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1882 __ L’utilisation des miroirs d’appartement comme microphones
French comment : Il est [...] une foule de résultats téléphoniques qu'on découvre tous les jours et qui, étant bien compris, pourraient donner lieu à quelques progrès dans la science téléphonique. Ainsi, M. Chabirand [Chabirant] nous écrit que l'on pourrait employer avec avantage, comme organes microphoniques, les grandes glaces d'appartement. Il suffirait d'installer sous la boiserie du cadre et sur le bord de la glace, de petits contacts de charbon pour résoudre le problème. Dans ces conditions, on pourrait entendre tout ce qui serait dit dans un salon ou une chambre, et on pourrait rendre l'appartement plus discret, en adaptant sur le trajet des fils un interrupteur du circuit qui empêcherait toute correspondance quand la cheville de l'interrupteur serait retirée. Il est certain qu'on ne peut prévoir jusqu'où ira la possibilité de la transmission téléphonique des sons, et de plus en plus on arrive à se demander comment un système télégraphique si simple n'a pas été découvert plus tôt, puisque tant d'éléments simples concourent à le produire. (Th. Du Moncel, "Nouveaux Appareils Téléphoniques", 2° article, In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 7, n°26-52, 1882, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 2 décembre, No. 48, pp. 527-529).
Original excerpt : « J'ai installé un microphone sur une glace de 5 à 6 millimètres d'épaisseur, les charbons fixes étant fortement serrés sur le verre par des vis à écrou. Ce microphone, placé sur une table au milieu d'un appartement, transmettait très bien toutes les paroles qui étaient prononcées à plusieurs mètres de distance. Je me demandai s'il ne serait pas possible de faire parler la glace d'un appartement en établissant des contacts de charbon sur le bord de la glace et en noyant le tout dans la boiserie du cadre. Je recouvris alors d'un coussin la partie de la glace qui portait le microphone et je laissai le reste à découvert ; je reconnus qu'aucune modification appréciable ne s'était produite dans la transmission du son. Poussant alors plus loin mon expérience, je posai un second coussion sur la partie de la glace restée à découvert et je fis placer un matelas sur le tout. Dans ces conditions, toutes les paroles prononcées dans l'appartement s'entendaient encore très distinctement à un téléphone placé dans un cabinet qui se trouvait à 150 mètres de distance. Il est bien évident que dans cette expérience il n'y avait plus ni plaque vibrante ni diaphragme influencé directement par les sons émis dans le voisinage : il fallait que les vibrations se transmissent au microphone, par l'intermédiaire du parquet et des pieds de la table sur laquelle reposaient les têtes de vis qui assujettissaient les charbons fixes.Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 8, n°1-17, 1883, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 27 janvier, No. 4, p. 121). »
Urls : http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.7/534/100/667/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.7/508/100/667/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/76/100/572/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.8/125/100/572/0/0 (last visited )

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