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1928 __ « The Queen's Messenger » — the first dramatic televised program
Harley Manners (?-?)
Comment : In September 1928, W2XB (owned by General Electric's WGY) in Schenectady, NY televised the first dramatic program in the United States, "The Queen's Messenger," by J. Harley Manners, a blood and thunder play with guns, daggers, and poison. There were more technicians required for special effects than there were actors. In fact, technical limitations were so great and viewing screens so small, that only the actor's individual hands or faces could be seen at one time. Three cameras were used, two for the characters and a third for obtaining images of gestures and appropriate stage props. Two assistant actors displayed their hands before this third camera whenever the occasion demanded. E.F.W. Alexanderson, General Electric's engineer in charge of television, remembered the presentation as "a little drama, a playlet, that was not a great work of art by any means." The director was a man brought up from New York City especially to work on the play. Everyone became very annoyed with him when he kept calling his rehearsals at 4:00 a.m. According to the New York Herald Tribune's article of September 11, 1928, "... Director Mortimer Stewart stood between the two television cameras that focused upon Miss Isetta Jewell, the heroine and Maurice Randall, the hero. In front of Stewart was a television receiver in which he could at all times see the images that went out over the transmitter; and by means of a small control box he was able to control the output of pictures, cutting in one or another of the cameras and fading the image out and in. Whether it was successfully received at any point, other than the operation installation of the General Electric Laboratory, could not immediately be ascertained. It was the general opinion among those that watched the experiment that the day of radio moving pictures was still a long, long way in the future. Whether the present system can be brought to commercial practicability and public usefulness, remains a question." With all its technical weaknesses, however, "The Queen's Messenger" marked the first step toward modern dramatic programs. (Compiled from various sources)
French comment : LA PREMIÈRE DRAMATIQUE TÉLÉVISÉE : The Queens' Messenger de J. Hartley Manners, 11 septembre 1928.Le 8 mai 1928 Martin P. Rice, responsable de la radiodiffusion à la General Electric Company (Schenectady, New York) annonça qu'un service de programme de télévision serait diffusé de 13 h.30 à 14 h. (EST), cet après-midi même pour le plus grand bénéfice de ceux qui menaient des expériences et des amateurs qui avaient construit des récepteurs de télévision ("WGY Today to Start Television Programs", The New York Times, 11 May 1928, p. 50). Sur des écrans de trois pouces sur trois, fournissant une image floue, vacillante et stabilisant ses 41 lignes de manière incertaine, les téléspectateurs pouvaient voir des hommes qui parlaient, riaient et fumaient. Ces transmissions étaient le résultat des expériences du Dr. Ernst F.W. Alexanderson, qui travaillait dans les laboratoires de la General Electric. Quatre mois plus tard, le 11 septembre 1928, la programmation incluait la première dramatique de télévision (television drama). D'après The New York Times, "pour la première fois dans l'histoire, une représentation dramatique était diffusée simultanément à la radio et à la télévision. La voix et l'action traversait ensemble l'espace en parfaite synchronisation, pour la diffusion de la pièce en acte, d'une durée de quarante minute, de J. Hartley Manners, The Queen's Messenger. Il s'agissait d'un vieux mélodrame d'espionnage, depuis des années une des pièces favorites des acteurs amateurs, qui avait été choisi pour l'expérience parce que sa distribution contenait uniquement deux acteurs, qui intervenaient de manière alternée devant les caméras de télévision" ("Play Is Broadcast by Voice and Acting in Radio-Television", The New York Times, 12 September 1928, pp.1 & 10). Manners, qui avait commencé sa carrière sur les planches en 1898, avait également écrit de courtes pièces. A