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2008/2011 - contrat de recherche 1

Accord-Cadre CNRS / Ministère de la Culture (DAP-MRT)
(renouvelé en 2011 pour 3 ans)

2011/2014 - contrat de recherche 2

Accord-Cadre CNRS / Ministère de la Culture (DGCA-MRT)




LOCUS SONUS http://locusonus.org/
Post-diplôme 3ème Cycle audio in art,
École Supérieure d’Art d’Aix-en- Provence, École Nationale Supérieure d’Art de Nice Villa Arson

LAMES http://www.mmsh.univ-aix.fr/lames/
Laboratoire Méditerranéen de Sociologie, Unité Mixte de recherche
6127, Maison Méditerranéenne des Sciences Humaines MMSH,
Université de Provence



Rapport intermédiaire / Mid-Time Report

dossier pdf - 23 janvier 2006 - (Symposium #1)

Rapport de recherche / Research Report

dossier pdf - juin 2008 - rapport (Symposium #2 et #3)








Objet de la recherche

2007
audio extranautes
les nouvelles perspectives de l’espace acoustique dans ses prolongements via les réseaux électroniques (TIC)


Dossier de demande / Application

dossier pdf - janvier 2007 - présentation programme Audio Extranautes


AUDIO EXTRANAUTES (2007-2008)


L’objet principal de notre programme Audio Extranautes investit les questionnements relatifs à l’interaction des espaces physiques et numériques (Internet, web 2.0, téléphonie, etc.) dans des dimensions sociales locales et collectives, questionnements mis en expérimentation dans les pratiques artistiques numériques sonores actuelles. Audio Extranautes, nouvelles perspectives de l’espace acoustique via les réseaux électroniques (TIC) ouvre plusieurs axes de recherche menés conjointement par les deux laboratoires:

  • • manifestations dans l’espace physique des projets en réseau (extranautes, mondes virtuels) (nouvelles scénarités)
  • • signification de l’apparition des “flux” comme forme d’expression (streaming, podcast, myspace, etc.)
  • • impact des technologies mobiles sur l’expression artistique (téléphonie mobile, interfaces de performance wifi - STEIM, picoIP -)

    Les 3 axes de recherche mobilisés par les deux laboratoires se proposent d’ouvrir un champ d’attention et d’expérimentation autour de l’intrication et l’innervation des “espaces” vus comme différenciés (en réseau, physique et virtuel) du point de vue des pratiques sonores numériques et des étendues acoustiques et du point de vue de la sociologie. Ils se problématisent sur l’interrogation et l’instabilité de ce que l’on entend habituellement par “coupures” ou “frontières” entre le numérique et le physique, et de ce que l’on comprend par “temps réel” et par “différé” (ou fixe) au regard de l’expérimentation des flux.

    C’est l’exploration des espaces acoustiques qui est menée dans le cadre du laboratoire LOCUS SONUS ainsi que l’approche de nouvelles distinctions, voire de capacités, de l’instance “auteur” et de celle “auditeur”, au travers des développements conjoints, artistiques et industriels, des environnements en réseau.
    La notion d’extranaute est au cœur de ces problématiques. Il ne s’agit pas de prendre cette notion dans sa définition courante, mais de l’interroger dans un sens élargi, de l’individu naviguant et actant dans des va-et-vient entre le on-line et le off-line.

    Les laboratoires se mobilisent sur ces 3 axes en lançant des pistes d’expérimentation et de réalisations artistiques et des élucidations de problématiques:

    • • manifestations dans l’espace physique des projets en réseau (extranautes, mondes virtuels) (nouvelles scénarités)
      • - monde virtuel
        • (triangulations entre espace en réseau, espace virtuel et espace physique)
      • - extranautes
        • (on- et off-line, relève et relance des engagements réels et dans les réseaux, répliques, du virtuel au physique et vice- versa)
      • - nouvelles scénarités
        • (variations des assiettes spatiales, lieux et distances, parages, sillages, faire public)
    • • signification de l’apparition des “flux” comme forme d’expression (streaming, podcast, myspace, etc.)
      • - remote/local
        • (flux et streaming, réinterprétations dans l’espace local)
    • • impact des technologies mobiles sur l’expression artistique
        • (téléphonie mobile, interfaces de performance wifi - STEIM, picoIP -)
      • - mobilité
        • (extension du réseau dans l’espace portatif)


    Les questions posées partent de trois points qu’il s’agira de problématiser et d’expérimenter:

    • • Est-il possible de créer des liens triangulaires entre l'espace géographique entendu transporté (porté) par le réseau (projet streaming), l'espace virtuel, et la manifestation en local (installation) ?

    • • Est-ce que l'espace "Second Life" peut servir de zone-test pour certaines formes artistiques (ou bien être porteur de nouvelles formes artistiques), et revenir dans l'espace physique ?

    • • Quelles seront les conséquences (modification de perception de l'espace réel) générées par ces passages?










Objet de la recherche

2008
AUDIO URBAIN ET ÉTENDU
(une étude d’expérimentations artistiques basées sur l’espace sonore à multiples échelles)


Dossier de demande / Application

dossier pdf -février 2008 - présentation programme Audio Urbain et Étendu (Audio Connect)


En collaboration avec :
Le CRESSON Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain,
Jean-Paul Thibaud (CRESSON/CNRS)


AUDIO URBAIN ET ÉTENDU (2008-2009)


L’objet de recherche du laboratoire s’ouvre sur un champ d’investigation – le field spatialization – qui déploie une réflexion et des pratiques sur des registres prenant en compte une variété d’échelles : allant du streaming à l’acoustique, la téléphonie, la radiophonie, et aux espaces virtuels. En effet l’articulation et le déplacement entre ces objets s’effectuent dans le fil des travaux menés jusqu’à présent. Les problématiques qui s’ouvrent avec cette notion de field spatialization permettent de mieux interroger et discerner les dimensions impliquées dans les pratiques sonores d’espace et en réseau. Locus Sonus s'engage dans la construction de formes artistiques (installations et performances - dans un sens large -) et de dispositifs d’interactions de ces espaces sonores.

Field Spatialization : Terme que nous avons adopté qui combine la notion de field recording (enregistrement ambulatoire) (littéralement in the field : sur le terrain) avec la notion de spatialisation plus généralement liée à un dispositif fixe dans un espace intérieur. Une traduction littérale serait: spatialisation de terrain.

Les systèmes développés font appel aux interactions et aux flux entre espaces virtuels et espaces physiques en tant qu’architectures/paysages à explorer et en tant que situations « jouables » et interprétables, questionnant de nombreuses dimensions que nous engageons dans la recherche et dans les expérimentations : acoustiques, distances, publics, sociales, interfaces, dispositifs, etc. Les mises en place de ces systèmes proposent des modes de collaboration et des protocoles spécifiques, correspondant à la méthodologie du laboratoire. Celle-ci s’appuie sur un investissement des technologies et des dispositifs techniques, et sur des dialogues permanents avec les laboratoires associés (LAMES, CRESSON) pour dégager ensemble les objets communs à expérimenter.

En invitant le laboratoire CRESSON, Locus Sonus oriente ses axes de recherche vers des questions communes liées aux ambiances sonores : perception des ambiances, construction des ambiances, ambiances urbaines, pattern ambiant, ambiances publiques, etc.
Il s'agit d'élargir la réflexion autour de l'espace sonore en comparant les recherches de Locus Sonus et ses utilisations artistiques de l'audio en espace avec celles portées par le CRESSON (et plus particulièrement avec les recherches menées par Jean-Paul Thibaud), recherches qui se concentrent davantage sur la perception et la reception des données acoustiques. Un dialogue est ainsi proposé entre l'analyse, l'observation d'un ambiance sonore et l'existence d'un œuvre dans ou relative à cet espace.

Locus Sonus propose également d'introduire dans ce partenariat l'exploration des espaces sonores à différentes échelles allant du local au distant et du personnel mobile au virtuel partagé, en expérimentant différentes formes artistiques qui peuvent découler de ces télescopages. Voici quelques exemples déjà identifiés :

  • - field spatialization (diffusion sonore spatialisée dans l'espace public et au-delà),
  • - interfaces mobiles pour la performance ou happening (renouvellement du terme et du genre),
  • - installation sonore dans l'espace virtuel (nouvelles approches de l’installation),
  • - œuvres streamées (dispositifs et média variables, etc.)


Il s'agit également de développer les outils techniques en adéquation avec ces projets :

  • - 1/ hardware - Informatique embarquée (embedded), systèmes de captation et de diffusion.
  • - 2/ software - système d'exploitation (Linux) dédié aux projets, patches et systèmes développés en fonction de chaque projet artistique et mis à disposition des Écoles d'Art par la suite.œuvres streamées


Le LAMES poursuit à travers ce projet ses recherches sur les « nouvelles scénarités » entrant dans un dialogue, permanent avec les processus de création proposés par Locus Sonus. Il s'agit de porter un regard sur la manière dont les projets artistiques sont établis et constitués, ainsi que de proposer un retour permanent vis-à-vis de l'utilisation et de la fréquentation par le(s) public(s) de ces œuvres ou actions.
Un autre aspect théorique propose de poursuivre la réflexion menée par Jean Cristofol sur l'importance croissante de la notion de flux dans la création contemporaine :
« Flux, Stock et fuites », communication de Jean Cristofol lors du symposium Audio Extranautes, déc. 2007.

Méthodologie

Le programme Audio Urbain et Étendu crée une dynamique de recherche assise sur la complémentarité des trois laboratoires: le CRESSON propose une expertise analytique sur l'espace acoustique urbain - en effet le site de La Défense est particulièrement riche dans la variété et la complexité des espaces acoustiques qui sont présents -, Locus Sonus propose des pratiques artistiques découlant en partie de ces observations, et le laboratoire LAMES participe à une analyse du déroulement de ces actions et leur impact social sur le site.

Le projet de recherche sur le site de La Défense peut donc être découpé en phases :

  • - 1/ L'étude du site du point du vue sonore réalisée en collaboration avec le groupe de recherche CRESSON (« ambiances »). Cette étude porte sur les phénomènes acoustiques du site liés aux particularités de l'espace architectural et urbanistique mais également sur les perceptions et les utilisations de ces espace acoustiques par la population locale (du point de vue sociologique) et finalement sur l'extension et la modification de ces espaces (personnels et acoustiques) par les technologies mobiles (collaboration étendue avec le Laboratoire Des Usages / CNRS Sophia Antipolis, Bernard Conein et Marc Relieu).

  • - 2/ Une série d'expérimentations artistiques dans la poursuite des travaux de recherche « audio extranautes ». Nos investigations ont ouvert l’approche, abordée cette année, de l'exploration des espaces sonores à différentes échelles allant du local au distant et du personnel mobile au virtuel partagé (les échelles du field spatialization), par l’expérimentation de différentes formes artistiques.

  • - 3/ Une étude sur ces expérimentations (LAMES « nouvelles scénarités »). Suite aux études menées ces deux dernières années avec Locus Sonus, sur l’observation des engagements du ou des publics et de ses incorporations dans les différents dispositifs/œuvres élaborés par le laboratoire artistique, le LAMES poursuit et développe sa recherche sur les dimensions sociologiques impliquées dans les propositions de constructions qui seront ici à l’échelle de l’espace public dans une continuité des environnements numériques et en réseau.


Il est prévu que ces différentes phases se complètent, s'alternent et se superposent.

CRESSON (Jean-Paul Thibaud
Jean-Paul Thibaud investit ses recherches sur la constitution d’une grammaire générative des ambiances urbaines : Qu'en est-il des variations et des permanences sensibles d'un espace public ? L'objectif est de rendre compte de la manière dont une ambiance urbaine s'installe en mettant l'accent sur le rôle des conduites sociales et des manières d'être ensemble.

LAMES (Samuel Bordreuil, Clémentine Maillol)
L’originalité de ce programme de recherche en art tient à ce que s’y mènent de concert, autour des installations de LS, explorations artistiques et investigations sociologiques. Cette collaboration fait tout d’abord fond sur le relevé de proximités dans les problématiques, aussi bien artistiques que sociologiques, qui donnent sens et enjeux aux efforts et avancées des uns et des autres. Nous avons déjà eu l’occasion d’indiquer deux points en particulier sur lesquels ces problématiques gagnent à dialoguer et à être mises en écho.

  • -- Elles explorent un objet commun, celui des NTIC, et des possibles aussi bien esthétiques que relationnels dont ils sont porteurs.
    La série progressive des installations de Locus Sonus explore de fait, pragmatiquement et de proche en proche, certains des possibles dont sont porteuses ces « nouvelles lutheries numériques », et ces explorations se font en échange soutenu – et notamment lors de 2 symposiums organisés à l’automne 2007 à Aix et à l’automne 2008 à Nice – avec une génération d’artistes numériques attentifs à défricher ce même « chantier ». Le laboratoire sociologique associé, le LAMES travaille ce même objet mais dans des registres plus ouverts, aussi bien économiques (par exemple les télés coopérations) que politiques (autour par exemple de la thématique de l’e-démocratie), que culturels et relationnels.
    Le « crédo » que partagent artistes et sociologues, et qui « motive » la collaboration est celui d’un éclairage réciproque dans lequel « l’intelligence des pratiques artistiques numériques» à la fois bénéficie de sa mise en rapport avec d’autres engagements numériques, et à la fois enrichit l’analyse de ces autres engagements.

  • -- Un deuxième objet travaillé de concert, et qui concerne plus particulièrement le programme ici proposé, porte sur les aires de circulation et de déploiement des propositions et engagements artistiques et sur ce que l’usage de ces nouvelles lutheries numériques révèle des nouvelles complexions d’espace – virtuels, réels – dans lesquelles nous évoluons. La thématique de départ de Locus Sonus, « audio en réseau/ audio en espace » indiquait et indique toujours ce centrage du projet sur des questions d’espace et le choix du streaming engage en effet fortement la recherche de ce coté-là.







