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1928 __ Ondes Martenot
Maurice Martenot (1898-1980)
Comment : Maurice Martenot a Cellist and radio Telegraphist, met the Russian designer of the Theremin, Leon Termen in 1923, this meeting lead him to design an instrument based on Termens ideas, the first model, the "Ondes-Martenot" was patented on the 2nd of April 1928 under the name "Perfectionnements aux instruments de musique électriques" (improvements to electronic music instruments). His aim was to produce a versatile electronic instrument that was immediately familiar to orchestral musicians. The first versions bore little resemblance to the later production models: consisteing of two table mounted units controlled by a performer who manipulated a string atached to a finger ring (using the bodies capacitance to control the sound characteristics in a manner very similar to the Theremin) this device was later incorporated as a fingerboard strip above the keyboard. Later versions used a standard keyboard. The Ondes-Martenot became the first succesfull electronic instrument and the only one of its generation that is still used by orchestras today, Martenot himself became, 20 years after its invention, a professor at the Paris Conservatoire teaching lessons in the Ondes-Martenot. The Ondes-Martenot's success was the Theremins loss, although both used the vacuum tube oscillator as a sound source and were both monophonic, where the Theremin had a sliding scale and no fixed preset notes the Ondes-Martenot had a keyboard and a strip control for glissando and vibrato and an appearance that was familiar to any keyboard player. The instrument also had a bank of expression keys that allowed the player to change the timbre and character of the sounds. A later (1938) version of the instrument featured microtonal tuning as specified by the Hindu poet Rabindranath Tagore and the musician Alain Danielou. The Ondes-Martenot was quickly accepted and eventually had a wide repetoire, works were written for the instrument by composers such as Edgard Varèse, Olivier Messiaen ("Oraison", The "Turangalîla Symphonie" and "Trois Petites Liturgies de la Presence Divine" amongst others ), Darius Milhaud , Arthur Honegger, Maurice Jarre, Jolivet and Koechlin. (Compiled from various sources)
French comment : Les Ondes Martenot sont un instrument de musique électronique, inventé par Maurice Martenot et présenté au public en 1928. On peut considérer que cet ancêtre du synthétiseur est, avec le thérémin mis au point en Russie en 1917, l'un des plus anciens instrument de musique électronique encore employés aujourd'hui. Maurice Martenot conçoit son instrument à partir de 1918 et le présente à l'Opéra de Paris en 1928 (Patrick Szersnovicz in Larousse de la musique, Paris 1982). Des compositeurs comme Arthur Honegger, Darius Milhaud, André Jolivet et Olivier Messiaen écrivent immédiatement pour les ondes Martenot, que son inventeur ne cesse d'améliorer jusqu'en 1975, année de la création du 7ème et dernier modèle de concert [Cet instrument a aussi été utilisé par : Charles Koechlin (Le Buisson Ardent, 1945; Hymne pour ondes Martenot et orchestre, 1932; Vers le Soleil, 7 Monodies Pour Ondes Martenot, Op 174; Les Bandar-Iog Op. 176, 1939; Offrande musicale sur le nom de BACH Op.187; Le Docteur Fabricius, Op 202; etc.), Edgard Varèse (Amériques, 1918, 1928; Ecuatorial, 1932-34, 1961; Dans la nuit, 1954-1961), Bohuslav Martinù (Fantaisie Martenot, H.301, 1945), Hughes Dufourt (La Tempesta d’après Giorgione, 1976-77; Saturne, 1978-79), Giacinto Scelsi (Uaxuctum, 1966), Tristan Murail (Les Miroirs Étendus, 1971; Mach 2.5, 1971-76; Les Nuages de Magellan, 1973; Tigres de Verre, 1974; Les Courants de l’Espace, 1979; La Conquête de l'Antarctique, 1982), Michaël Lévinas (Contrepoints Irréels I, II et III, 1975-1980; Dans un espace souterrain, 1977), Claude Ballif (Chant de Charme, ?), Michel Redolfi (Mare Teno, 2000), Gilles Gobeil (Voix Blanche, 1988-89; Là où vont les Nuages..., 1990-91; La Perle et L’Oubli, 1999-2002), etc.]. Son répertoire compte plus de 1500 œuvres. Sa production est stoppée en 1988 et on assiste quelques années plus tard à l'éclosion de deux instruments proches qui ont pour nom Ondéa et French Connection. En 2009, l'instrument est à nouveau fabriqué sous le nom d'Ondes Martenot (marque déposée). C'est la renaissance de cet instrument, utilisé par des artistes populaires comme Jacques Brel, Joe Jackson, Gorillaz, ou Jonny Greenwood (du groupe Radiohead). Le french connection est utilisé par J.Greenwood de Radiohead, quant à l'ondéa, c'est un instrument analogique dont la conception originale permet toutes les expressions du martenot, il est utilisé par de nombreux ondistes depuis 2004, et assure par son existence de nombreux concerts internationaux, il est présent dans des conservatoires (Strasbourg, Cergy, Boulogne, Evry). L'ondéa est aussi présente dans les tournées de Yann Tiersen dans le monde. L'ondéa doit beaucoup à Jeanne Loriod par ses conseils éclairés et à Françoise Cochet. Cet instrument monodique à oscillateur électronique