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1884 __ Opera by Telephone at the Théâtre Royal de la Monnaie Brussels
French comment : “Il y a quelques mois, les fils du télégraphe de Bruxelles à Ostende ont été disposés pour que le roi et la reine des Belges puissent entendre, de leur chalet bâti au bord de la mer, les opéras exécutés sur la scène du théâtre royal de la Monnaie, à Bruxelles, et cela sans déranger en quoi que ce soit le service télégraphique. Le succès a été complet et, le 5 septembre 1884, on a pu entendre à Ostende le premier et dernier acte de Faust, et, le 7 septembre, tout l'opéra des Huguenots. En présence de pareils résultats, peut-être ne serait-il pas téméraire d'espérer que les visiteurs de l'Exposition universelle de 1889 pourront assister de Paris aux représentations du théâtre de la Monnaie, et que plus tard des auditions analogues pourront être organisées soit avec d'autres capitales, soit avec certaines villes de France, au fur et à mesure du développement du réseau téléphonique.". (Alexis Belloc)A Bruxelles, en septembre 1884, on installa une communication avec le châlet de la reine des Belges à Ostende et le théâtre royal de la Monnaie. La reine put ainsi entendre, à une distance de plus de 250 kilomètres, “Guillaume Tell”, et le lendemain, la répétition générale du “Barbier de Séville”. Après la mort du roi d'Espagne, la cour de Bruxelles ayant pris le deuil, la reine ne paraissait plus au théâtre. On établit une ligne téléphonique, avec les appareils nécessaires; entre le théâtre de la Monnaie et le château de Laëken, où résidait la reine de sorte que la royale Majesté put assister, de loin, aux représentations de l'Opéra. Il paraît même qu'elle se plaisait à écouter les répétitions. Un journal de Bruxelles a raconté, à ce propos, une anecdote curieuse. La reine suivait, un jour, par l'appareil téléphonique, la répétition de l'opéra des “Templiers”. Tout à coup, elle eut un tel mouvement de brusque surprise, que le téléphone lui tomba des mains. C'est qu'elle venait d'entendre le chef d'orchestre, dans un moment d'impatience contre les chœurs, lancer le nom du Très-Haut d'une manière qui n'avait rien d'édifiant. Depuis ce jour, les répétitions au théâtre de la Monnaie furent conduites, dit-on, de la façon la plus correcte. En septembre 1884, on put entendre, de la gare d'Anvers, la musique du Vauxhall de Bruxelles. Non seulement les morceaux d'ensemble étaient perçus avec la plus grande netteté, mais le solo de violon, exécuté par M. Hermann, sur la “Méditation” de Gounod, put être entendu à Anvers sans qu'aucun détail de l'exécution échappât aux auditeurs. Et chose extraordinaire, on faisait, à ce moment même, des expériences de transmission simultanée par le téléphone et le télégraphe, par le système Van Rysselberghe de sorte que, tandis qu'on entendait à Anvers la musique de Bruxelles par le fil du téléphone, ce même fil remplissait son service ordinaire et continuait à envoyer des dépêches télégraphiques. (Louis Figuier)
Source : Belloc, Alexis (1888), “La télégraphie historique depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours”, Firmin-Didot, Paris, 1888, pp.290-291.
Source : Source: Figuier, Louis (1867-1891), "Supplément au Télégraphe Électrique", In "Les Merveilles de la Sciences ou Description des Inventions Scientifiques depuis 1870 - Supplément", Paris: Jouvet et Cie (Eds), pp. 523-603.
Urls : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24678x.image.f527 (last visited )

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