale futurista" après la publication de son recueil de poésie Tavole parolibere (1932). Ce manifeste s’ouvre par la liste des attendus esthétiques tels qu’établis par le Iième Congrès futuriste (dépassement de l’amour par la femme, dépassement du patriotisme par la religion de la patrie, dépassement de la machine par l’identification de l’homme à la machine, dépassement de la peinture par l’aéropeinture, dépassement de la terre par l’intuition des moyens disponibles pour réaliser le voyage sur la lune, etc... Cette liste se termine par la reconnaissance de l’arrivée de la télévision, annonciatrice d’autres formes de communication à distance. La radia est le nom proposé par Marinetti et Masnata pour désigner les " grandes manifestations de la radio ". La radia se distingue des modes de communication périmés que sont le théâtre (tué par la radio et défait par le cinéma sonore), livre (coupable de la myopie de l’humanité), ni cinématographe " perché il cinematografo è agonizzante a) di sentimentalismo rancido di soggetti b) di realismo che avvolge anche alcune sintesi simultanee c) di infinite complicazioni tecniche d) di fatale collaborazionismo banallizzatore e: di luminosità rifessa inferiore alla lumunosità autoemessa della radio-televisiva ". Anticipant certaines analyses de Marshall McLuhan, c’est donc par son caractère strictement technique (la luminosité auto émise) que Marinetti et Masnata opposent la télévision au cinéma. En forme de manifeste, le texte énumère ce que sera la radia. Il est clair que la Radia n’est pas uniquement la radio, la radiodiffusion sonore. Les deux allusions à la télévision sont très explicites à ce sujet. Il est cependant frappant que dans cet imaginaire de la radia soit quasi uniquement sonore. Bien que conscients de l’existence de la télévision, Marinetti et Masnata participent ainsi du mouvement d’avant-guerre de recherche esthétique sur la radio. Diverses expériences de radio futuristes seront tentées avant la Seconde Guerre mondiale, notamment , à Liège, par le Groupe Moderne d’Art (LAUREYS, A.-M., La vie littéraire à Liège entre les deux guerres, Mémoire de licence en Philologie romane, Université de Liège, inédit). Mais, à notre connaissance, aucune expérience de télévision ne s’est explicitement revendiquée du manifeste de Marinetti et Masnata. (André Lange)
Original excerpt 1 : « [...] Possediamo oramai una televisione di cinquantamila punti per ogni immagine grande su schermo grande Aspettando l’invenzione del teletattilismo del teleprofumo e del telesapore noi futuristi perfezioniamo la radiofonia destinata a centuplicare il genio creatore della razza italiana abolire l’antico strazio nostalgico delle lontananze e imporre dovunque le parole in libertà come suo logico e naturale modo di esprimersi. La radia, nome che noi futuristi diamo alle grandi manifestazioni della radio è ANCORA OGGI a) realista b) chiusa in una scena c) istupidita da musica che invece di svilupparsi in originalità e varietà ha raggiunto una ributtante monotonia negra o languida d) una troppo timida imitazione negli scrittori d'avanguardia del teatro sintetico futurista e delle parole in libertà. Alfredo Goldsmith della città della Radio di New-York ha detto « Marinetti ha immaginato il teatro elettrico. Diversissimi nella concezione i due teatri hanno un punto di contatto nel fatto che per la loro realizzazione non possono prescindere da un'opera di integrazione, da parte degli spettatori uno sforzo di intelligenza. Il teatro elettrico richiederà uno sforzo di fantasia negli autori prima poi negli attori poi negli spettatori ». Anche i teorici e gli attori francesi belgi tedeschi di radiodrammi avanguardisti (Paul Reboux Theo Freischinann ]acques Rece Alex Surchaap Tristan Bernard P. W. Bischoff Victor Heinz Fuchs Friedrich Wolf Mendelssohn ecc.) elogiano e imitano il teatro sintetico futurista e le parole in libertà quasi tutti però sempre ossessionati da un realismo pur anche veloce da sorpassare. […] 3. Immensificazione dello spazio Non piú visibile nè incorniciabile la scena diventa universale e cosmica. 4. Captazione amplificazione e trasfig urazione di vibrazione emesse da esseri viventi da spiriti viventi o morti drammi di stati d'animo rumoristi senza parole. […] 7. Un'arte senza tempo nè spazio senza ieri e senza domani La possibilitá di captare stazioni trasmittenti poste in diversi fusi orari e la mancanza della luce distruggono le ore il giorno e la notte La captazione e l'amplificazione con le valvole termojoniche della luce e delle voci del passato distruggeranno il tempo. […] 11. Lotte di rumori e di lontananze diverse cioè il dramma spaziale aggiunto al dramma temporale. [...] »
Original excerpt 2 : « […] 3. The immensification of space. No longer visible and framable the stage becomes universal and cosmic. 4. The reception amplification and transfiguration of vibrations emitted by living beings living or dead spirits dramas of wordless noise-states. […] 7. An art without time or space without yesterday or tomorrow. The possibility of receiving broadcast stations situated in various time zones and the lack of light will destroy the hours of the day and night. The reception and amplification of the light and the voices of the past with thermoionic valves will destroy time. 8. The synthesis of infinite simultaneous actions. […] 11. Struggles of noises and of various distances that is spatial drama joined with temporal drama. [...] » (Translated by Stephen Sartarelli in KAHN, D. and WHITEHEAD, G. ed., Wireless Imagination. Sound, radio and the Avant-garde, The MIT Press, Cambridge, Massachusetts / London, England, 1992, pp.265-268)
French translated excerpt 3 : « Nous possédons dorénavant une télévision de cinquante mille points pour chaque grande image sur grand écran. En attendant l’invention du télé-tactilisme du téléparfum et de la télésaveur nous futuristes nous perfectionnons la radiophonie destinée à centupler le génie créateur de la race italienne abolir l’antique fadeur nostalgique des lointains et imposer partout les paroles en liberté comme son logique et naturel mode d’expression. […] 3. Immensification de l’espace. Non plus visible ni encadrable la scène devient universelle et cosmique. 4. Captation amplification et transfiguration de vibrations émises par les êtres vivants par les esprits vivants ou morts drames d’états d’âmes bruissant sans paroles […] 7. Un art sans temps ni espace sans hier et sans demain. La possibilité de capter des stations transmettant des postes en divers fuseaux horaires et le manque de lumière détruiront les heures le jour et la nuit La captation et l’amplification avec la valvule thermoionique de la lumière et des voix du passé détruiront le temps. 8. Synthèse d’infinies actions simultanées. […] 11. Luttes de bruits et de lointains divers c’est-à-dire le drame spatial ajouté au drame temporel. [...] » (Translated by André Lange)
Source : Kahn, Douglas (1990), “Audio Art in the Deaf Century”, In “Sound by Artists”, edited by Dan Lander and Micah Lexier, Toronto : Art Metropole : Banff : Walter Phillips Gallery, 1990, pp. 301-309.
Source : Lange, André (1986), “Stratégies de la musique”, Pierre Mardaga, Bruxelles-Liège, 1986.
Urls : http://www.kunstradio.at/2002A/27_01_02/laradia-it.html (last visited ) http://histv2.free.fr/litterature/marinetti.htm (last visited ) http://www.futurismo.altervista.org/manifesti/radia.htm (last visited )

No comment for this page

Leave a comment

:
: