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1921 __ The first radio-concerts in France
Comment : On the 26th November, 1921, the first French public radio broadcast was made. In the premises of the new and powerful radio station of SAINTE-ASSISE, near Melun, an opera singer, mademoiselle Yvonne Brothier, stood, surrounded by technical transmission equipment, and sang "la Marseillaise", la "Valse de Mireille" and an extract from "The Barber of Seville". Forty kilometers away, members of the Société Amicale des Ingénieurs Electriciens, gathered together for a banquet at the Hotel Lutetia in Paris, heard the singer's voice with "a great intensity and perfect clarity." Enthusiasm was not in short supply. The concert was heard on numerous radios, both French and foreign, within a radius of 1600 kilometers. The number of listeners was still very low, radio reception being limited to members of a "switched on" public. (Pierre Dessapt)Radio developed relatively slowly in France, compared with the United States. In 1922, when French stations first began broadcasting, there were already two hundred stations and over fifty thousand radios in the United States (src: Jeanneney). The first Paris radio broadcast in November 1921 was of Yvonne Brothier singing the "Marseillaise" (src: Sebbagh). Radio Tour Eiffel was one of the first stations to broadcast on a regular basis (src: Jeanneney). Owned initially by the army, its programs were limited to the weather, stock reports, and some "radio concerts". (Katharine Conley, "Robert Desnos, surrealism, and the marvelous in everyday life", University of Nebraska Press, 2003, p.95)Maurice Gouineau, who was engineer at the University of Toulouse and searcher at the Physics Lab of La Sorbonne Paris, realized on the 22th of December 1921 the first radio-concert in Europe (duplex broadcast between the Theater of Lille and La Tour Eiffel in Paris).
French comment : 2 Novembre 1921 : La Société Française de Radiophonie (SFR), société privée, transmet un concert depuis Sainte-Assise dans la région parisienne, près de Melun dans la Seine-et-Marne jusqu’à l’Hôtel Lutétia.Décembre 1921 : Dès la fin de 1921, des essais radioélectriques diffusent depuis la Tour Eiffel concerts et informations de service à l’attention d’un public d’amateurs. Dans les mois qui suivent, en 1922, la compagnie privée CSF lance à son tour un poste d’émission, Radiola. Très vite, des initiatives nombreuses font éclore des stations privées ou publiques. En 1928, la carte radiophonique est à peu près stabilisée : quinze stations se développent dans le giron de l’État, tandis que treize postes privés s’installent durablement. (Cécile Méadel, “Les radios publiques dans l’entre-deux-guerres”, In “L’Écho du Siècle - Dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France”, edited by Jean-Noël Jeanneney, Hachette Littératures, 1999, p.102)Le 27 novembre 1921, un chroniqueur parisien écrivait ces quelques lignes : « Hier soir, qui était un samedi, Mlle Yvonne Brothier, de l'Opéra-Comique, dînait chez des amis à Melun, quand elle s'aperçut que, le soir même, avait lieu à Paris un concert auquel elle avait promis son concours. L'heure tardive ne permettant pas de réparer cet oubli, Mlle Brothier s'est rendue à la station de téléphonie sans fil de Sainte-Assise et a pu, en chantant dans le cornet émetteur de ce poste, se faire entendre à l'heure promise à Paris ». C'est pour faire connaître du grand public (et la lancer commercialement) la transmission de la voix humaine (Téléphonie ou Radiophonie), que la Compagnie générale de TSF et sa filiale, la SFR, ont organisé le premier "concert en direct" radiodiffusé en France. Le 26 novembre 1921, deux cent cinquante savants et ingénieurs sont réunis dans les salons du Lutétia à Paris. C'est le point d'orgue des fêtes organisées par la Société des ingénieurs électriciens à l'occasion du centenaire des travaux d'Ampère. Le banquet est présidé par Paul Laffont, sous-secrétaire d'Etat aux PTT. Les convives n'ont pas remarqué des haut-parleurs, habilement masqués, tout autour de la salle, par la décoration florale. Au dessert, un jeune acteur, pensionnaire du Théatre Antoine, ancien élève d'une école d'électricité, se lève pour une annonce. Il s'appelle Charles Boyer et deviendra bientôt un des artistes les plus connus du cinéma mondial : " Messieurs, la fée Electricité est une personne éthérée qui ne saurait, malgré son désir, lever son verre à votre santé. Subtile, pour s'en excuser, elle vous ménage une surprise. De son dernier palais, le grand centre de télégraphie de Saint-Assise, des ondes vont s'envoler jusqu'à vous, et ces ondes, en votre honneur, en l'honneur de la science électrique française, vont vibrer, toutes modulées d'harmonie. Cette voix, messieurs, sera la voix de votre amie la fée, une voix qui vous dit à tous : merci de daigner m'écouter". A quarante kms de là, à Saint-Assise, la "salle des lampes" de la station Paris-Londres est en pleine effervescence. Les techniciens s'affairent autour d'un émetteur expérimental (1 kw de puissance) "grandes ondes sur 2400m. Yvonne Brothier, une des meilleures cantatrices françaises de l'époque, fait face à un un long micro en forme de cornet. Elle ne cache pas son trac : « J'étais un peu inquiète car les techniciens m'avaient recommandé de ne pas pousser de notes trop aigües; cela risquait, parait-il, de faire sauter les lampes...Alors, j'ai commencé presque en sourdine. Mais peut-on chanter la Marseillaise en sourdine? Je me suis dit qu'en des circonstances aussi exceptionnelles, le matériel français accomplirait, lui aussi des performances exceptionnelles. J'ai chanté de tout mon coeur, de toute mon âme et les lampes ont tenu ». Au Lutétia, le succès est complet. Les invités, debout pour la Marseillaise, écoutent avec ravissement l'air de Rosine du Barbier de Séville et la valse de Mireille au texte opportunément symbolique : ...Messagère fidèle, vers mon ami vole gaîment...parle-lui pour moi-même... "Ce petit fait, à la vérité, resta précisèment petit puisqu'un seul quotidien devait le relater avec trois jours de retard". Monsieur Bouillane, le responsable technique de l'expérience, n'y voyait d'ailleurs qu'une vulgarisation amusante et sans lendemain ! Pourtant Sainte-Assise continue à émettre à titre expérimental, très vite imitée par de nombreux petits constructeurs et, en quelques années, le "poste de radio" apparait dans la plupart des foyers français. Avec le recul du temps, Yvonne Brothier réalisera, avec fierté, que sa voix avait ouvert un nouveau chapitre de l'histoire de la communication... (Compiled from various sources)Le 26 novembre 1921 a lieu peut-on dire la première émission de RADIOPHONIE française. Dans les locaux de la très récente et puissante station de "SAINTE-ASSISE", près de Melun, une chanteuse de 1'opéra Comique, mademoiselle Yvonne Brothier, debout au milieu de tout l'appareillage d'émission, devant un microphone en forme de cône, interprète "la Marseillaise", la "Valse de Mireille" et un air du "Barbier de Séville". A quarante kilomètres de là, une assemblée réunie en banquet à l'Hôtel Lutétia à Paris par la Société Amicale des Ingénieurs Electriciens en l'honneur d'Ampère entend la voix de la chanteuse, "avec une grande intensité et une netteté parfaite". C'est l'enthousiasme ! Le concert est également capté par de nombreuses stations françaises et étrangères dans un rayon de 1.600 kilomètres. (Michel Simeon, “La Radio à Lyon - ses débuts, son histoire”, 1999)
Urls : http://pagesperso-orange.fr/arhfilariane.org/patrimoine/radio/naissance.htm (last visited )

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