               










APPELS À PROJETS DE RECHERCHE - CRÉDITS-RECHERCHE



Depuis 2001
ex-DAP - DÉLÉGATION AUX ARTS PLASTIQUES
PÔLE RECHERCHE - DGCA - Direction générale de la création artistique
MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION



Téléchargez le dossier Recherche publié dans la revue Culture & Recherche en 2006


Qu'est-ce que les crédits-recherche ?

Dans le cadre de sa politique de soutien à la recherche, la Délégation aux arts plastiques a, depuis la création de son conseil scientifique de la recherche et des études en 2001, soutenu trente-quatre projets de recherche en arts plastiques (chiffre 2010).

Les projets élus bénéficient d'un financement d'un maximum de trois années non renouvelables correspondant à une aide incitative à la création et la structuration de programmes de recherches. Le soutien correspond à un contrat de recherche qui est suivi et examiné par un conseil scientifique de la recherche et des études (DAP) Composé de personnalités appartenant aux milieux scientifique et artistique (historien d’art, critique d’art, artiste, informaticien, sociologue, enseignant en arts plastiques…), et qui est soumis à la remise de rapports intermédiaires permettant l'évaluation par ce même conseil et l'examen de la continuité du financement.

La politique de recherche soutenue par la Délégation aux arts plastiques a pour finalité de :
  • contribuer à l'apport de connaissances dans le domaine de l'art contemporain, sur la création et sur son environnement ;
  • favoriser la constitution d'équipes de recherche en art contemporain et, notamment, des équipes associant les écoles supérieures d'art à d'autres établissements d'enseignement supérieur et de recherche ;
  • fournir des éléments de réflexion et d'orientation pour la politique conduite par la Délégation aux arts plastiques, notamment grâce à la constitution de connaissances qui lui sont nécessaires pour remplir ses missions auprès des artistes, des professionnels de l’art contemporain, du public, et des institutions dont elle a la tutelle ou la cotutelle, comme les écoles supérieures d’art, les centres d’art, les fonds régionaux d’art contemporain, ou les manufactures.


L’objectif de cet appel à projets est :
  • d'explorer des formes et méthodes de recherche fondées sur la pratique plastique et la production d'oeuvres, considérant notamment les rapports singuliers qu'entretiennent pratique et théorie dans l'art contemporain ;
  • de soutenir les projets articulant enseignement, transmission, création et recherche ;
  • d'encourager la structuration des équipes de recherche dans les écoles supérieures d'art et la constitution d'équipes associant les écoles supérieures d'art à l'université, à d'autres établissements d'enseignement supérieur et de recherche, aux centres d'art, FRAC et musées.


En terme d’objectifs, la Délégation se fixe de faire paraître un appel à projets de recherche annuel et thématique afin de :
  • a) soutenir des projets de recherche proposés par les écoles supérieures d'art ;
  • b) de sélectionner des équipes sur des problématiques renouvellées chaque année. Ainsi dix thématiques ont été programmées en direction de la communauté scientifique lors de ces six dernières années :
    • l’évolution de la présentation de l’art contemporain depuis l’apparition des nouvelles technologies,
    • les formes et les pratiques émergentes,
    • la sensibilisation à l’art et l’éducation artistique,
    • l’art et la ville,
    • réflexion sur les critères d’évaluation des pratiques plastiques,
    • les politiques territoriales et les processus de décision,
    • la conservation de l’art contemporain,
    • la critique d’art aujourd’hui,
    • art et techniques,
    • pratiques ou usages des objets : un dilemme de la création industrielle.


Les critères de sélection sont les suivants :
  • la définition de la problématique et les objectifs proposés ;
  • l'originalité de la démarche ;
  • la méthodologie ;
  • la faisabilité du projet et le réalisme du calendrier de travail prévu ;
  • la disponibilité des compétences mobilisées et les expériences nécessaires à la mise en œuvre des investigations ;
  • les moyens humains et budgétaires prévus ;
  • la valorisation des résultats;
  • l'appréciation d'ensemble.



LIens :
http://www.culture.gouv.fr/culture/dap/dap/html/recherche.html
http://www.culture.gouv.fr/culture/dap/dap/html/rech_resultats.html
http://www.culture.gouv.fr/culture/dap/dap/html/appelprojet.htm (2011)
http://www.culture.gouv.fr/culture/dap/dap/pdf/appel-projets-recherche-2011.doc
http://www.culture.fr/fr/sections/une/articles/selection-projets (2011)