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Réflexion autour de la scénarité

dûe à une pratique impliquant des flux directs et en continu. (2005/2007)

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Sabrina Issa

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2007 - Mémoire Sabrina Issa

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Introduction:

La scénarité prend place au sein de Locusonus à travers une démultiplication des espaces en écoutes mutuelles, échange d'écoutes grâce à l'échange de fluxs. Des espaces sonores lointains se donnent en flux continu dans d'autres espaces. Cet espace de réception témoin, est alimenté par la concrétude et l'actualisation d'un ailleurs géographique révélé et diffusé dans son évidence d'écoute.



La scénarité se place d'un scénario de l'écoute.

L'ailleurs est là maintenant, plutôt qu'ici.

L'ailleurs n'est ici qu'en virtualité, fiers apanage de son exotisme, il reste la couche distante dans laquelle l'on se perd. On erre... là où les repères sont multiples.



Il s'agit de comprendre ce qui dans la construction d'un "ici" procède de la co-jonction d'éléments hétérogènes les uns aux autres, de couches d'espaces disjoints. Et donc de ce qui va créer de la scénographie, de la scénarité en émergence, et en déplacement sur des couches d'espaces hétérogènes.



Par la scénarité nous entendons, un ordre possible du discours de l'espace qui se fait, se caractérise, maintenant, un maintenant riche de co-existences, de virtualités pendues à une actualisation ici, tendues dans son apparaître à une concrétude contingente.

Mon actualisation, la somme de virtualités hétérogènes, d'espaces entre autres tous ici, travaille-t-elle la co-existence des genres d'être et plus généralement des formes de l'apparaître ?



Plus que d'espaces il faudrait parler de couches ou de dimensions, travaillant toutes à la dit-mension du ici. Ce ici proclamé, jaillissant...sur lequel s'est fait un point, une position arbitraire.

De points en points de couture, le filage se lisse d'une scénographie qui se fait oeuvrage, chaque point est scénographique, point de co-jonction entre ce qui toujours se propose délié...autre, au pourtours, ailleurs... Contre, en travers, aperçu, interrogé, ........phagocytose........Enfin lapsus, dit, ou prononcé.



Le champ de l'apparition s'ouvre, de formes toujours plus riche qu'il nie parait.

La scénographie est une question de mise "en pli", de mise de forme, elle touche au processus de visibilité, et d'apparition. C'est un ordonnancement de lecture, un fil tissé dans l'espace compris ici dans sa dimension physique et virtuelle, elle ne se fiche que par ici et maintenant.



A la dimension physique de l'installation concourt donc d'autres espaces, compris comme tout autant de virtualités pouvant alimenter l'espace de l'installation comme un rendu unitaire spacio-temporel, un espace finalement théâtral. L'espace théâtral ouvre la scène du réel, là où en amont de ce qui est dit, des espaces virtuels travaillent la scène comme un espace larvaire, co-présence d'espaces/présents hétérogènes les uns aux autres. L'espace physique de l'installation est travaillé de ces virtualités appartenant à d'autres espaces, comme autant d'altérité à soi...



La scénarité comme chant d'apparition est de l'ordre du contact avec le non-dit. Il est à dire qu'il ne se dit que de manières, d'emprunts...dans la mise en ordre.

La multiplication des sources d'altérités spatio-temporelles au sein d'un même espace, concourt au chant d'un espace hétérotopique. Cet espace réel, en marge réalise quelque utopie, comme la création d'un paysage sonore pouvant être le mixte de Oslo et Marseille, finalement une sorte de localité singulière comprenant la caractérisation sonores d'abordage exotique.



La scénarité d'une écoute est à tracer au fil d'un ici toujours déjà meublé et d'un maintenant injonctif, impérieux, qui fait valeur de tri et de poussée. Le maintenant dans la falaise du pur devenir, est l'injonction de la possible différence à soi, la sommation à la divergence, la tangente.

Des différences: dissemblance, dissimilitude, discordance, dissonance... Autant de modalités dont le sens et l'insu sera plus tard à voir pour eux-même comme faisant lieu du dit.





Contenus

  • Digression temps direct et temps réel.

  • Expérimentation d'espaces en dialogue.

  • Digression sur les rapports entre mémoire et travail de la coexistence des flux

  • Le champ Locusien

  • Tuning the Now

  • Le Concert Sympathique Mondial

  • Densification du temps présent

  • Digression sur un temps créateur, porteur de changement.

  • Question de réception.

  • Transduction et réciprocité.

  • Flux et réseaux.


  • Réflexion sur l'événement. sur le lieu (hétérotopique, hétérogène, le dehors) , sur le signe comme infection de ce que le sens explique.
    • Interview de Clémentine Maillol (LAMES laboratoire de sociologie, C.N.R.S)
    • Réseaux et croisements des flux. L'événement et le lieu de l'affection.


  • Réflexion sur le locus de l'extranaute
    • Le sujet in-carne et l'espace mouvant
    • Le processus et le délire


  • Carte des lieux de vie de Second Life
    • Locus Kidd, avatar du laboratoire Locus Sonus


  • L'extranaute en position schizophonique
    • Le voyage spatio-temporel





Réalisations

  • Concert Sympathique Mondial
    Performances en ligne, et diffusion spatialisée de dialogues entre lieux géo-distant.
    (Charles Bascou (GMEM) pour la collaboration à la réalisation technique et Sabrina Issa)

Le Concert sympathique mondial de Sabrina Issa, est une installation où le réseau de streamers interagit en écoutant simultanément d'autres fluxs au sein d'un même espace. Cet espace de rencontres entre lieux distants utilise un système de spatialisation des voix(es), là où la voie se fait chemin et où à l'image du performer le public règle localement la scénographie de son écoute dans l'espace de l'installation.

Le Concert Sympathique Mondial se déroule dans un espace performatif composé de huit diffusions

sonores spatialisées.

Des sons en flux continus proviennent de huit micros ouverts dans différents lieux par les streamers ( personnes ayant répondu à l'appel du laboratoire Locusonus et ayant effectué la pose d'un micro) .

Quatre flux permettent aux streamers de se rencontrer à distance, de s'entendre mutuellement, de communiquer, et d'apporter des témoignages sur leur expérience de streamers, de performer, etc.

En parallèle quatre autres sources (captation de paysages sonores / Locustream) sont spatialisées selon une logique comportementale à partir de règles simples:

  • attraction/ répulsion et/ou orientation/réorientation.

En temps réel tous les sons interagissent au sein d'un même espace.

Une interface graphique vidéo projetée dans l'espace de diffusion (simultanément visible sur internet) donne une vision globale de la position de chaque protagoniste et du déplacement du son dans l'espace .






Collaborations :

GMEM, Centre National de Création Musicale, Marseille