Queen's Messenger avait été interprétée pour la première fois au théâtre dans le cadre d'une matinée de vaudeville, donnée pour une oeuvre de charité au Theatre Royal, Haymarketn à Londres, le 26 juin 1899. Manners avait écrit diverses pièces. Celles qui eurent le plus de succès, Peg o' My Heart (1912) et Happiness (1914), avaient été interprétées par son épouse, Laurette Taylor. Le couple avait fait de nombreux aller-retour entre les Etats-Unis et leur Angleterre natale. Manners mourut le 10 décembre 1928 sans savoir que sa pièce, A Queen's Messenger allait devenir une oeuvre historique. A Queen's Messenger se déroule dans une maison isolée dans les faubourgs de Berlin. Après un bal masqué, une femme mystérieuse entraîne un officier britannique dans ce qui semble être une intrigue romantique. L'officier est un messager de la Reine et transporte une valise verrouillée, dont la femme découvre qu'il mourrait pour la conserver. Alors que les cigarettes droguées font leur effet, l'espionne russe révèle qu'elle a sauvé l'officier des espions qui l'attendaient à son hôtel. L'officier fait un geste romantique à son égard, qu'elle repousse car elle a appris que son véritable amour se trouve en Angleterre. Revenant de sa stupeur, prisonnier et ayant perdu la valise, l'officier décide de se suicider, mais l'espionne russe change de sentiment à son égard, rapporte les documents et ainsi évite son suicide. Les spectateurs voyaient des gros plans de face et de profil de l'officier et de l'espionne, et, de temps à autres, des mains masculines et féminines tenant des cigarettes, la valise, des masques, un éventail, des verres et un trousseau de clés. Maurice Randall, un membre de l'équipe d'acteurs de la WGY Studio Players, et Izetta Jewell, une ancienne actrice de théâtre qui vivait à Schenecdaty avec son mari, un professeur de collège, jouaient les deux rôles principaux. William J. Toneski et Joyce Evans Rector fournissaient les mains. Le scénario avait été substantiellement réécrit et était dirigé par Mortimer Stewart, un producteur/réalisateur expérimenté de la station radio WGY. Dans un studio fermé, Stewart commença les répétitions à partir de quatre heures du matin, vérifiant la synchronisation de la voix et de l'image sur un moniteur spécial, placé face à lui, faisant le passage de caméra à caméra et fondant les images. Les trois caméras statiques étaient focalisées sur Jewell, Randall et les mains. La pièce fut diffusée à 13 h. 30 et rediffusée dans la soirée, à 23 h. 30. Les amateurs de la côte Ouest recevaient le signal en ondes courtes et rapportèrent qu'ils furent heureux de pouvoir conserver l'image plus de trente secondes. Comme si une règle s'était établie d'emblée, les dramatiques suivantes qui furent diffusées par la suite à partir de New York et à l'étranger étaient présentées durant l'après-midi et dans la soirée, et étaient d'habitude rediffusées plusieurs fois. Bien que la première dramatique télévisée ait entraîné un flux de rhétorique de la part des enthousiastes de la télévision, aucun bouleversement de l'art dramatique ne s'en suivit. The Queen's Messenger annonçait les principales caractéristiques des dramatiques télévisées à venir : adaptations théâtrales modifiées suivant des formats radio, interprétation par des acteurs de théâtre et de radio, diffusion en direct à partir des studios de radio, réalisateurs qui avaient appris le métier dans des productions théâtrales ou radiophoniques. La domination du théâtre et de la radio sur la dramatique télévisée allait durer pendant trois décennies, jusqu'à ce que la dramatique de télévision s'établisse à Los Angeles et se fonde dans les industries du film et de l'enregistrement magnétique. (André Lange)
Source : Hawes, William (1986), “American Television Drama. The Experimental Years”, The University of Alabama Press, 1986.
Source : Lange, André (1986), “Stratégies de la musique”, Pierre Mardaga, Bruxelles-Liège, 1986.
Urls : http://www.earlytelevision.org/queens_messenger.html (last visited ) http://histv2.free.fr/alexanderson/messenger.htm (last visited ) http://www.islandnet.com/~kpolsson/television/ (last visited )

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