se caractérise par ses sonorités particulières, dont la plus connue évoque des voix « venues d'ailleurs », assez proche de la scie musicale, mais présente bien d'autres possibilités. Il comporte : 1) un clavier suspendu, dont la transposition agit sur la hauteur du son (sa fréquence) et donc le vibrato; 2) un ruban parallèle au clavier autorisant les glissandi; 3) une touche d'expression qui se contrôle de la main gauche et qui gère le volume sonore. Par pression plus ou moins forte, on obtient toutes les variations d'intensité allant du pianissimo au fortissimo. Un geste sec sur la touche produit un son percuté. On peut aisément faire une analogie entre la touche d'expression et l'archet d'un instrument à cordes; 4) un tiroir avec différents timbres pour filtrer et modifier le son et procurer des combinaisons; 5) des diffuseurs (haut-parleurs transformés) : 5a) principal ou D1 : haut-parleur standard de grande puissance, 5b) résonance ou D2 : haut-parleur monté derrière des ressorts afin d'obtenir une résonance acoustique, 5c) gong ou D3 : haut-parleur dont la membrane est remplacée par un gong pour créer des sons métalliques; 6) palme : pièce de lutherie sur laquelle sont tendues des cordes métalliques, reliées au moteur du haut-parleur. Ces vibrations permettent une mise en résonance des différentes cordes accordées très précisément. Un joueur d'Ondes Martenot est appelé un Ondiste. (Compiled from various sources)[Les Ondes Martenot est] un des premiers instruments de musique électronique, inventé par le Français Maurice Martenot et présenté par sa sœur Ginette en 1928 en récital à l’opéra de Paris, où elle connut un vif succès. Maurice Martenot était radio-télégraphiste ; dès 1907, il avait remarqué la pureté des sons acoustiques issus de l’interférence entre deux circuits oscillants électroniques à hautes fréquences légèrement désaccordés (tubes hétérodynes), utilisés dans les toutes nouvelles transmissions radio. C’est durant la grande guerre, qu’il passa dans les transmissions, qu’il commença à réfléchir à la façon la plus ergonomique d’utiliser ces ondes interférentielles pour créer un nouvel instrument de musique monodique au son "inaudit". C’est ainsi qu’il aboutit en 1928 à un instrument hybride constitué : 1) d’un cœur électronique : le bloc générateur hétérodyne, une batterie de filtres plus un amplificateur à tubes, à l’époque (le transistor n’apparaîtra qu’en 1948 ! ); 2) d’un ensemble de commandes : clavier suspendu transposable de six octaves, rappelant celui d’un piano, ruban résistif tendu devant le clavier, bloc manuel d’expressivité et de timbre, pédales de nuances ; 3) et de transducteurs diffusant le son : haut-parleur principal de grande puissance, haut-parleur résonnant sur ressorts, haut-parleur gong pour simuler des sons métalliques, enfin haut-parleur palme à cordes sympathiques accordées avec précision, tendues à l’avant de la palme et mises en vibration par le moteur du haut-parleur. L’instrumentiste utilise sa main droite pour les hauteurs de son, soit en jouant des notes au clavier (par demi-tons tempérés), soit en déplaçant un anneau enfilé sur son majeur droit le long d’un ruban résistif tendu devant le clavier (qui sert de repère de hauteurs), ce qui permet tous les micro-intervalles possibles, les glissandos et les vibratos de fréquence de grande amplitude. Il peut également faire du vibrato de fréquence de faible amplitude sur chaque touche du clavier par un mouvement oscillant latéral, le clavier étant mobile transversalement. Il a encore la latitude, par une commande à la main gauche, de transformer les demi-tons d’une octave du clavier en micro-intervalles d’un douzième de ton (au lieu d’un douzième d’octave c’est-à-dire un demi-ton). La main gauche sert à l’expressivité et au choix des timbres. Une touche principale à enfoncement progressif donne la nuance, du pianissimo le plus ténu au fortissimo maximal autorisé par l’amplificateur. Les possibilités sont multiples et créent des effets variés : un enfoncement progressif de cette touche donne un son sans attaque, comme à l’orgue ; un enfoncement brutal crée une attaque percutante ; une pression alternée provoque un vibrato d’amplitude, des tapotements secs sur cette même touche donnent lieu à du staccato. Les deux pédales permettent également de faire des nuances, comme sur un piano. D’autres clés actionnables de la main gauche permettent en plus de sélectionner les timbres (80 combinaisons différentes sont possibles). Le timbre de base obtenu du générateur hétérodyne est le son pur (de flûte ou sinusoïdal, si la fréquence ne bouge pas), ce son planant si caractéristique des ondes Martenot. Mais l’interprète a tout loisir de modifier ce son pur en provoquant sa distorsion par des jeux de filtres (on peut aller jusqu’à simuler un bruit de moteur thermique ou de marteau-piqueur). (Bulletin n° 120 de l’AMA-FC, Novembre 2008)
Urls : http://120years.net/machines/martenot/index.html (last visited ) http://musicamateursfc.free.fr/tribune-libre/Ondes%20Martenot.doc (last visited )

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